180° éditions

  • Célestine

    Sophie Wouters

    Années soixante, quelque part dans la France profonde. Célestine, orpheline dès sa naissance, est élevée par de lointains parents qui n'avaient jamais voulu d'enfants. Dix-sept ans plus tard, l'adolescente se retrouve devant la Cour d'assises des mineurs. Mais que s'est-il donc passé pour que la ravissante et douce Célestine, dont l'avenir était plus que prometteur, soit jugée pour un crime dont tout semble l'accuser ?
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Artiste peintre, Sophie Wouters signe ici son premier roman. Sous des allures de pérégrinations mélancoliques à la tonalité douce-amère, Célestine explore nos faiblesses humaines qui peuvent quelquefois mener au drame.

  • Alain De Deyn ne connaissait pas grand-chose de l'histoire de son père. Il détenait seulement quelques souvenirs volés au hasard de conversations, surprises dans son enfance derrière la porte du salon de la maison familiale. Étranges et secrets chuchotements entre son père et un de ses amis, toujours le même. Après le décès de ses parents, Alain De Deyn a découvert, dans une grande caisse en carton, une foule de documents administratifs et judiciaires, ainsi que des coupures de journaux d'époque. Croisées à ses souvenirs, ces archives lui révélèrent le secret si bien gardé par son père, Nestor De Deyn.
    À PROPOS DES AUTEURS
    Alain De DeynA, fils d'un résistant rescapé des camps de concentration, est accompagné dans l'écriture par Donald George, philosophe et directeur de la Maison de la Francité.

  • « Comment ça, tu veux écrire un livre sur nous ? ». Une des premières prostituées à qui Hans Vandecandelaere a expliqué son idée folle l'a regardé, surprise. S'ensuivit alors un long exposé sur les multiples facettes du travail du sexe en Belgique. Car il y a des femmes, des hommes et des transgenres. Mais aussi les prostituées derrière les vitrines, les acteurs porno et les prestataires de services sexuels pour les personnes en situation de handicap. Sans parler du monde des salons de massage, des bars à champagne, de l'escort ou du webcam sexe.
    Pendant trois ans, l'auteur a sillonné le pays. Installé sur des lits dans les quartiers des vitrines, des sofas de lounges d'hôtels étoilés ou des bacs de bière à l'arrière de cafés : partout il a parlé avec des travailleurs et travailleuses du sexe. Sans oublier leur entourage : bailleurs de vitrines, managers de bureaux d'escorts et de maisons privées, travailleurs de la santé, juristes, membres de la police judiciaire, du parquet et de l'inspection sociale.
    Le sexe payant est peut-être le dernier tabou de notre société. Ce livre vous ouvre toutes grandes les portes des coulisses du métier.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Hans Vandecandelaere est historien. Son premier livre In Brussel. Een reis door de wereld (EPO, 2012) (Bruxelles. Un voyage à travers le monde, ASP Éditions, 2014) retrace sept décennies d'immigration récente à Bruxelles et est considéré comme un ouvrage de référence. Il a également écrit In Molenbeek (EPO, 2016), salué par la critique.

  • Forte de son expertise linguistique, l'auteure analyse des dizaines d'insultes de la vie quotidienne et apporte un éclairage nouveau sur leur impact dans la société et vis-à-vis des femmes.
    Bienvenue dans l'arène du langage ! Nourrie par une foule d'exemples historiques et contemporains, la réflexion de Laurence Rosier nous emmène dans l'univers des insultes, des insulteur.e.s et des insulté.e.s avec Raymonde la syndicaliste, George l'écrivaine, Nabilla, la star de la téléréalité, Christiane la ministre mais aussi Colette, Marguerite Duras, Audre Lorde, Margareth Thatcher, Laurette Onkelinx, Myriam Leroy, Christine Angot, Brigitte Macron, les femen, les gameuses... La violence verbale sera passée au crible de l'analyse à travers le genre, les archétypes, les lieux, les règles explicites et implicites de l'injure en société et sur la toile.
    En filigrane, on lira l'histoire de la « pisseuse » : le sobriquet reçu avant la naissance pour déjà (dé)classer la future petite fille...
    Un ouvrage au coeur de l'actualité qui explore les rapports entre la langue, le pouvoir, la violence et les femmes.
    EXTRAIT
    À quoi réduit-on la pisseuse ? Outre que l'urine est au centre d'autres mots négatifs comme pisse-vinaigre, pisse-froid, ou expressions vulgaires comme je te pisse à la raie, le terme rejoint une manière d'appeler les enfants par leurs excrétions : chiard, merdeux, morveux... Ceux-ci se déclinent cependant au féminin
    alors que pisseuse a emporté avec lui un sens dérivé péjoratif par rapport à son homologue masculin (le pisseur est seulement celui qui pisse) jusqu'à avoir le sens de pleurnicheuse (encore des sécrétions !) et d'emmerdeuse.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1967, Laurence Rosier est professeure de linguistique, d'analyse du discours et de didactique à l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Elle est l'auteure et co-auteure d'ouvrages sur la langue française, la citation, la ponctuation, l'insulte, et est commissaire de l'exposition « Salope et autres noms d'oiselles » (Bruxelles et Paris).

