Hervé Hasquin

  • Il paraît qu'il est timide ! N'en croyez rien. Sa course d'obstacles suggère le contraire. Que de mouvements ! Une parfaite éducation catholique prédispose Hervé Hasquin à devenir laïque et franc-maçon. Penseur libre, il passe du socialisme au libéralisme.
    Pendant des décennies, il a traversé simultanément les mondes académique et politique. Plus de ressemblances que de dissemblances entre les deux. Le premier plus florentin. Le second plus violent en apparence. Oui, pour résister aux pressions, aux magouilles, aux coups bas des deux univers, il faut une colonne vertébrale. Pour rester droit aussi.
    Une leçon d'optimisme. Croire au progrès. Ne pas gémir sur le passé. Oser affronter résolument l'avenir.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Historien, chercheur FNRS et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'ULB à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique (2008-2017). Hervé Hasquin a été initié en Maçonnerie en janvier 1970.


  • Marie-Thérèse. Une épouse amoureuse de son mari ! Une mère attentive et envahissante d'une famille nombreuse. Catholique et bigote sans ostentation. Offusquée par l'irréligion et l'hérésie. Soucieuse de défendre ses droits souverains face au Vatican. Admirative d'un héritier, Joseph II, qu'elle chérissait mais dont l'impétuosité l'inquiétait. L'influence de ce dernier fut beaucoup plus importante qu'on ne l'a généralement reconnu. Un hommage à cette grande dame : l'Académie lui doit son existence.



    Historien, chercheur FNRS et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique
    (2008-2017). Hervé Hasquin a été initié en Maçonnerie en janvier 1970.

  • La découverte en 1990 de réseaux clandestins en Europe occidentale enflamma les spéculations et les fantasmes. Le « Gladio belge », à l'image de son homologue italien, était-il impliqué dans les actes de banditisme sauvage des années 80 ? Était-il vraiment chargé d'organiser dans le plus grand secret le départ de Belgique du gouvernement vers des lieux sûrs en cas d'occupation ? Avait-il participé à la « stratégie de la tension » pour favoriser l'instauration d'un régime autoritaire ? Avait-il partie liée à l'extrême droite ? L'après Gladio a accouché d'une méfiance quasi pathologique à l'égard des méthodes de renseignement. Le souci du politiquement correct, la peur d'être taxé de racisme, de xénophobie ou d'islamophobie ont bridé les capacités d'analyse et d'anticipation de nos services jusqu'il y a peu. Historien, chercheur et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à la fin de l'année 2007.

  • La Belgique démocratique et sécularisée est un État laïque, même si le mot n'appartient pas à son vocabulaire constitutionnel. Faut-il corriger cette carence ainsi que le suggèrent des laïques soucieux de redéfinir la place et le rôle de la religion dans la vie publique ? Mais cette superfluité n'est-elle pas contreproductive tant l'expression est polysémique et source de confusion ? N'y a-t-il pas d'autres urgences ?

  • L'islam dans sa perception et ses rapports avec la Franc-maçonnerie serait-il à ce point plus menaçant à l'égard de l'Ordre que ne l'a été le catholicisme jusqu'à un passé récent ? Dans le cas de l'islam, ce serait simplifier outrancièrement la réalité que d'isoler la religion du politique et des pouvoirs étatiques. Il serait trop réducteur d'aborder la problématique de la Franc-maçonnerie dans les régions du monde où la religion et la culture musulmanes se sont imposées, en faisant fi de la gouvernance politique des États. L'histoire de la maçonnerie dans ces pays a été rythmée par des bouleversements politiques nationaux et la création de l'État d'Israël. Il nous faudra distinguer deux moments : le temps des Colonies et celui des Indépendances. Avec une question qui interpelle de manière lancinante : et si après tout, la maçonnerie ne s'était révélée n'être qu'un produit d'exportation de l'Occident et de sa culture judéo-chrétienne ? Historien, chercheur au Fonds national de la recherche scientifique et docteur en Philosophie et Lettres, il enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à la fin de l'année 2007. Auteur de onze livres et de plus d'une centaine d'articles scientifiques, directeur de nombreux ouvrages collectifs, il fut aussi éditorialiste de presse écrite et animateur en télévision d'émissions de philosophie et de morale laïque.

  • La Belgique existe depuis 1830, mais a-t-elle jamais donné corps à une Nation ? Au XIXe siècle peut-être, et encore était-ce essentiellement le fait d'une bourgeoisie, d'une classe moyenne, dont la langue maternelle, ou de culture, ou d'ascension sociale était le français. En revanche, comment sous-estimer ou ignorer l'existence précoce d'une sensibilité flamande à fleur de peau, le Mouvement flamand ? Des questions se posent également à propos des francophones. Sont-ils vraiment les derniers « Belges » ? Y a-t-il des liens privilégiés entre Bruxelles et la Wallonie ? Quel est leur avenir ? Encore convient-il pour jauger correctement les enjeux de ne pas confondre nationalisme et patriotisme. La fabrication d'une identité belge a échoué. Que d'efforts pourtant ! À cet égard, la contribution des historiens et des hommes de lettres a été considérable. Ils volèrent souvent au secours de l'« entreprise Belgique » avec talent mais sans guère de succès. La question se pose évidemment du pourquoi... Déconstruire la Belgique pour mieux la comprendre et peut-être lui réserver un avenir, telle est l'ambition de ce petit livre. Mais une seule conclusion ne souffre aucun doute : le nationalisme flamand, lui, existe. Historien, chercheur et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique à la fin de l'année 2007.


