Jean Ray

  • Malpertuis

    Jean Ray

    Jean Ray connut avec Malpertuis son plus grand succès salué par de nombreuses traductions à l'étranger. Dans une de ces sombres demeures bourgeoises dont l'écrivain a le secret, les dieux de l'Olympe se réincarnent pour une angoissante affaire d'héritage...
    Docteur en sciences occultes, versé dans la démonologie et brillant helléniste, le vieux Cassave va mourir. À sa demande, la lugubre demeure de Malpertuis - une de ces " maisons de maîtres " flamandes dont Jean Ray a le secret - accueille les membres de la famille venus se partager son immense fortune. Celle-ci ne leur revient qu'à condition de vivre ensemble à Malpertuis. Tout de suite les maléfices commencent, des visions de cauchemar se matérialisent, des crimes sont perpétrés, des métamorphoses effroyables s'opèrent. L'effroi culmine lorsque vient la nuit de Noël, plus terrifiante que le reste...
    C'est ici la lune qui préside aux mouvements océaniques auxquels les personnages sont en proie dans la guerre qu'ils se livrent et dans leurs amours dangereuses. " Les heures d'effroi adoptaient une régularité de marées ou de phases lunaires comme dans la fatale maison des Atrides. " Et le lecteur s'aperçoit progressivement que les hôtes de Malpertuis sont possédés par les anciens dieux et demi-dieux de l'Olympe venus régler leurs comptes. À commencer par Zeus et les terribles Erynnies, les divinités de la vengeance...

  • Nouvelle étape dans la publication des versions originales et intégrales des romans et contes de Jean Ray. Voici réunis en un seul volume, deux recueils publiés durant la Deuxième Guerre. Où le " goûteur de ténèbres " se surpasse.
    Le grand nocturne (1942) et Les cercles de l'épouvante (1943) ont paru au coeur de la Deuxième Guerre mondiale durant l'occupation de la Belgique, période d'intense activité pour Jean Ray. En plus de ces deux recueils de " récits d'épouvante ", l'écrivain gantois publie - presque simultanément - ses deux grands romans : La cité de l'indicible peur (1943, réédité par Alma, mai 2016) et Malpertuis (1943, réédité par Alma, en mai 2017).
    À vrai dire, la guerre n'a pas d'influence directe sur celui que l'on, commence alors à surnommer " l'Edgar Poe belge ".
    Emprisonné à Gand de 1926 à 1929 pour des malversations boursières, ruiné, Jean Ray doit survivre durant les années 1930 en publiant une multitude d'articles en tous genres, des récits fantastiques et les quelques cent fascicules de la série Harry Dickson. De surcroît son superbe recueil de contes et récits, La croisière des ombres (1932) a connu l'échec. Plus que jamais enfermé dans Gand comme dans un cercle étouffant, l'écrivain n'en poursuit pas moins la taille de ses diamants noirs, malgré l'obligation de fournir des travaux alimentaires.
    Durant l'Occupation, l'édition belge se trouve à son tour dans un " cercle " oppressant, ses liens devenant difficiles avec Paris et prohibés avec les pays anglo-saxons. Seule la presse collaborationniste offre de l'espace : Jean Ray y publie beaucoup, sans se référer à la politique ni aux idéologies du moment, plus que jamais enfermé dans son univers très peuplé, à rebours d'une réalité elle-même très sombre.
    Ces deux recueils, tous deux rigoureusement construits, se répondent : angoissantes étrangetés dans les aventures fantastiques du Grand nocturne, avec une incroyable virtuosité des intrigues ; poésie de la peur, des réminiscences, des prémonitions et des souvenirs douteux dans Les cercles de l'épouvante à l'image d'une jeune sorcière : la petite Lulu, la fille de l'écrivain, sous l'égide de laquelle le livre est placé. Plus que jamais l'effroi voisine, chez Jean Ray, avec l'humour et le paradoxe.