  • Redécouvrir le passé pour comprendre le présent. Jeune journaliste de trente-trois ans, Marylou est engagée par un richissime vieillard américain pour écrire sa biographie. Le contrat à peine signé, elle se rend compte qu'elle se fait manipuler. Trop tard, le piège se referme inexorablement sur elle. Le compte à rebours est déclenché : il lui reste moins de deux ans pour comprendre les enjeux dont elle est l'objet. Débute alors un véritable bras de fer entre deux êtres que tout semble opposer. De New York à Syracuse, en passant par Bruxelles, Marylou sera forcée de remonter le passé jusqu'en 1907 et d'ouvrir la boîte de Pandore. L'auteur nous livre un roman captivant dès la première page, dans lequel il distille, au fil de trente-cinq chapitres, les pièces d'un puzzle qu'on prend plaisir à reconstituer. Une intrigue palpitante qui nous replonge dans quelques événements marquants du XXe siècle ! EXTRAIT Je m'appelle Marylou Voinet. Je suis née le 28 février 1966, même pas une année bissextile ! J'ai 33 ans, l'âge du Christ, comme dirait ma mère que j'adore, même si elle est un peu trop grenouille de bénitier à mon goût. Petite, je rêvais d'être grand reporter free-lance et de « globe-trotter » toute l'année aux quatre coins de la planète. Aujourd'hui, faute d'ambition et d'opportunités, mon anglais, déjà peu convaincant, s'est étiolé. Engagée comme pigiste depuis cinq ans dans un grand quotidien populaire belge, je me retrouve coincée dans un appartement trop petit à faire le tour des gens du peuple à qui il est arrivé malheur ! Monsieur X, sans le sou, qui doit rembourser les frais de clinique vétérinaire du chien de Madame Q. dont le chihuahua s'est cassé la patte sur son trottoir verglacé ; Madame Y, à qui de faux employés du gaz ont dérobé les bijoux qu'elle tenait de sa grand-mère. Monsieur Z, qui est rentré à la clinique A pour se faire opérer de l'oeil gauche et qui est sorti avec un pansement sur l'oeil droit. Tout ça me donne la nausée ! CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Avec un roman situé entre récit de vie, enquête policière et thriller psychologique et un final autant déroutant que surprenant, l'auteur signe un premier roman brillant. - Mélissa Rigot, Le Carnet et les Instants Un thriller efficace, donc, bien documenté et qui ose une intrigue inscrite dans le temps long. - LascarWilde, Culture Remains À PROPOS DE L'AUTEUR Professeur de français, de latin et de théâtre dans une école bruxelloise depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Louis Aerts a multiplié les expériences littéraires et artistiques : one man show, saynètes théâtrales, improvisations théâtrales, nouvelles, contes... Un siècle de mensonges est son premier roman.

  • Chroniques impertinentes... Nouv.

