Sélection Romans, Récits, Nouvelles

  • Un voyage aux confins des terres iroquoises, une quête de soi et de l'Homme.Hiver 1663. Armand, marquis de Canilhac, est prêt à tout pour retrouver le saphir entrevu au cou de cette jeune Amérindienne, croisée dans un salon parisien. Il a reconnu la pierre que portait son frère Loup. Loup, trahi par Armand vingt ans plus tôt, condamné aux galères, et que tout le monde croit mort.
    Hanté par son passé, le marquis embarque avec son fidèle Valère pour la Nouvelle-France. Le vent gonfle les voiles, et les images du Gévaudan natal ressurgissent : Loup, enfant trouvé, adopté... Loup, trop beau, trop brave, trop vivant.
    Entre la France et l'Iroquoisie barbare se tisse le destin d'un homme hors du commun, dont le portrait se précise lentement, et dont l'ombre plane, de plus en plus palpable, sur ceux qui le cherchent.
    Et si Loup avait trouvé un destin à sa mesure au pays des Sauvages ?
    Enquête à l'échelle d'un continent, grande histoire d'amour fraternel, peinture d'un Nouveau Monde en ébullition, Loup et les hommes nous emporte sur les traces d'Alexandre Dumas et de Jack London. Emmanuelle Pirotte convoque les classiques du roman d'aventures pour plonger au fond des âmes et fait surgir, au milieu des paysages grandioses, sa vision des hommes.

  • Dans un Paris dévasté par une catastrophe (accident nucléaire, cataclysme naturel, guerre de religion??), un groupe de jeunes gens arpentent les rues, tentent de survivre en mangeant ce qu'ils trouvent, chantent des airs de John Holiways et fuient la violence de leurs ennemis en cherchant un ailleurs. Car ce monde en lambeaux, il s'agit malgré tout de l'habiter, de s'y vêtir et d'y trouver des raisons d'espérer. Comment tenir?? Comment trouver en soi de quoi réjouir la vie quand tout a sombré?? Ce sont les questions que se posent, avec humour et cruauté, les protagonistes de cette aventure.

  • Dans un pays dont on ignore le nom, où se succèdent des dictateurs qui tentent de le moderniser, une soeur et son frère jumeau vivent à la ferme de leurs parents, au milieu des plaines. Marcio travaille aux champs avec le père, un homme violent, tandis que Léonora s'occupe de la maison avec sa mère. Ils ont douze ans à peine et leur complicité semble totale, leurs jeux interdits irrépressibles. Mais un soir, alors que leurs corps se rapprochent doucement dans le fenil, le père surgit et voit se confirmer ce qu'il a toujours suspecté. Tandis qu'un nouveau coup d'État vient de se produire, les parents décident de séparer les jumeaux. Commence alors un combat long et incertain, celui de la réinvention de soi et de la quête obstinée de liberté. Véritable hymne à la désobéissance, Pense aux pierres sous tes pas est également un cri d'espoir. Et d'amour fou.

  • Rome, 2014, fin de l'été. Alors qu'il lisait sur sa terrasse ensoleillée, le coeur de Giangiacomo - dit Gigi - s'est arrêté. Une mort rapide, sans douleur, comme il l'avait toujours souhaitée, se souvient sa fille Elvira, appelée en urgence.
    Quelques jours plus tard, la jeune femme tombe sur un manuscrit inachevé. Elle pense à la trame d'un film - Gigi était cinéaste -, mais découvre l'histoire d'amour que son père vivait depuis plus de quatre ans avec une journaliste belge, Clara. Le récit de Gigi correspond à sa partie d'un livre qu'ils avaient décidé d'écrire ensemble. Il la lui enverrait une fois terminée. Puis elle y répondrait.
    Depuis sa rencontre avec Clara, venue à Rome l'interviewer à l'occasion de la sortie de son film sur Gramsci, Gigi connaît une nouvelle jeunesse. Ses pages évoquent le surgissement inattendu de leur mature love, une expression devenue entre eux un code pour se joindre et qui désigne cet amour à l'âge mûr que tous deux vivent de façon parallèle. Clara est mariée, elle aussi, et mère de deux garçons. Le bonheur des retrouvailles, l'abandon des corps, les rires, les films vus et revus ensemble : telle est la matière précieuse de leur complicité. Clara et Gigi parlent beaucoup : il aime la faire rire avec d'invraisemblables anecdotes, elle veut tout savoir de son passé. La politique et la révolution sont au coeur du travail de Gigi, hanté par la mort de son père, tué en 1945 dans les rangs des partigiani.
    Clara écrira à son tour sa version de l'histoire. Les souvenirs des jours lumineux sur la Méditerranée, des désaccords aussi - ne considérait-elle pas le militantisme de Gigi comme un combat d'arrière-garde ? - la plongent dans un flot d'émotions. Elle entame alors un « journal d'absence » dans lequel elle s'adresse d'abord à Gigi puis, peu à peu, à Elvira. À la jeune fille au seuil de sa vie sentimentale, elle confie, avec pudeur et tendresse, la plénitude de cet amour caché qui coexistait si bien avec sa vie - pourtant heureuse - au grand jour.
    Pure bliss, gioia, joie, avait coutume de répéter Gigi. Une joie devenue le motif musical de cette attachante partition à quatre mains.