  • L'« Omerta » ou la loi du silence a permis d'occulter pendant plus d'un demi-siècle un épisode peu glorieux du Mouvement wallon pendant la seconde guerre mondiale. Or, une figure emblématique de ce Mouvement, l'imprimeur-éditeur Georges Thone, futur président du Grand Liège et l'un des fondateurs du Rassemblement wallon (1968) fut le chef de file incontesté d'un certain nombre de personnalités réfugiées dans la zone libre et qui de juillet 1940 à janvier-février 1943, ont tenté de négocier le rattachement de la Wallonie à la France.


    Dans quelles conditions Thone discutait-il avec l'entourage du Maréchal Pétain et des gouvernements successifs de Vichy ? Qui étaient ces wallons, journalistes, écrivains, hommes politiques qui l'entouraient et recevaient une aide financière du régime ? Qui étaient les « amis liégeois » de Thone pendant cette période ?


    Historien, chercheur et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre de l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été élu Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique à la fin de l'année 2007.

  • Pourquoi une telle virulence et cet antagonisme entre catholiques et francs-maçons ? C'est ce que nous nous proposons de comprendre en resituant cette opposition dans le contexte très particulier de l'histoire politique et philosophique du pays du XIXe siècle à nos jours. Vatican II (1965) a constitué une évolution importante dans l'histoire doctrinale de l'Église. Mais si le Code de droit canon de 1983 supprime la peine d'excommunication, l'incompatibilité de l'appartenance d'un catholique à la Franc-maçonnerie demeure. Profitant de l'accalmie des turbulences, des maçons et des catholiques belges instaurèrent des dialogues fructueux, mais ceux-ci ont montré leurs limites. Le cardinal Ratzinger, devenu le pape Benoît XVI, est l'homme-clef du débat depuis 1980. Il a contribué à rigidifier l'attitude de l'Église. Le divorce doctrinal est réel. Le véritable dialogue ne peut s'opérer entre individus qu'à la condition qu'ils portent en eux la capacité de transgresser.

  •    Plus long que la Première et la Seconde Guerre mondiale, que la guerre d´Algérie ou que celle du Vietnam, l´interminable  conflit afghan a broyé les espoirs de « nation building » que nourrissait l´Occident. Plus de dix ans d´une guerre « asymétrique » contre un ennemi aussi insaisissable qu´omniprésent n´ont pas suffi à endiguer les calamités qui ravageaient l´Afghanistan : guérilla, terrorisme, rivalités ethnico-tribales, économie à la dérive, corruption endémique, pauvreté. Certains fléaux, comme le trafic de drogue, se sont même aggravés. L´Occident a payé son obstination au prix fort : plus de 3 000 militaires de la coalition tués, des dizaines de milliers d´autres blessés, des milliers de victimes civiles « collatérales » et 2 000 milliards de dollars partis en fumée...    À l´heure où les corps expéditionnaires des membres de la coalition lèvent le camp les uns après les autres, Hervé Asquin dresse le « post mortem » de cette guerre si longue et si coûteuse. Un bilan militaire et politique, bien sûr, mais également humain, car ce sont d´abord les soldats, les sous-officiers et les officiers américains, anglais ou français, et leurs protégés de l´Armée nationale afghane, qui ont payé le plus lourd tribut, celui du sang, à ce mirage.    Correspondant de l´AFP de 2006 à 2010, il a interrogé les ministres successifs de la Défense, les hauts gradés, accompagné de la Kapisa à l´Helmand les militaires français dans leurs opérations de « contrôle de zone », partagé la tambouille des engagés afghans. Il révèle aussi les tensions extrêmes qui opposèrent Chirac et Jospin au lendemain du 11 septembre 2001, lorsqu´il fallut se montrer solidaire des Américains jusque dans l´erreur.   Ce livre, qui alterne géopolitique et vécu à hauteur d´homme, explore au plus près du terrain les ressorts de la corruption et les errements stratégiques et diplomatiques qui ont entraîné le monde dans cette guerre, la plus longue, la plus chère et l´une des plus vaines qu´ait connu l´Occident depuis des siècles.

  • Permanencier de l'AFP à l'Élysée depuis aout 2012, Hervé Asquin a consigne dans son journal intime tout ce qu'il ne met pas sur le fil de l'AFP. Sous sa plume se dessine le quotidien « off » de l'Élysée et de son locataire, président « normal » et monarque malgré lui. Un homme avec qui il échange souvent en tête-à-tête. Le livre rapporte les confidences du président sur l'affaire Cahuzac, le renvoi d'Aquilino Morelle, sa relation avec Poutine, les attentats de 2015. Un chapitre consacré à Ségolène Royal, Valérie Trier-weiler et Julie Gayet révèle la personnalité des deux premières et la figure fantomatique de la troisième. Ce recueil de « choses vues » révèle un président « Formica » sur lequel les critiques et une impopularité record glissent sans l'atteindre. L'auteur y raconte les coulisses du pouvoir et l'improvisation permanente dans la prise de décision...

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