    Cristina Funes-Noppen, de par sa famille et sa profession, a rencontré maints personnages célèbres. Elle nous raconte ses impressions et de nombreuses anecdotes, souvent cocasses et des plus inattendues. Dans ses chroniques impertinentes, 130 personnalités sont passées au crible et nous apparaissent sous des aspects nouveaux. Sans langue de bois, elle nous partage ses vues et ses analyses pointues sur des questions politiques, tout en décrivant certaines caractéristiques et traditions de diverses cultures allochtones. Des pages d'histoire contemporaine sont ainsi contées, souvent avec humour et toujours de façon originale et clairvoyante.
    Un livre qui se caractérise par une liberté d'esprit, un ton parfois mordant, exotique et cosmopolite. Un livre instructif, politiquement incorrect... mais si juste ! Un livre à ne pas manquer et à garder précieusement par celles et ceux qui s'intéressent à la diplomatie et aux affaires de ce monde.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Cristina Funes-Noppen est fille d'ambassadeur et d'un peintre surréaliste. Elle fut à son tour ambassadeur en de nombreux pays (Zambie, Kenya, Inde, Thaïlande, Maroc, Autriche et Argentine), toujours couvrant de larges juridictions, et représentante permanente auprès des Nations Unies et de diverses organisations internationales. Elle exerça également les fonctions de directeur-coordonnateur des Nations Unies, des droits de l'homme et du désarmement, ainsi que celles de commissaire spécial de la Coopération au développement. Ses connaissances ethnographiques enrichissent ses oeuvres. Après avoir suivi les traces de son père, elle suit maintenant celles de sa mère. Elle peint et expose depuis plusieurs années.

  • Que s'est-il réellement passé à Bruxelles le 10 juillet 1873 entre Rimbaud et Verlaine ? Pourquoi ce fait divers célèbre a-t-il eu des répercussions criminelles près de cent cinquante ans plus tard ?
    Un flic désabusé de l'anticorruption et un antiquaire excentrique vont se trouver précipités dans un mystère dont ils ne discernent pas la finalité.
    À Bruxelles, Paris et Rome, ils déchiffrent des bribes de réponse à l'énigme, dans les chambres secrètes et les réserves des bibliothèques, alors que d'autres acteurs sont à leur poursuite, disposés à tuer pour ravir l'objet précieux, témoin du passé.
    Et si l'Histoire n'était qu'une histoire ? Et si la vérité avait toujours été falsifiée ?
    Entre le thriller et le roman d'aventures, La véritable affaire de Bruxelles est un page turner rondement mené. Écrit par un ex-commissaire bruxellois à la plume affûtée, le récit transporte le lecteur entre deux époques et trois pays, distillant au fil des pages suspense, action et mystère.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Commissaire retraité de la police fédérale, Maurice Martin a commencé sa carrière dans la police communale et l'a terminée dans le service anticorruption. Féru d'écriture, il gagne un prix à l'occasion d'un concours de nouvelles policières organisé par la RTBF. Et puis, un jour, bien plus tard, il est allé au marché aux Puces...

  • Bruxelles

    Marc Meganck

    Bruxelles est une ville écrite à l'encre, gravée dans la matière, jalonnée de dates anniversaires, de commémorations en tous genres : victoires et défaites, gloires et drames, coups de génie ou coups du sort, sensations fortes ou regrets.
    Ce livre invite à découvrir la capitale... en cheminant sur la ligne du temps, à travers 150 dates essentielles.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Marc Meganck vit à Bruxelles. Il est historien et écrivain. En 2019, il remporte le Manneken-Prix du livre sur Bruxelles, avec Amour et désamour. Regards d'écrivains sur Bruxelles. 1845-1978 (éditions du Musée de la Ville de Bruxelles).

  • Antoine est accro aux jeux vidéo, Charles est fan des hamburgers frites et Cyrielle et Lilou ne veulent porter que des vêtements stylés. Mais surtout, les quatre ados sont amis pour la vie. Pour avoir porté secours à Danaé, la fille du châtelain, ils sont invités à séjourner une semaine au château de Rienne. Mais le jour venu, les chauffeurs chargés de les accueillir à la gare abandonnent les quatre amis en pleine forêt, après les avoir dépouillés de leurs portables, montres, portefeuilles et autres objets de valeur. Contraints de passer en mode survie, bien loin de leurs passions et du confort auquel ils sont habitués, ils seront confrontés à la faim, à la soif et à la peur.
    La forêt des Miroirs réserve parfois bien des surprises...
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ancien professeur de français, Gilles Horiac est un passionné de l'écriture. Il a publié plusieurs ouvrages, dont deux romans jeunesse, qui connaissent un grand succès, notamment dans les écoles.