  • Projet photo/graphique littéral et littéraire, Bruxelles à contrejour propose une visite qui n'a rien de touristique au coeur d'une capitale de coeur. Chaque nouvelle, bien réelle, nourrie par le cliché photographique, évoque au détour d'une allusion fugace l'intervention de quelque fée, lutin, farfadet, ange, démon : des êtres surnaturels qui n'existent pas mais auxquels on croit, parfois, au détour d'un instantané au coeur de la cité. Les images et les mots explorent ces formes toutes singulières d'errances qui tracent leurs sillons dans la foule capitale.
    Catherine Deschepper enseigne la didactique du français aux futurs instituteurs. Elle a publié un premier recueil de nouvelles, Un kiwi dans le cendrier aux Éditions Quadrature (2015), recueil qui a obtenu le prix Franz de Wever 2015 de l'Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique. Martine Henry manie l'image comme on manie le langage verbal. Elle se définit comme une «photographe de l'instant». Le temps est comme une parenthèse, suspendu, figé par le cliché qui laisse une trace immuable de ce qui s'est passé à un moment précis.

  • "Le premier qui m'interpelle je l'aimerai pour toujours, et il devra m'aimer en retour, sinon je le tue."
    Cette histoire commence par un pari, celui que s'est lancé Cléophée, vingt-huit ans. Son défi lui fera croiser le mystérieux Ferdinand... Cédera-t-il à son charme vénéneux ? Iront-ils jusqu'au bout de la folie ? Où les emmènera ce duel au soleil ?
    Entre Paris, Nice et l'Italie, une fugue cinématographique et passionnée comme une chanson d'été.

  • En 1919, dans les pays Baltes ravagés par la guerre, la révolution et le désespoir, trois jeunes gens, Éric, Conrad et Sophie, jouent au jeu dangereux de l'amour. Attirance, rejet, faux-semblants, conflits, mensonges et érotisme les pousseront aux confins de la folie.

    Marguerite Yourcenar renouvelle le thème du triangle amoureux dans cette somptueuse et tragique histoire d'amour.

  • - 58%

    À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme... Une belle journée de sortie des classes qui vire au cauchemar.
    Une enfant de cinq ans a disparu.
    Que s'est-il passé dans la forêt ?
    À cinq ans, on est innocent, dans tous les sens du terme.
    Pourtant, ne dit-on pas qu'une figure d'ange peut cacher un coeur de démon ?

  • Du vent

    Xavier Hanotte

    Et si la littérature était davantage que du vent ?
    Dans une ville portuaire, le lieutenant Bénédicte Gardier vient prendre ses nouvelles fonctions au
    sein d'un important dépôt stratégique. Tandis qu'elle gagne son hôtel, comment se douterait-elle
    des ennuis qui l'attendent ?
    Dans le port sicilien de Lilybée, le triumvir Lépide débarque avec ses légions. Il vient prêter main forte à son collègue Octave, dont l'ambition démesurée commence à l'inquiéter. Pourquoi ne prendrait-il pas enfin la part de pouvoir qui lui revient ?
    Entre ces deux débuts d'histoires, quel lien ?
    Leur auteur ! Le romancier Jérôme Walque s'est lancé dans une double entreprise de narration.
    Seulement voilà... La littérature serait-elle davantage que du vent ? Quand les récits se mettent à déborder sur la réalité et que de mystérieux personnages, éditeurs ou policiers, s'en mêlent, Jérôme commence à douter.


