Benoît Peeters

  • Bien qu'issu d'un milieu aux convictions étroites, Georges Remi dit Hergé (1907-1983) est parvenu à donner naissance à une oeuvre ouverte et universelle. Pour Hergé, la bande dessinée ne fut jamais un art mineur. Il voulut tout faire entrer dans Les Aventures de Tintin : ses curiosités et ses angoisses, ses passions et ses rêves, sa sensibilité au siècle. Quelques semaines avant sa mort, il déclarait y avoir mis toute sa vie. Il y avait mis en tout cas la plus belle part de lui-même. Benoît Peeters, spécialiste de l'oeuvre d'Hergé qu'il connaît mieux que personne évoque dans ce texte passionnant, plein d'anecdotes révélées pour la première fois, l'itinéraire complexe de ce créateur et cet art de la bande dessinée qu'il a porté au plus haut.

  • Paul Valéry est bien autre chose que ce que la postérité a fait de lui.Derrière l'académicien aux éternelles moustaches se cache un penseur qui, toute sa vie, de silences en éclats, s'est débattu avec son désir de littérature. Derrière le disciple de Mallarmé, « nouveau Rimbaud » aux yeux du jeune André Breton, on découvre un prosateur à la langue superbe. Poète glorieux, écrivain mondain, c'est aussi un amant fragile et brûlant dans sa liaison tourmentée avec Catherine Pozzi ou ses passions pour Renée Vautier et Jeanne Loviton.Derrière le mythe, voici l'homme, pour qui « tenter de vivre » ne fut pas que la moitié d'un vers.Nourri d'archives et de correspondances inédites, Benoît Peeters nous livre le portrait empathique d'une des plus fascinantes figures d'écrivain qui ait jamais existé.

  • Et si le prodigieux succès de Tintin était dû à d'autres raisons que les circonstances anecdotiques ? Et si par delà son aspect rassurant cette oeuvre s'avérait d'une stupéfiante modernité ? Et si cet auteur populaire entre tous était encore à découvrir ? C'est à ces questions que Benoît Peeters répond dans cet ouvrage, qui propose ici une analyse plus approfondie des Aventures de Tintin en se concentrant sur un seul volume, l'un des sommets de la bande dessinée classique : Les Bijoux de la Castafiore.
    D'autres chapitres interrogeront les rapports du morceau analysé avec d'autres Aventures de Tintin ou avec des oeuvres proches, examinant par exemple les relations entre le cinéma et la bande dessinée, les mécanismes de l'imagination, les secrets de l'économie narrative. L'essai de Benoît Peeters est suivi d'un long entretien avec Hergé, l'un des plus passionnants qu'il ait jamais accordé.

  • Écrire la vie de Jacques Derrida (1930-2004), c'est raconter l'histoire d'un petit Juif d'Alger, exclu de l'école à douze ans, qui devint le philosophe français le plus traduit dans le monde, l'histoire d'un homme fragile et tourmenté qui, jusqu'au bout,

  • À l'apparente simplicité des héros de Hergé, qu'ils s'appellent Tintin, Jo et Zette ou Quick et Flupke, semble répondre celle de son auteur : lisse, presque absent, Georges Remi (1907- 1983) donne l'impression de vouloir disparaître derrière ses personnages. Mais si le Hergé public, celui des interviews, est parfois fatigant à force de candeur, l'homme privé est autrement plus complexe. Tourmenté, parfois dur, cet Hergé-là est passionnant. Hergé, fils de Tintin explore la personnalité de l'homme et l'artiste dans toutes ses nuances, avec toutes ses contradictions, fût-ce dans les temps délicats de la Seconde Guerre mondiale : comment il s'est arraché à ses certitudes initiales, à la gangue idéologique de son milieu, et comment il est finalement parvenu à donner naissance à une oeuvre unique, Les Aventures de Tintin, qui a enchanté plusieurs générations de lecteurs dans le monde. Ce livre en est la démonstration passionnante, les péripéties du jeune reporter constituent une autobiographie indirecte, une sorte de journal à travers lequel se donnent à lire tous les événements, publics ou privés, qui ont marqué Hergé. C'est pourquoi il n'est pas abusif de chercher à montrer comment c'est Tintin lui-même qui a enfanté son créateur.