  • Il paraît qu'il est timide ! N'en croyez rien. Sa course d'obstacles suggère le contraire. Que de mouvements ! Une parfaite éducation catholique prédispose Hervé Hasquin à devenir laïque et franc-maçon. Penseur libre, il passe du socialisme au libéralisme.
    Pendant des décennies, il a traversé simultanément les mondes académique et politique. Plus de ressemblances que de dissemblances entre les deux. Le premier plus florentin. Le second plus violent en apparence. Oui, pour résister aux pressions, aux magouilles, aux coups bas des deux univers, il faut une colonne vertébrale. Pour rester droit aussi.
    Une leçon d'optimisme. Croire au progrès. Ne pas gémir sur le passé. Oser affronter résolument l'avenir.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Historien, chercheur FNRS et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'ULB à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique (2008-2017). Hervé Hasquin a été initié en Maçonnerie en janvier 1970.

  • Ce livre est né d'une frustration : le constat que, dans nos vies et nos sociétés ultra-occupées et surmenées, les questions existentielles sont rarement abordées. Qu'est-ce que la condition humaine, la vie et la mort, l'amour et la souffrance... dans un monde d'incessantes ruptures et nouveautés ? À l'ère de la disruption et des changements perpétuels, quel est encore le sens d'une quête de sens ? Existe-t-il des limites au savoir de l'homme ? Au progrès ? Et comment traiter les ombres du progrès ?
    Les pistes de réflexion de l'auteur aident à sortir du dilemme entre pessimisme paralysant et optimisme béat.
    Alliant philosophie et allégories, Mark Eyskens vise à promouvoir le « méliorisme » : une voie originale dans laquelle foi et espérance se tiennent par la main pour avancer et améliorer les hommes et les choses.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Mark Eyskens : Ministre d'État, professeur émérite à la KULeuven, membre de l'Académie royale des sciences et des arts de la Communauté flamande de Belgique, qu'il présida. Membre ou président de nombreuses fondations, organisations et institutions en Belgique et à l'étranger. Pendant seize ans, il a participé à treize gouvernements successifs, notamment comme ministre des Finances, des Affaires économiques, des Affaires étrangères et Premier ministre. Membre de la Chambre des représentants et du Conseil de l'Europe. Auteur de 62 livres et de très nombreux articles. Mélomane, peintre du dimanche après-midi, et depuis sa naissance membre de l'humanité.

  • Homme de main du cardinal de Mazarin, homme de confiance de Louis XIV, capitaine des Mousquetaires, geôlier des plus célèbres prisonniers de France... d'Artagnan, personnage historique, est bien loin de la légende littéraire née de l'imagination fertile d'Alexandre Dumas.
    Plongez au coeur du fascinant XVIIe siècle, à la rencontre de Richelieu, Henri IV, Louis XIII, Mazarin, Vauban, Colbert, Condé, Turenne et Louis XIV. Voyagez sur les traces de ce noble gascon et découvrez le destin exceptionnel qui le conduisit de sa gentilhommière de Castelmore à la cour du Roi-Soleil.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur d'histoire et maître conférencier, Adrien Roselaer a collaboré à la réalisation de diverses expositions et est auteur de plusieurs catalogues et dossiers pédagogiques.