  • Avec les neuvième et dixième volumes de la collection Jean s'achève l'édition de ses textes romanesques. Avec une redécouverte : Saint-Judas de la Nuit son chef d'oeuvre posthume dont on propose une version complète fidèle aux voeux du " maître des effrayants vertiges ".
    Le diable, retiré des affaires, revient déguisé en employé du gaz ; une Anglaise collectionne dans la cire les sosies d'hommes célèbres ; une mouche et une araignée s'entendent pour dévorer un homme... Ce recueil rassemble nombre de thèmes chers à l'auteur, traités à travers certains de ses meilleurs textes. Notamment, " Trois petites vieilles sur un banc ", réinterprétation des trois Moires - les trois Parques - au fil d'un récit terrifiant, et plus encore " Tête-de-Lune ", probablement l'un des plus beaux textes de Jean Ray, illustration au vitriol de ce que Hegel appelait " le dimanche de la vie ", soit l'idéal bourgeois du paradis, fait d'un plantureux déjeuner familial, suivi d'une promenade digestive...

  • Les contes du whisky

    Jean Ray

    Dans une taverne embrumée de Londres les buveurs de whisky racontent et se racontent. Terribles et drôles, drôles parce que terribles, Les Contes du whisky (1925) marquent l'entrée en littérature de Jean Ray, le ciseleur de cauchemars. Il sont enfin redonnés dans leur version intégrale et originale.
    Le " Site enchanteur " est une taverne bondée et enfumée des docks de Londres où gravitent d'étranges personnages, emportés par le whisky " au goût de sang et de larmes". Ils partagent un festin funeste de pitoyables et effroyables aventures d'errants de la mer. Au rythme des hallucinations et des fabulations, le whisky - feu purificateur - permet de dialoguer avec l'ombre et d'en finir avec l'éteignoir d'existences mornes et répétitives. Ici règne le principe de l'anamorphose : le regard sur les choses et sur soi en sort radicalement changé. Ce premier recueil de contes (1925) a signé l'entrée de Jean Ray en littérature. Il est ici rendu dans sa version originale et intégrale.

  • Saint-Judas-de-la-nuit

    Jean Ray

    Avec les neuvième et dixième volumes de la collection Jean s'achève l'édition de ses textes romanesques. Avec une redécouverte : Saint-Judas de la Nuit son chef d'oeuvre posthume dont on propose une version complète fidèle aux voeux du " maître des effrayants vertiges ".
    Dans l'abbaye des Six-Tourelles, qui tombe en ruines, le père Tranquillin et M. Sorbe mènent une mystérieuse entreprise. Il est question de trois étudiants en quête d'un "signe ". Mais également du Grimoire Stein, livre maudit du XVe siècle conservé dans une bibliothèque d'Oxford... Conçu à la manière d'un échiquier, Saint-Judas - troisième et dernier roman (posthume) de Jean Ray - s'inscrit dans le sillage de Malpertuis. Il est ici proposé, pour la première fois, dans une édition critique tenant compte des diverses versions du texte, dont la clé se trouve aussi dans plusieurs contes et récits inédits.

  • Inlassable inventeur de récits, créateur d'atmosphères, Jean Ray était aussi un virtuose de l'écriture. Dans Les derniers contes de Canterbury, il s'inspire des plus grands maîtres. Avec une fulgurante capacité de création. Et de recréation.
    Au fil de ses oeuvres, Jean Ray cite souvent avec gourmandise Geoffrey Chaucer (1340-1400) - le père de la littérature anglaise - comme Balzac le faisait de Rabelais pour ses Contes drolatiques. L'écrivain belge dans les Derniers contes de Canterbury rend explicitement hommage aux fameux Contes de Canterbury qui, avec le Decameron de Boccace, sont pour lui des textes fondateurs. Chaucer mettait en scène des pèlerins en route vers la cathédrale où se trouve le sanctuaire de Thomas Beckett. Dans ce recueil, très concerté, paru en 1944, Jean Ray confie la tâche à des fantômes qui conversent, hôtes de la taverne dans laquelle Chaucer situe les protagonistes de ses Contes. Le narrateur dit d'ailleurs avoir rencontré Chaucer lui-même au hasard des recoins mystérieux de Londres. Et tous ces hôtes de la nuit racontent d'immémoriales histoires où la ténèbre et l'humour font bon ménage. On y rencontre le chat Murr d'Ernst Theodor Amadeus Hoffmann aussi bien que sir John Falstaff, le truculent personnage de Shakespeare.