  • Venu à Villers pour y conduire une enquête sur des crimes vieux de plus de cinquante ans, le narrateur se trouve entraîné, presque malgré lui, dans la plus angoissante des aventures. Plusieurs meurtres vont se produire coup sur coup dans cette ville où le temps semble s'être assoupi. D'abord simple spectateur, le narrateur se trouve soudain mêlé à cette affaire incompréhensible et dont l'étau, cependant, se resserre progressivement autour de lui.

    L'intrigue de La Bibliothèque de Villers se réfléchit, à la manière d'un miroir critique, dans le bref essai que constitue Tombeau d'Agatha Christie et qui s'emploie à démasquer les procédés familiers de l'auteur des Dix petits nègres.

    La Bibliothèque de Villers annonce par bien des traits la série Les Cités obscures, réalisée avec François Schuiten.

  • En août 2007, le projet d'écrire la biographie de Jacques Derrida s'est imposé à moi comme une évidence. J'avais eu la chance de le connaître un peu ; je n'avais jamais cessé de le lire.
    Pendant trois ans, j'ai consacré l'essentiel de mon temps à cette recherche, avec une constante passion. Je suis le premier à avoir pu explorer l'immense archive accumulée par Derrida tout au long de sa vie. J'ai retrouvé des milliers de lettres dispersées à travers le monde, rencontré plus de cent témoins, souvent bienveillants, quelquefois réticents. Derrida occupait ma vie, s'insinuant jusque dans mes rêves.
    Parallèlement, dans de minuscules carnets, j'ai consigné les étapes de cette quête de plus en plus obsessionnelle : les rendez-vous et les lectures, les découvertes et les fausses pistes, les réflexions et les doutes. Trois ans avec Derrida est le journal de cette aventure, en même temps qu'un éloge de ce genre souvent mal aimé qu'est la biographie.

    Couverture : Arnaud Février © Flammarion

  • Paul Valéry est bien autre chose que ce que la postérité a fait de lui.
    Derrière l'académicien aux éternelles moustaches se cache un penseur qui, toute sa vie, de silences en éclats, s'est débattu avec son désir de littérature. Derrière le disciple de Mallarmé, le poète glorieux et le contempteur du roman, voici un prosateur à la langue superbe, énergique et multiforme. Derrière l'écrivain mondain, c'est un homme désargenté, contraint, pour « faire bouillir la marmite », de servir un vieillard des décennies durant ou de monnayer ses propres manuscrits. Derrière le pur esprit, on découvre l'ami exigeant de Gide et de Louÿs, mais aussi un amant fragile et brûlant dans sa liaison tourmentée avec Catherine Pozzi ou ses passions pour Renée Vautier et Jeanne Loviton.
    Les funérailles nationales du 25 juillet 1945 furent celles d'un homme au destin tragique, pour qui « tenter de vivre » ne fut pas que la moitié d'un vers.
    Impénitent lecteur de Valéry, nourri d'archives et de correspondances inédites, Benoît Peeters nous livre le portrait empathique d'une des plus fascinantes figures d'écrivain qui ait jamais existé, et renouvelle avec brio la lecture de son oeuvre.

  • Urbicande. Une ville altière, majestueuse, conquérante. Ses lignes d'une pureté sans pareille font l'admiration de tous ; peut-être sa splendeur en fait-elle la ville des villes, dans l'univers des Cités Obscures.Pourtant, l'urbatecte Eugen Robick, l'un des grands artisans de ce rayonnement architectural, est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, véritable gouvernement d'Urbicande, lui refuse l'aménagement dans la cité d'un troisième pont qui, prétend Robick, rétablirait un équilibre urbain gravement menacé. C'est dans ce contexte de tension politique et émotionnelle qu'un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d'origine inconnue, faite d'un métal apparemment indestructible, et qui commence lentement à croître et proliférer...Plus de vingt ans après sa publication initiale, La Fièvre d'Urbicande n'a pas pris une ride. Un maître-album impressionnant de maîtrise, passionnant de bout en bout, et qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des épisodesmajeurs du cycle des Cités Obscures.

  • Les Cités obscures sont l'oeuvre culte de François Schuiten et Benoît Peeters. Nourries de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les villes qu'ils mettent en scène s'inscrivent dans un univers parallèle. Le premier Livre de cette intégrale, enrichi d'extraits du Guide des Cités et de nombreux inédits, permet de (re)visiter Xhystos, Samaris, Pâhry, Urbicande et Calvani, et de mesurer mieux encore la puissance et la cohérence du monde obscur.