  • Un oncle inconnu lègue à Nicolas Lurquin, un père de famille à la vie simple, une somme proche des 10 millions d'euros. Une aventure étrange débute alors, autour d'une usurpation d'identité soudaine et étrange !
    Nicolas Lurquin mène la vie paisible d'un bon père de famille près de Bruxelles. Un jour, il reçoit l'e-mail d'un notaire de Montpellier l'invitant à l'ouverture du testament de son oncle Guillaume Faviau. Bien que ce nom lui soit parfaitement inconnu, il se rend dans le Languedoc, où le notaire lui apprend qu'il est l'unique héritier d'une somme avoisinant les 10 millions d'euros. Sa surprise est encore plus grande lorsqu'il s'aperçoit que sur sa carte d'identité, son nom a été remplacé par celui de Paul Faviau. Qui a falsifié ses papiers ? Comment ? Pourquoi ? Nicolas n'y comprend rien, mais sur le chemin du retour, l'euphorie d'être devenu richissime l'emporte sur sa perplexité.
    L'histoire pourrait être belle, sauf qu'à la porte de son domicile, personne ne le reconnaît. Sa femme et ses deux fils affirment ne l'avoir jamais vu. Pire : un homme, prétendant s'appeler Nicolas Lurquin, a pris sa place. Pour ses collègues et ses amis aussi, il est devenu un parfait étranger. Bien malgré lui, voilà Nicolas dans la peau de Paul Faviau, un inconnu qui s'avère être un redoutable tueur...
    Entre le thriller psychologique et le roman noir, La peau de l'autre vous fera douter de votre propre identité...
    Qui a falsifié les papiers de Nicolas ? Quelle est cette nouvelle identité ? Pourquoi est-il soudainement devenu un inconnu aux yeux de son entourage ? Plongez-vous dans un thriller psychologique déconcertant et empli de suspense !
    EXTRAIT
    Le problème, c'est que j'ai beau explorer chacune des branches de mon arbre généalogique, je n'y trouve nulle trace de Guillaume Faviau. J'ai pensé d'abord téléphoner à Ariane, mais elle commence à peine sa journée de travail et j'ai eu quelques scrupules à la déranger. Alors, je me suis promis de l'interroger ce soir. En dehors d'elle, personne pour m'éclairer. Je n'ai ni frère ni soeur, et mes parents sont morts il y a plusieurs années dans le crash de l'avion qui devait les ramener de Rio jusqu'à Paris.
    Comme le notaire refusera à coup sûr de me fournir de plus amples renseignements par téléphone, je réserve sur Internet un aller-retour Montpellier en TGV, une nuit dans un hôtel non loin de la gare et tâche de retrouver un peu de sérénité. Mû par une intuition que je ne m'explique pas, je décide finalement de ne pas évoquer ce message à mes proches. J'avoue éprouver une certaine culpabilité à dissimuler la vérité à Ariane, alors que depuis toujours, nous nous sommes juré de ne rien nous cacher. Je passe un coup de téléphone à notre voisine Erika pour lui demander d'avoir un oeil sur les enfants.
    - Aucun souci, Nicolas. Ils sont tellement adorables ! Vous pouvez partir tranquille.
    Officiellement, c'est l'agence Record Intérim qui m'envoie à Montpellier pour régler un petit problème de comptabilité. Comme il s'agit d'un voyage éclair, ce mensonge devrait passer facilement.
    Je commande un café et relis pour la huitième fois l'e-mail du notaire. Après ma dernière relecture, j'ai eu d'abord envie de l'effacer. Dans un réflexe de rejet assez stupide, j'ai même failli jeter mon appareil dans la première poubelle venue. Mais je me suis ravisé.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ancien professeur de français, Gilles Horiac est un passionné de l'écriture. Il a publié plusieurs ouvrages, dont deux romans destinés au jeune public : Sa Majesté Léa et Roses mortelles, qui ont connu un énorme succès dans les écoles. La peau de l'autre est son premier roman noir.

  • L'inspecteur Gleizner mène l'enquête sur le destin brisé de trois femmes !
    1940 : Emilie a 14 ans quand la Seconde Guerre mondiale vient bouleverser ses rêves d'adolescente.
    1961 : Jeanne a 18 ans lorsque sa vie vole en éclats.
    2006 : Marylou a 40 ans au moment où deux drames font basculer son existence et lui rappellent son douloureux passé.
    Quel lien unit ces trois femmes ? Qui donc a intérêt à déterrer les vieux démons ? L'inspecteur Gleizner mène l'enquête et tente de démêler l'écheveau de mensonges qui entoure les mystérieux incidents dont est victime Marylou.
    Le lecteur est forcé de plonger de nouveau dans le passé pour comprendre le présent. Un récit croisé émouvant qui prend racine au début de la Seconde Guerre mondiale. L'auteur nous (re)prend par la main et nous guide avec curiosité à travers les méandres de la vie. Passionnant de bout en bout, ce roman revisite quelques événements marquants de l'histoire de Belgique.
    Jean-Louis Aerts conclut avec ce nouveau roman la fantastique saga commencée avec Un siècle de mensonges.
    Plongez-vous sans plus attendre dans ce roman Prix des lecteurs Club 2018 et enquêtez aux côtés de Marylou et de l'inspecteur Gleizner sur les secrets et les mensonges qui entourent son passé.
    EXTRAIT
    Comme tous les jours, Simon Voinet s'empara de la laisse du chien, toujours accrochée au porte-manteau du hall d'entrée, et partit pour sa promenade autour de l'abbaye. Qu'il pleuve ou qu'il vente, jamais il ne dérogeait à ce rituel datant de l'époque où il avait encore un chien. Cerise, sa dernière chienne, était morte depuis quelques années déjà, mais Simon aimait le contact du cuir dans ses mains et continuait à trimballer la laisse de son animal à chaque fois qu'il sortait faire un tour. Arrivé dans la cour de l'abbaye, il s'assit sur un des bancs qui ceinturaient la vasque et attendit que son coeur reprenne un rythme régulier. Il était 11 heures, ce mardi 6 juin. Le vieil homme de 74 ans profitait du calme relatif qui régnait aux alentours. Les élèves du Petit Séminaire avaient déjà regagné les classes après la récréation du matin. Dans quelques semaines, l'endroit grouillerait de festivaliers venus assister en masse aux concerts de musiques du monde et aux animations diverses d'Esperanzah, le festival né sur les cendres du Temps des Cerises. Après avoir retrouvé suffisamment d'énergie, il se leva et se dirigea vers l'esplanade qui surplombait la vallée de la Sambre. C'est là qu'il avait eu une discussion houleuse mais salvatrice avec Marylou, sa petite-fille. Elle l'avait poussé dans ses derniers retranchements, lui ôtant la culpabilité qui l'habitait depuis de nombreuses années.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - A propos du tome 1
    Une lecture captivante qui parle de manipulation, de secrets, de drames, de coïncidences. - Abookisalwaysagoodidea.com
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Professeur de français, de latin et de théâtre dans une école bruxelloise depuis plus de vingt-cinq ans, Jean-Louis Aerts a multiplié les expériences littéraires et artistiques : one man show, saynètes et improvisations théâtrales, nouvelles, contes...