  • Les fantômes sont au coeur de ce nouveau recueil de la Collection Jean Ray. Mais le " maître des effrayants vertiges " bouscule joyeusement les conventions du genre. Ces fantômes-là s'enracinent dans un monde bien concret. On se méfiera désormais de la choucroute ou de la bonne petite liqueur digestive...
    " Les histoires de fantômes, qu'on imagine avoir inventées d'un bout à l'autre, peuvent enclore une réalité " confie Jean Ray à ses lecteurs. Ajoutant : " Ceux qui les écrivent peuvent être en quelque sorte des chargés de mission d'un monde caché qui essaie de se révéler à nous, nous obligeant à réfléchir... "
    En témoigne ce Livre des fantômes paru en 1947 que ses éditeurs successifs ont parfois malmené faute de respecter la profonde cohérence des textes où Jean Ray traite d'une façon à nouveau très personnelle ces " univers intercalaires " que peuplent les fantômes. Dans ce monde où vivants et morts s'entrecroisent, c'est apparemment la réalité qui s'impose : ce petit monde bourgeois, provincial et volontiers casanier que Jean Ray décrit avec un humour tout flamand. Ici, les fantômes peuvent se glisser dans une fabuleuse choucroute, dans une excellente liqueur digestive ou dans le décor cossu d'une maison. Certes, la Mort elle-même entre dans la danse mais avec une bonne vieille faux et une jovialité de bon aloi. Le narrateur nous a prévenus : " Non seulement ceci n'est pas un conte, mais c'est un document "...

  • La croisière des ombres

    Jean Ray

    Des histoires hantées, de terre et de mer. Jean Ray publie La croisière des ombres en 1931. Il doit se reconstruire au sortir de la prison. Et c'est un éblouissement. Coup sur coup, une série de chefs-d'oeuvre. Un voyage extrême aimanté par l'infini de l'inconnu
    En février 1929, Jean Ray sort de prison. Il y sera resté près de trois ans. Dans la légende - qu'il entretiendra - cette mise à l'ombre serait la sanction de ses complicités avec la contrebande d'alcool sur le " rumrow ", l'avenue du Rhum, aux frontières des Etats-Unis, alors en proie à la prohibition. En fait, il avait été sanctionné pour une escroquerie financière dans sa ville natale de Gand. Qu'importe !
    Cet admirateur et ami de Blaise Cendrars se rêve une autre vie et d'autres amarrages dans ce recueil fulgurant de récits et de contes nés de ses hantises : la mer, les bouges, les nuits de lune, les vaisseaux fantômes, les trafiquants, les ruelles obscures... La croisière des ombres sort fin 1931. Jean Ray a 44 ans. Si le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison, Jean Ray se montre ici bien fou, c'est-à-dire radicalement raisonnable. Il met au service de l'étrange la rigueur et la clarté d'un imperturbable rationalisme. Efficace, ramassé, il fait naître des mondes en quelques lignes : la " croisière des ombres " commence au large de Manhattan et s'achève sous l'égide d'un psautier imprimé à Mayence au XVe siècle, boussole insensée d'un navire hauturier. Le virtuose du " réalisme panique " fait son entrée dans le tripot de la littérature.
    Comme beaucoup de livres de Jean Ray, La croisière des ombres a souffert de rééditions infidèles et tronquées. La Collection Jean Ray l'offre à nouveau dans sa splendeur et son énergies premières, tel que l'écrivain l'avait conçu. On y découvrira, en prime, une dizaine de textes inédits, écrits entre 1929 et 1932.