  • Février 2156. Kârinh est née dans l'Arche, une colonie spatiale qui a coupé tout lien avec sa planète d'origine. La jeune femme a toujours rêvé de cette Terre qu'elle n'a jamais vue, et tout particulièrement de Paris. Elle a donc sans hésiter accepté de dirige seule le vaisseau y conduisant une quinzaine de corps en hibernation. Mais une fois à destination, Paris va lui réserver plus d'une surprise...
    Une postface richement illustrée, « Rêver Paris », vient compléter cette édition intégrale.

  • Dans ce troisième volume d'une « intégrale des Cités » où les albums sont intégrés dans une narration plus vaste, plusieurs suppléments rares ou inédits permettent aux lecteurs de découvrir les origines de deux personnages essentiels de l'univers obscur : Mary von Rathen, dite « l'enfant penchée », et Augustin Desombres. Née de la collaboration de François Schuiten et Benoît Peeters, la série Les Cités obscures est aujourd'hui une oeuvre culte. Bien que nourris de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les différents livres s'inscrivent dans un univers parallèle au nôtre, dont la cohérence s'est affirmée au fil des parutions. Trente-cinq ans après la publication des Murailles de Samaris dans (À Suivre), Schuiten et Peeters inaugurent une nouvelle lecture de leur série. Une intégrale prévue en 4 volumes.

  • Les Cités obscures sont l'oeuvre culte de François Schuiten et Benoît Peeters. Nourries de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les villes qu'ils mettent en scène s'inscrivent dans un univers parallèle.
    Ce deuxième Livre arpente la Tour, Armilia et Brüsel, fait découvrir les machines inventées par Axel Wappendorf et dévoile d'autres inédits, révélant encore un peu plus au voyageur issu de notre monde la richesse de l'univers obscur.

  • Née en 1982 de la collaboration de François Schuiten et Benoît Peeters, la série Les Cités obscures est aujourd'hui une oeuvre culte, avec 1,2 million d'exemplaires vendus en français et des traductions en une quinzaine de langues.
    S'ils se nourrissent de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les albums des Cités obscures s'inscrivent dans un univers parallèle au nôtre, dont la singularité s'est affirmée davantage à chaque nouveau tome.
    Trente-sept ans après les débuts de la série dans le journal (A suivre), cet ultime volume de la saga reprend les histoires les plus récentes : La Frontière invisible (2004), La Théorie du grain de sable (2008), Souvenirs de l'éternel présent (2009), ainsi que de nombreux compléments sur les personnages et le monde des Cités obscures...

  • Constant Abeels, fleuriste de profession, est un homme moderne. Il vient de choisir de se convertir à la fleur en plastique, ce nouveau matériau plein d'avenir. Une ouverture d'esprit qui lui permet, à la faveur d'une rencontre avec un chercheur connu, d'être présenté à tout ce que Brüsel compte d'esprits innovants : un bourgmestre audacieux, un entrepreneur de travaux publics visionnaire, des scientifiques entreprenants... Tous ont pour la ville des projets grandioses, qui pourraient faire d'elle la capitale des CITÉS OBSCURES. Mais au fait, la raison est elle soluble dans la modernité, et réciproquement ? Et peut-on affirmer que le ridicule a vraiment droit de cité ? Machines folles, savants saisis par le délire, urbanistes bons à enfermer... Avec cette histoire se moquant gentiment de la capitale qui l'a inspirée, Schuiten et Peeters signent le plus sarcastique et le plus drôle des épisodes des CITÉS OBSCURES.

  • Solitaire dans un titanesque édifice qui ne semble avoir ni commencement ni fin, Giovanni Battista est attaché à une tâche étrange : remettre en permanence en état, rafistoler cet immense bâtiment dont les voûtes, les arches et les montants semblent toujours à la limite de la rupture ou de l'effondrement. Il est l'un des mainteneurs de la Tour, et peut-être bien son Guetteur, aussi... Mais le métier part à vau-l'eau. L'Inspecteur tant attendu, après une si longue attente, ne s'est toujours pas montré. Et des trépidations suspectes commencent à se faire sentir dans les entrailles de la construction. Aussi Giovanni, un matin, laisse-t-il sa tâche de côté et entreprend-il une longue descente en direction de la Base, afin d'en référer aux instances supérieures... La Tour, dont voici la nouvelle édition, est le fabuleux récit de l'exploration d'un univers déliquescent, une fable épique aux dimensions d'un édifice-monde, une échappée fantastique pleine de paradoxes, de simulacres et de faux-semblants. Magnifique de maîtrise, d'invention, de poésie, voici assurément l'un des plus beaux fleurons de la passionnante saga des CITÉS OBSCURES.