  • Après Les Dessous de la Cambre, Van Kroetsch est de retour pour une enquête complètement déjantée dans les ruelles de l´Îlot Sacré Un pendu a été vu dans un bistrot du quartier de l´Îlot Sacré, en plein coeur de Bruxelles. Le temps que les secours arrivent... le corps a disparu. Pour régler cette affaire, Rinaldi, l´inspecteur en chef de la zone de police Bruxelles-Ixelles, reprend contact avec une vieille connaissance : Van Kroetsch, un chômeur longue durée jouant au détective, à moins que ce ne soit l´inverse.
    Décor de Noël et ambiance de fin d´année. Les deux hommes mènent leurs investigations au fond des impasses et des bars du centre-ville. Un parcours rock `n´ roll jalonné de scènes alcoolisées.
    /> Une virée surréaliste à la découverte d´un Bruxelles face B !
    À PROPOS DE L'AUTEUR Marc Meganck a déjà signé quatre romans (Génération Raider, Deux fois par an, Port-au-Persil, Une vie belge) et un recueil de nouvelles. Des textes qui décrivent avec cynisme et tendresse le quotidien de sa génération, des hommes et des femmes nés au milieu des années 1970. Le Pendu de l´Îlot Sacré est son deuxième polar en collaboration avec 180° éditions, une enquête déjantée à travers les ruelles et les impasses de Bruxelles.
    EXTRAIT "J´ai cru un moment qu´ils allaient me demander ce que je faisais là. Mais ils se sont contentés de me regarder sortir les poubelles en se foutant de ma gueule. Ces jeunes gars postés sur le trottoir me faisaient penser à des videurs triant le vilain monde débarquant à une soirée. Ils buvaient de la vodka et du vin dans le froid de décembre. Ils avaient deux chiens agressifs, sans muselière. Ils parlaient très fort. Certains d´entre eux étaient assis sur le capot des voitures en stationnement. Ils étaient là depuis le début d´après-midi. Sept. Moyenne : vingt-cinq ans. Je n´osais pas les questionner sur leur présence devant l´immeuble. Ils semblaient capables de tout, surtout du pire. On aurait dit des étudiants attardés, un peu crasseux, hésitant entre chômage et pré-clochardisation, pour faire cool ou que sais-je. Non, ils ne m´ont pas dit un mot quand j´ai balancé mes sacs-poubelles le long de la façade. Ils sont restés amorphes en fumant leur joint, puis ils se sont marrés en me reluquant de la tête aux pieds."