  • Dans la ville anglaise d'Ingersham, se promène un policier flegmatique. À son passage le non-dit et les ombres remontent à la surface. La ville est-elle soumise à l'indicible peur ou bien a-t-elle peur de l'indicible ? Redécouverte dans sa version originale et intégrale (1943) d'un chef d'oeuvre de Jean Ray.
    " Faux roman policier ", selon la critique des années 1940, voici bel et bien du vrai Jean Ray, où l'inquiétante étrangeté saisit le lecteur et où l'humour se charge du dénouement. Dans la ville d'Ingersham, plus british que nature, mais toujours un peu flamande, apparaît un certain Triggs, ancien constable. Et chacun de trembler de peurs inavouables : des choses tues et cachées seraient-elles révélées par ce paisible et mystérieux enquêteur ? Dans ce dialogue entre le " faux " et le " vrai ", difficile de savoir si cette cité est celle de l'indicible peur, ou celle de la peur de l'indicible...

  • C'est parce qu'il a été un piètre joueur de golf - " le plus détestable que le monde ait porté " - que Jean Ray a écrit les Contes noirs du golf. Par vengeance. Il y reprend, bien sûr, tous les thèmes de sa mythologie personnelle : les univers intercalaires, la déchéance des dieux, l'envoûtement, la magie noire...
    C'est en décembre 1952 que Jean Ray, traversant de graves difficultés, commence sa collaboration avec la revue Golf. Comme souvent, il y est poussé pour des raisons prosaïquement alimentaires : malgré le succès de La cité de l'indicible peur et de Malpertuis, quelques années plus tôt, l'écrivain est toujours en mal d'argent. La fortune que connaît alors P. G. Wodehouse (l'auteur de Jeeves) dans les pays anglo-saxons lui a donné des idées, d'autant plus qu'il n'existe pas d'auteur " golfique " de cet acabit parti les écrivains de langue française.
    Mais Jean Ray n'en reste pas moins Jean Ray. Son solide sens de l'humour - comme en témoignent ses contes les plus noirs - se manifeste d'emblée dans le petit monde des greens et des club houses. Il prend plaisir à s'inspirer d'un mystérieux Code du jeu de golf pour en tirer une interprétation toute particulière des règles, des parcours et des " accidents " du terrain - mot qu'il faut bien sûr entendre à double sens.
    Pour parler des joueurs et de leur univers " il faut suivre, écrit-il, la méthode des auteurs qui fouillent l'état-civil de leurs personnages jusque dans les anciens registres de sacristie, décrivent les fauteuils où ils font leur somme, et les paysages formant cadre à leurs petits chiens au cours de leurs vagabondages ". Et dans les sacristies du golf se cachent, évidemment quelques diables : du caddie au bénitier, et inversement, il n'y a qu'un pas. Les titres de ces récits maléfiques, cruels et truculents valent à eux seuls programme : Le mystère du Dip Club, La balle de l'Engoulevent, Le septième trou... À quoi s'ajoutent des parodies de Jean de La Fontaine et de prétendues " vieilles chansons golfiques " qui feront les délices des amateurs de pastiche.

  • Fahrenheit 451

    Ray Bradbury

    451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume.

    Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres, dont la détention est interdite pour le bien collectif.
    Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement poursuivi par une société qui désavoue son passé.

  • "J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.
    - Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
    Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
    Les Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.
    Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau...

  • Mafioso

    Ray Celestin


    Jazz, mafia et meurtres en série : le retour du nouveau maître du thriller historique.