  • Que se passe-t-il au juste à Samaris ? C'est pour le savoir que Franz, un envoyé de la ville de Xhystos, prend à son tour la très longue route qui mène à la cité. Mais sur place, le secret ne fait que s'épaissir. Toutes les tentatives de Franz pour appréhender et comprendre ce qui se noue exactement à Samaris restent vaines. Pourquoi ne voit-on jamais d'enfants dans les rues de la cité ? Pourquoi les passages et les lieux que Franz semblait connaître semblent-ils se volatiliser ? La ville (dont l'emblème est la drosera, une plante carnivore), plus insaisissable, plus sinueuse, plus complexe qu'elle ne paraît l'être de prime abord, s'ingénie à lui échapper, encore et toujours...

  • À l'Institut Central des Archives, sous-section des Mythes et Légendes, l'archiviste Isidore Louis s'attelle à une mission inédite : élaborer un rapport qui rendra compte de l'état des connaissances sur cette curieuse affaire connue sous le nom de « Cités Obscures ». S'agit-il d'une fiction, d'une superstition, d'un culte ? Comment se fait-il qu'on en trouve tant de traces dans les documents des archives ? Qui sont les nombreux sectateurs de cette étrange croyance en un univers alternatif ? Pourquoi le nom de ces villes de légende est-il si bizarrement gauchi ? Document après document, pièce après pièce, l'archiviste enquête, recoupe, documente, analyse. Mais, contre toute attente, se laisse bientôt attirer et séduire par ce singulier système de représentation du monde. Faux-semblants, jeux de miroir, mirages des apparences, vertige de la mise en abyme : sous la forme d'un bel album d'illustrations, et sans s'interdire un clin d'oeil au lecteur délibérément privé de ses repères, Schuiten et Peeters jonglent et s'amusent avec le monde qu'ils ont créé, en orfèvres inspirés. Un volume clé pour retrouver une vue d'ensemble de l'univers des Cités Obscures, dans toute sa baroque et foisonnante richesse.

  • Lors d'un séjour au parc d'attractions d'Alaxis, la jeune Mary Von Rathen est la victime d'un étrange phénomène : tout son corps s'incline à 45 degrés, comme si la pesanteur à laquelle elle est soumise venait d'un autre univers. Rejetée par les siens pour son altérité, Mary trouve refuge dans une troupe de phénomènes de foire, avant d'entrer en contact avec Wappendorf, un astronome dont l'équipe vient de déceler l'existence d'une planète occulte, si dense qu'elle pourrait être à l'origine de la physique aberrante affectant la jeune femme. Simultanément, dans un autre espace temps, le peintre Augustin Desombres est littéralement possédé par d'étranges motifs surgissant sous son pinceau, comme venus d'ailleurs...

  • À Mylos, le zeppelin a finalement appareillé. Direction le pôle, et la cité d'Armilia. Une expédition de la plus haute importance, comme le souligne le journal de bord de son plus jeune passager, un adolescent nommé Ferdinand Robur Hatteras. Il s'agit ni plus ni moins, grâce à la récitation d'une formule tenue secrète, de remettre en route la cité d'Armilia saisie par les glaces ? Armilia étant elle-même la clé de voûte, le mécanisme secret qui fait fonctionner les autres Cités Obscures. En chemin, Ferdinand et sa complice de hasard Hella, une passagère clandestine de son âge qui s'était dissimulée dans les entrailles du dirigeable, découvriront éblouis, depuis les hauteurs du ciel, les mille et une merveilles naturelles, humaines ou techniques qui font la magie de ce monde des confins... Conjuguant textes, illustrations et planches de bande dessinée, une équipée émue et envoûtante dans l'univers des Cités Obscures ? et un hommage admiratif à tous les récits de voyage, qui depuis toujours savent susciter l'évasion par l'imaginaire.