  • Au lendemain de son mariage avec l'innénarable Valéria, Freddo se retrouve seul et désemparé. Ça lui pèse tellement qu'il décide d'aller chez les flics: « Bonjour pardon de vous déranger mais ma femme a disparu le jour de notre mariage. ». Avec l'aide de l'inspectrice Karolien, il tente de résoudre cette inquiétante disparition. Or L'enquête, plutôt que d'avancer ou même de piétiner, recule au contraire jusqu'à prendre des dimensions cosmiques.


    Antoine Boute travaille à faire se chevaucher littérature, philosophie, performance et expériences sonores, notamment en écrivant des livres, en réalisant des performances, en donnant cours ou en organisant des événements.


  • Un "road-movie" hilarant à la sauce mésolithique !

    S'il avait eu accès à internet, utilisé des préservatifs ou regardé des séries TV, Galère aurait été un humain ordinaire et rien n'aurait justifié qu'il devienne le héros de ce roman. Mais Galère est un personnage majeur de la Préhistoire qui invente la pédagogie active, la décoration intérieure, la gestion de groupe et découvre le sentiment amoureux dans une période où la perpétuation de l'espèce est le moteur d'une sexualité joyeusement débridée.
    Eva Kavian anime des ateliers de création littéraire, publie des romans adulte et jeunesse, poèmes, nouvelles, essais pour lesquels elle a été primée à de multiples reprises.

  • Il est ici question de l'endroit où l'on vit. La maison, l'appartement ; le toit que l'on a, ou que l'on n'a pas. Notre habitation parle de nous, de notre mode de vie, de nos choix ou de nos renoncements, de nos envies.
    En Bretagne, des parpaings avec vue sur mer. À Madison, des bardeaux de bois. En Provence, de la pierre éclaboussée de soleil. À Paris, du béton... avec terrasse.
    Mais les murs protègent d'autres trésors que le plancher de chêne et le bruit de la pendule du salon : un bourdonnement de vie, l'ambigüité, le ridicule, la fragilité de ses habitants.

  • Assis sur le toit d'un gratte-ciel de Bruxelles, Mathias, un laveur de vitre débonnaire, est songeur.

    Il réfléchit au travail d'intérêt général que la justice lui a imposé : vendre des gadgets pour une association humanitaire ! Surgit un homme paniqué.
    Mathias n'imagine pas à quel point les minutes qui vont suivre bouleverseront sa vie. Un impitoyable engrenage vient de s'enclencher...
    Est-ce forcément mal de ne pas faire le bien ? En tentant de répondre à cette interrogation existentielle, le héros de Frédéric Ernotte va vivre une aventure pour le moins hors du commun.


    Un roman délicieusement surprenant, bigrement mouvementé. Émotion, humour et suspense garantis.

    " Un très, très bon roman qui pose de vraies questions. C'est jouissif. Un auteur belge à suivre : humour, décalage, second degré... Sautez sur ce livre ! " Michel Dufranne, Le 6-8 RTBF.
    " Un roman qui se démarque réellement, par son style, par son contenu et surtout par tout ce qu'il promet comme débats d'idées. " L'Avenir.
    " Un vrai et bon divertissement, plein à ras bord de bons mots et de surprises... Ne sautez pas ! ou comment prendre de la hauteur sans tomber dans les clichés. " Blog Émotions.
    " Ce n'est pas un polar mais ça se lit comme un polar. C'est passionnant, inattendu, amusant, positif et réconfortant. " Ma fabrique de polars.


  • Dans un monde à la dérive, une femme en fuite, une fillette murée dans le silence, et une ancienne demeure habitée d'un secret.

    Bruxelles, dans un avenir proche. Ebola III a plongé l'Europe dans le chaos : hôpitaux débordés, électricité rationnée, fanatismes exacerbés. Roxanne survit grâce au trafic de médicaments et pense à suivre le mouvement général : s'ôter joyeusement la vie. Mais son ex-mari succombe au virus, lui laissant Stella, une fillette étrange dont elle ne s'est jamais occupée. Quand une bande de pillards assassine sa voisine, Roxanne part pour un hameau oublié, où l'attend une ancienne maison de famille. La mère et la fille pourront-elles s'adapter à ce mode de vie ancestral et à cette existence de recluses ?
    Entre dystopie et conte fantastique, De profundis est un roman hors normes. Une plongée en enfer, doublée d'une fabuleuse histoire d'amour.
    Lauréate du prix Edmée de La Rochefoucauld 2016.



  • " Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. "


    " Ce qui me laissait plantée là, je n'arrivais pas à l'exprimer. Pourtant, j'en comprenais confusément le sens. C'était quelque chose de l'ordre de l'adieu. Pas à la maison. Pas à Franck, non plus. Mais à notre amitié. [...]
    Je savais que nous ne nous retrouverions pas. Mais je restais fidèle. Pas à lui, mais à mon passé. À ce qui restait de lui en moi. Et, pendant toutes ces années, je n'ai pas voulu voir. Je n'ai pas voulu voir qu'il ne partait pas. Je n'ai pas voulu voir, alors qu'il évitait de me côtoyer, qu'il prenait place dans ma vie. Qu'il se glissait dans ma famille. Qu'il s'enroulait autour des miens. Qu'il occupait mes amis. Qu'il habitait mes engagements. Pour ne pas me quitter vraiment, il avait pris ma place. "
    C. H.

  • « L'art a une tendance naturelle à privilégier l'extraordinaire. »Amélie Nothomb

  • Grâce est plongée dans le coma. Alertés, ses proches se réunissent dans la ferme de l'ancienne maison familiale de Chavy, en Normandie. La nuit tombe, la neige fige toute chose. Chacun s'installe dans l'attente des nouvelles venues de l'hôpital. Dans ce temps indécis, intenable, Jivan, le frère adoptif de Grâce, Marina et Alexia, ses sœurs, se retrouvent livrés à eux-mêmes autant qu'ils se livrent les uns aux autres. Et lorsque, au terme de deux jours et de deux nuits, le sommeil de Grâce prendra fin, tous auront opéré à leur manière une traversée intérieure, faisant le bilan de leur vie, des liens qui les unissent comme aussi de tout ce qui les sépare.
    Suite attendue de Regarde la vague, Le Sommeil de Grâce reprend sur un mode intime et nocturne le fil des voix de la famille Fougeray.
    François Emmanuel vit en Belgique. Il est l'auteur d'une vingtaine de romans dont La Question humaine (Stock, 2000), Regarde la vague (Seuil, 2007), Jours de tremblement (Seuil, 2010) et Les Murmurantes (Seuil, 2013).

  • La descente aux enfers d'une âme fragile et solitaire
    Jacques aurait pu se sauver lui-même en sauvant Maud de la prostitution. Mais la main qu'il lui tendait était gantée de cruauté. Que lui reste-t-il désormais ? Quelques tirades alcoolisées de Gabin et Belmondo dans Un singe en hiver, le film culte de son père... Des souvenirs d'enfance et des chevauchées imaginaires à moto... Et puis, surtout, la nostalgie de tous ces corps enlacés, de tous ces soupirs échappés, singulière collection passionnément recueillie en des lieux qu'on appelle « de plaisir ».
    L'univers poétique de la nostalgie poussée à l'extrême
    EXTRAIT
    Des oeuvres d'art en mouvement. C'est ainsi que je les percevais. La patronne prononçait un prénom et, dans l'instant, une gracieuse silhouette franchissait la porte du salon aveugle où m'avait accueilli un divan cossu. Les filles captaient mon regard, l'une après l'autre, puis s'évaporaient. Faiblement éclairée, la pièce était peuplée de tableaux érotiques et de statuettes suggestives posées sur des guéridons. La plus proche était en bronze, m'avait-il semblé, mais le manque de lumière tuait toute certitude. Dans cet endroit, les métaux eux-mêmes gardaient une part de mystère.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    « Professeur de psychologie sociale à l'université, le narrateur enseigne tout le contraire de ce qu'il vit. Âme mélancolique, il se cloître dans l'univers suranné de ses parents. "La vie, finalement, n'était qu'une vaste entreprise de dépossession." Sa descente aux enfers semble sans rémission possible, jusqu'à un inattendu revirement final. » Michel Torrekens, Revue des Lettres belges
    A PROPOS DE L'AUTEUR
    Philippe Lambert vit à Liège. Journaliste scientifique, il collabore à des magazines et sites Internet belges, français et suisses. Il est l'auteur d'un essai intitulé Pilotes de Formule 1 - L'épreuve des hommes (Calmann-Lévy, 1993) et le coauteur d'ouvrages dans le domaine des sciences humaines. Le Collectionneur de soupirs est son premier roman.