    New York, 1947 : un mystérieux tueur assassine de sang-froid tous les occupants d'un hôtel de Harlem. On parle d'un meurtre rituel, lié au vaudou. Un suspect est arrêté, condamné.
    Une ancienne détective de l'agence Pinkerton, Ida Davis, et le patron d'un club en vogue de Manhattan, Gabriel Leveson, se retrouvent mêlés à l'enquête. Ils découvrent bientôt avec effroi que l'affaire est liée à une série de meurtres bien plus importante, impliquant le crime organisé et la haute société de la ville.
    Après La Nouvelle-Orléans de Carnaval et le Chicago de Mascarade, Ray Celestin nous entraîne dans le New York de l'après-guerre. Au fil d'une intrigue palpitante, inspirée de faits réels, où se croisent Frank Sinatra, Bugsy Siegel et Louis Armstrong, il dresse, sur fond de jazz, un portrait inoubliable de la ville, épicentre du cauchemar américain.

  • Dès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.
    De l'Ohio à la Virginie Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l'enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d'horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s'il ne doit rien épargner à son fils Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.
    Toute d'ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages à la fois terrifiants et malgré tout attachants. Le diable tout le temps n'est pas sans rappeler l'univers d'écrivains tels que Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.
    « Voici un livre violent, obsédant, déchirant et vraiment excellent. Une chose est certaine : vous lirez chaque mot, du premier jusqu'au dernier. » The Washington Post

  • "La mer Unique ! Il n'y avait qu'un continent sur Vénus. Cette terre faisait cinq mille kilomètres de long sur presque mille six cents kilomètres de large, et autour de cette île s'étendait la mer Unique qui couvrait toute la planète pluvieuse. La mer Unique qui venait clapoter paresseusement sur la rive pâle..."

    Un voyage spatial et temporel en cinq nouvelles, par l'auteur des Chroniques martiennes et de Fahrenheit 451.

  • Après Le Diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour très noir.
    1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewett, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. À sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque. Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ?
    Fidèle au sens du grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de Tarantino, cette odyssée sauvage confirme le talent hors norme de Donald Ray Pollock.
    « Pollock : un croisement entre Faulkner et les frères Coen. » Le Figaro Littéraire

  • Courir pieds nus Nouv.

    " Barefoot Ken Bob est le maître. Bien avant qu'on commence à parler de la course pieds nus, il en perfectionnait l'art... Aujourd'hui, après vingt ans d'enseignement, d'expérimentation, et de "joyeux marathons" (comme il dit), le plus grand spécialiste de la course pieds nus rassemble toutes ses connaissances dans un livre. LE livre qu'on attendait. "

    – CHRISTOPHER MCDOUGALL, auteur de
    Born to Run

    " Ken Bob Saxton, pionnier du barefoot running moderne, a aidé un nombre incalculable de personnes à courir pieds nus. Comme on peut s'y attendre, ce livre délicieux, plein d'esprit et de sagesse, est un guide inestimable pour quiconque veut courir sans chaussures, éviter les blessures et expérimenter de super sensations. "

    /> – DANIEL E. LIEBERMAN, professeur de biologie de l'évolution humaine, université de Harvard

    " Ken Bob a influencé toute une génération de curieux, de réflexifs et même d'auteurs et de scientifiques. Il a été la bougie d'allumage de dizaines de milliers de coureurs, qui intègrent aujourd'hui la pratique de la course pieds nus dans leur vie. Il a aussi sauvé bien des coureurs des blessures, grâce à ses conseils judicieux. "

    – BLAISE DUBOIS, Fondateur de La Clinique du Coureur

    APPRENEZ LA COURSE PIEDS NUS AUPRÈS DU MAÎTRE !

    Courir pieds nus devient hyper tendance. Mais il ne s'agit pas seulement d'enlever ses chaussures. En fait, tout ce que vous avez lu sur la course pieds nus est probablement faux, à moins que vous ne l'ayez appris de Barefoot Ken Bob Saxton. Plus grand spécialiste du barefoot running, il a terminé 79 marathons pieds nus, survécu en 2004 au défi fou d'un marathon par mois, et a fait encore mieux en 2006 en réalisant 16 marathons, dont quatre en 15 jours, tous pieds nus.