  • Dans la belle et élégante cité de Brentano, l'agent d'assurances Albert Chamisso, fraîchement marié, souffre de cauchemars récurrents et terriblement angoissants. Qui plus est, le voilà victime d'une très curieuse affection : son ombre pâlit et prend des couleurs, comme si, symétriquement, son propre corps était en train de gagner en transparence. Et d'ailleurs, n'est-ce pas au fond toute sa personne, tout son être qui manque singulièrement de substance? Impuissant à guérir les maux qui l'affectent, rongé par le doute et profondément perturbé par ces symptômes de plus en plus envahissants, Albert perd pied : sa jeune et jolie femme l'abandonne, ses employeurs le congédient. Il ne lui reste plus qu'à s'abandonner à la clochardisation qui guette... C'est dans ces circonstances troublées, abandonné de tous ou presque, que l'ex-agent d'assurances fait la connaissance d'une jeune artiste, Minna... Avec en toile de fond les paysages urbains fantastiques et démesurés qu'affectionnent Schuiten, Peeters et leurs très nombreux lecteurs, voici un chapitre des CITÉS OBSCURES qui plonge au coeur d'une histoire très humaine, tout en sensibilité et en émotions. Élégant, raffiné, aérien, à savourer sans modération.

  • Alors que Kârinh s'en était forgée une opinion idéalisée, sa découverte de la Ville Lumière se révèle vite décevante. Le centre historique de Paris a été enfermé sous un gigantesque dôme de verre. Vidée de ses habitants, la cité est devenue un musée pour touristes fortunés. Mais cet îlot en apparence sécurisé échappe peu à peu au contrôle de ses créateurs. Les illégaux qui peuplent les nombreux squats de la ville vivent de trafics, tandis que le dôme protecteur est menacé par des attaques extérieures de plus en plus violentes. Suite et fin du récit d'anticipation de Benoît Peeters et François Schuiten. Les deux auteurs livrent une réflexion pertinente sur le rôle et l'évolution de la ville, magnifiée par des planches en couleur directe particulièrement évocatrices.

  • Aimé, un enfant d'une dizaine d'années au crâne rasé, vit à Taxandria, une ville en ruines, emplie de colonnes corinthiennes et de grands palais déserts. Suite à un mystérieux cataclysme, les lois de "l'éternel présent" ont été promulguées à Taxandria : toute allusion au passé et au futur y a été interdite, toutes les machines ont été bannies. Aimé découvre un livre d'images qui relate ces terribles événements. Il est bouleversé par cette lecture et plus rien ne peut désormais l'arrêter. Parviendra-t-il à échapper à l'emprise sinistre du monde de l'éternel présent ? Un récit poignant où tous les thèmes chers à Schuiten et Peeters prennent une nouvelle dimension : critique de l'ordre établi, décadence de la société industrielle et jusqu'au cours du temps lui-même, complètement nié à Taxandria.

  • Le titre de l'album, L'Echo des Cités, est aussi celui du journal dont il retrace l'histoire, depuis son numéro un « historique » daté d'avril 719 jusqu'à sa fin, en passant par les années fastes et celles qui le furent moins... Le titre de l'album, L'Echo des Cités, est aussi celui du journal dont il retrace l'histoire, depuis son numéro un « historique » daté d'avril 719 jusqu'à sa fin, en passant par les années fastes et celles qui le furent moins...Raconter le parcours de ce mensuel imaginaire (qui, comme bien des journaux du XIXe siècle dont il s'inspire, adosse son iconographie à l'illustration), c'est évidemment, pour François Schuiten et Benoît Peeters, une manière de parcourir en toute liberté le monde des Cités Obscures, au gré des petits et grands événements relatés par le magazine. Place donc aux reportages, articles, enquêtes et indiscrétions de L'Echo des Cités, avec ses scoops, ses indignations, ses maladresses et ses nouvelles formules successives ? sans oublier évidemment la fantaisie et l'ironie discrète dont Schuiten et Peeters parsèment cet album en forme de clin d'oeil. Leur évocation s'achèvera, dernière pirouette, sur l'inéluctable disparition du journal, supplanté dans les goûts du public par une nouvelle génération de périodiques privilégiant... la photographie !

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