  • Les contes du whisky

    Jean Ray

    Dans une taverne embrumée de Londres les buveurs de whisky racontent et se racontent. Terribles et drôles, drôles parce que terribles, Les Contes du whisky (1925) marquent l'entrée en littérature de Jean Ray, le ciseleur de cauchemars. Il sont enfin redonnés dans leur version intégrale et originale.
    Le " Site enchanteur " est une taverne bondée et enfumée des docks de Londres où gravitent d'étranges personnages, emportés par le whisky " au goût de sang et de larmes". Ils partagent un festin funeste de pitoyables et effroyables aventures d'errants de la mer. Au rythme des hallucinations et des fabulations, le whisky - feu purificateur - permet de dialoguer avec l'ombre et d'en finir avec l'éteignoir d'existences mornes et répétitives. Ici règne le principe de l'anamorphose : le regard sur les choses et sur soi en sort radicalement changé. Ce premier recueil de contes (1925) a signé l'entrée de Jean Ray en littérature. Il est ici rendu dans sa version originale et intégrale.

  • Dans la ville anglaise d'Ingersham, se promène un policier flegmatique. À son passage le non-dit et les ombres remontent à la surface. La ville est-elle soumise à l'indicible peur ou bien a-t-elle peur de l'indicible ? Redécouverte dans sa version originale et intégrale (1943) d'un chef d'oeuvre de Jean Ray.
    " Faux roman policier ", selon la critique des années 1940, voici bel et bien du vrai Jean Ray, où l'inquiétante étrangeté saisit le lecteur et où l'humour se charge du dénouement. Dans la ville d'Ingersham, plus british que nature, mais toujours un peu flamande, apparaît un certain Triggs, ancien constable. Et chacun de trembler de peurs inavouables : des choses tues et cachées seraient-elles révélées par ce paisible et mystérieux enquêteur ? Dans ce dialogue entre le " faux " et le " vrai ", difficile de savoir si cette cité est celle de l'indicible peur, ou celle de la peur de l'indicible...

  • 2022. Cela fait un an que la vie de Re¿ha a bascule¿. Un an que sa me¿re est morte dans un attentat contre sa fondation, Breathe, qui promeut un art contemporain et engage¿. Un an que son pe¿re, un scientifique de ge¿nie, ne quitte plus Star Island, l'i¿le familiale. Un an qu'Ai¿ki, son fre¿re jumeau, son complice de toujours, s'est mure¿ dans une indiffe¿rence qui la fait souffrir. Le jour de ce sinistre anniversaire, la famille est re¿unie sur l'i¿le: c'est le moment de lever les myste¿res, les tabous, les rancœurs que Re¿ha ressasse depuis un an. Au cœur de l'e¿nigme : Memorex, la multinationale pharmaceutique de son pe¿re, ainsi que ses expe¿rimentations sur la me¿moire. Des expe¿rimentations qui attisent les convoitises de personnages puissants et sans scrupules, pre¿ts a¿ tout pour accomplir leurs re¿ves les plus fous.


  • Qu'il s'agisse de participer à une course d'endurance, de mettre le point final à un roman, de retrouver les héros de son enfance, de parvenir au terme d'un repas affligeant, de refaire le voyage de noces de ses parents, de séduire Isabelle Adjani ou d'accompagner son meilleur ami au cimetière, la tâche s'avère à chaque fois difficile. Pourtant, les personnages de ces sept nouvelles sont décidés. Ils iront jusqu'au bout.

  • L'auteur de Michel Ouellebeurre - La tarte et le suppositoire (de Fallois) nous revient avec la parodie hilarante d'un autre monument de l'édition française contemporaine. L'un des romans phares de la rentrée littéraire 2015 se mue en une irrésistible "autofriction du nombril".
    "J'ai un nombril magnifique, scintillant, très profond, plein de creux et de bosses, fait de liés et de déliés comme l'écriture des enfants de jadis. Mon nombril c'est une sorte de labyrinthe, un jardin à la française, un kiosque à journaux, un abîme de beauté, un volcan éteint, un siphon d'évier, une fierté ancestrale, une bergerie à moutons, un clapier à lapin, un étable de cuisine, une astragale du pied, une allégorie de la taverne, mon père adorait mon nombril, depuis je fais rien qu'à me le regarder, je m'en lasse pas."

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