    Barefoot Ken Bob dévoile ses techniques personnelles et détaille les dernières recherches sur le plus vieux sport de l'humanité. Que vous couriez pieds nus occasionnellement ou tout le temps, vous trouverez des méthodes pour améliorer votre forme physique, éviter les blessures, augmenter votre vitesse et vos performances, et prendre plus de plaisir.

    LE GENOU PLIÉ : le voilà le secret de la foulée parfaite. Apprenez comment cet ajustement crucial vous permettra de courir plus vite sans jamais vous blesser.

    VIBRAM ET CHAUSSURES MINIMALISTES : apprendre à courir pieds nus ce n'est pas passer de la chaussure normale à la chaussure minimaliste, puis au pied nu. C'est l'inverse : on devrait apprendre à courir pieds nus avant d'enfi ler des chaussures.

    COMMENCEZ PAR LA TÊTE : développer une bonne foulée pieds nus ne commence pas par les pieds. Découvrez comment obtenir une biomécanique corporelle correcte.

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    Grâce à ce guide abondamment illustré, vous saurez ce qu'il faut faire et ne pas faire et vous détiendrez toutes les clés pour courir pieds nus aussi longtemps que vous le voudrez.

  • Un premier roman exceptionnel, basé sur des faits réels survenus à la Nouvelle Orléans en 1919. Tandis que la musique envahit la ville, un tueur frappe...Au coeur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s'affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant...
    Lorsqu'en 1919 un tueur en série s'attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l'agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D'Andrea, vont tenter de résoudre l'affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets... Alors qu'un ouragan s'approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.
    Tensions raciales, corruption, vaudou, jazz et mafia : Ray Celestin a puisé l'inspiration dans cette véritable série de meurtres qui ont enflammé La Nouvelle-Orléans. Il nous offre un premier roman inoubliable, au suspense omniprésent, doublé d'un portrait de la ville d'un réalisme peu commun. Depuis L'Aliéniste de Caleb Carr, on n'avait jamais lu ça ! " Un thriller exaltant, qui fait son chemin vers un dénouement bluffant avec toute la grâce et le panache d'une fanfare de La Nouvelle-Orléans. C'est à la fois un premier roman exceptionnel et la promesse de nombreux livres passionnants. "
    The Times " À la fois une intrigue stupéfiante et le portrait génial d'une ville fascinante. "
    The Guardian

  • La porte interdite

    Dean Ray Koontz

    • Archipel
    • 4 Février 2021

    Le quatrième volet des aventures de Jane Hawk, mue par la soif de justice et de vengeance, par Dean Koontz, l'un des auteurs américains de thrillers les plus lus au monde.
    " Je viendrai vous chercher. Rien ne m'arrêtera ! "
    Jane Hawk, que la presse a surnommée le " Beau Monstre ", vient d'être inculpée pour espionnage, trahison et meurtres. Autant de crimes dont elle est innocente...
    L'organisation secrète aux nombreuses ramifications qu'elle combat a décidé de resserrer son étau. Mais Jane, qui se rapproche du cerveau du complot, contre-attaque. Ses ennemis vont bientôt apprendre le sens du mot " peur ".
    Leur riposte ne se fait pas attendre. De nouvelles menaces se dressent devant elle. Objectif : la neutraliser. Et Travis, son fils âgé de cinq ans, est enlevé.
    S'engage alors un combat sans merci entre Jane et l'organisation secrète, qui redoute que la porte interdite soit franchie...

  • 'Il retira sa chemise et la roula en boule. De l'anneau bleu tatoué autour de son cou jusqu'à la taille, il était couvert d'Illustrations.
    "Et c'est comme ça jusqu'en bas", précisa-t-il, devinant ma pensée. "Je suis entièrement illustré. Regardez !"
    Il ouvrit la main. Sur sa paume, une rose. Elle venait d'être coupée ; des gouttelettes cristallines émaillaient ses pétales délicats. J'étendis ma main pour la toucher, mais ce n'était qu'une image.
    "Mais elles sont magnifiques ! m'écriai-je.
    - Oh oui, dit l'Homme Illustré. Je suis si fier de mes Illustrations que j'aimerais les effacer en les brûlant. J'ai essayé le papier de verre, l'acide, le couteau... Car, voyez-vous, ces Illustrations prédisent l'avenir."'
    Dix-huit Illustrations, dix-huit histoires à fleur de peau par l'un des plus grands poètes du fantastique et de la science-fiction.

  • « Dites-leur que j'ai eu une vie merveilleuse. » C'est sur ces mots apaisés que s'éteint le philosophe Ludwig Wittgenstein à Cambridge. La destinée de celui qui fut l'un des penseurs les plus originaux du XXe siècle fut pourtant traversée de doutes et de combats perpétuels.
    Il naît à Vienne en 1889, dernier des huit enfants d'une famille richissime. Le père, industriel de grande envergure, et la mère, musicienne d'exception, reçoivent chez eux Brahms, Mahler ou Klimt, et dispensent à leurs rejetons une éducation élitiste, fondée sur le culte de l'excellence.
    Quant à Ludwig, le questionnement philosophique devient vite la grande affaire de sa vie : ce seront la rencontre avec Bertrand Russell, la découverte de la logique et la rédaction du Tractatus logico-philosophicus ; ce seront également des choix radicaux. En 1914, il s'engage sous les drapeaux austro-hongrois, connaît l'emprisonnement et découvre la foi chrétienne. Au sortir de la guerre, il renonce à la philosophie et devient instituteur, puis jardinier ; il envisage même un temps d'être moine... Avant de renouer avec ses premières recherches durant ses dernières années.
    Au terme d'une enquête précise, Ray Monk réussit ici le tour de force d'éclairer les contradictions et les zones d'ombre du personnage, sans sacrifier jamais la profondeur de sa philosophie.

  • Mascarade

    Ray Celestin

    Jazz, prohibition et meurtres en série : après Carnaval, comparé à L'aliéniste de Caleb Carr, le retour du nouveau maître du thriller historique.1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C'est dans ce contexte trouble qu'une femme appartenant à l'une des plus riches dynasties de la ville fait appel à l'agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman, Louis Armstrong, vont se charger des investigations.
    Au même moment, le corps d'un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête.
    Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d'Al Capone et de la contrebande d'alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n'hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue.
    Jazz, mafia, tensions raciales et meurtres inexpliqués, après Carnaval, nous retrouvons dans ce thriller passionnant, inspiré de faits réels, le cocktail explosif qui fait la signature de Ray Celestin.
    Prix du meilleur "Roman policier historique" Historia 2018

  • Ce livre explore les différents aspects que la mère adoptive laisse entrevoir de sa réalité psychique, notamment : l'intérêt, voire la fascination envers les parents biologiques de son enfant et l'idéalisation de la mère de naissance, la transformant, puisqu'elle est inconnue et que la mère adoptive sacralise la venue au monde, en véritable incarnation de la figure mythique de la mère. Le livre présente un fait clinique remarquable : l'enfant adopté propose à sa mère le jeu de sa mise au monde, un vrai levier de la renaissance qu'il attend visiblement de son adoption. Cet ouvrage interroge les paradoxes du désir d'enfant chez la mère renonçant à l'enfant qu'elle a mis au monde et le syntagme de « déni de grossesse ». Il interroge la pratique de « don d'enfant » présente en Océanie, où la relation réelle entre la mère de naissance et la mère adoptive diffère de celle purement imaginaire entre les deux femmes en France.

  • "Dit Bite ah bite habiteMoi vite" La révolte dadaïsto-surréaliste emprunta également la forme de la parodie obscène. Témoin ce livre ostensiblement scandaleux et blasphématoire où rien n'est caché de l'anatomie de Kiki de Montparnasse, photographiée par Man Ray, et où Benjamin Péret et Aragon livrent divers pastiches pornographiques de poèmes, chansons anciennes et comptines.

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