  • Bruxelles occupée

    Georges Lebouc

    Il existe des livres sur l´occupation en Belgique mais aucun n´a jamais été écrit sur l´occupation à Bruxelles, qui connut pourtant des événements exceptionnels comme ce marché noir dans la célèbre rue des Radis ou la fermeture de l´ULB dont les étudiants avaient eu la « mauvaise » idée de parodier l´invasion ratée de l´Angleterre en organisant une attaque du chalet Robinson au Bois de la Cambre !
    Bruxelles subit aussi un bombardement dévastateur qui ravagea quantité d´immeubles de l´avenue de la Couronne mais, pour redonner courage à la population, le pilote de Sélys-Longchamps attaqua avec une audace inouïe le bâtiment de la Gestapo, précédant la parution du Faux Soir, énorme « zwanze » (plaisanterie) qui coûta, hélas, la vie à plusieurs de ses initiateurs.
    La fin de cette occupation fut marquée par l´incendie (volontaire) du Palais de Justice, heureusement compensé par un pseudo « enterrement » d´Hitler en plein coeur des Marolles.
    Tous ces événements sont replacés dans leur contexte socio-économique : rationnements en tous genres, Secours d´Hiver, coupures de gaz et d´électricité mais aussi divertissements.
    Il était temps de recueillir les souvenirs de témoins, oraux ou écrits, et d´en faire une synthèse sur ce que furent les quatre années pendant lesquelles Bruxelles vécut des heures qui resteront parmi les plus amères de sa longue histoire.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Un ouvrage qui fait la part belle aux témoignages de témoins directs et aux anecdotes qui rendent la grande histoire un peu plus humaine. L´écriture se veut agréable avec un auteur qui apprécie les bons mots et l´ironie. Les événements racontés sont replacés dans le contexte socio-économique de l´époque dans un livre qui apporte sa brique au devoir de mémoire. (...) [Ce] document centré sur l´anecdote et les témoignages se lit avec grand plaisir. - L'Echo, Philippe Degouy À PROPOS DE L'AUTEUR Georges Lebouc est né à Bruxelles en 1936. Diplôme en philosophie et lettre de l'Université Libre de Bruxelles, l'auteur compte aujourd'hui de nombreux ouvrages à son actif, notamment dans le domaine de la linguistique.
    EXTRAIT Il m´arrive souvent de parler de la deuxième guerre mondiale à des « jeunes » et, à mon âge, une personne de quarante ans est un « jeune ».
    Je suis toujours sidéré par leurs questions et je me demande souvent comment peuvent-ils ignorer tant de « choses » au sujet de cette guerre qui fit soixante-cinq millions de morts ! Au fond, cette « ignorance » n´est pas très différente de celle que j´affichais (sans ostentation) au sujet de la guerre de 14-18. Très vite, on s´en aperçoit, les douleurs, les angoisses, les entassements de morts appartiennent au passé, à un passé qui s´enfonce à une vitesse telle qu´il semble presque appartenir au Moyen Âge.
    Pire encore, si les « hauts » faits d´armes subsistent dans les livres d´histoire, évoquant quelques terribles batailles, la vie quotidienne des populations semble, elle, tout à fait oubliée.

  • Le printemps est la saison des révolutions : et si, cette année, nous assistions au printemps des seniors ? Car, comme le fait remarquer Georges : « Mai 68, c´était déjà nous ! » Les Lilas Blancs, une maison de retraite. C´est là qu´Alain, Béatrice, Bernadette et Georges se rencontrent, et commencent véritablement leur vie. A 70 ans.
    Neutraliser un jeune délinquant dans les rues de Mons, inviter la reine Mathilde à signer une pétition à vocation humanitaire, entreprendre un raid clandestin pour sauver un site naturel, emmener des SDF dans un restaurant étoilé, enregistrer une chanson qui deviendra un tube mondial, démonter une émission télévisée truquée, organiser un mariage gay dans le parc de la résidence, ... nos quatre héros n´ont plus une minute à perdre !
    Il est bien fini, le temps où l´on infantilisait « les vieux » pour mieux les soumettre.
    Gilles Horiac jette dans ce roman un oeil drôle, tendre et optimiste sur la nouvelle génération des seniors.
    À PROPOS DE L'AUTEUR Gilles Horiac a déjà signé cinq romans : Quand tu seras petit ; Sales gosses, je vous aime ; Pleine lune ; Sa Majesté Léa ; Enquête chez les oiseaux.
    Il n´y a plus de vieillesse ! est son sixième roman, dans lequel il nous invite à suivre une tendre et optimiste révolution au coeur d´une maison de retraite.
    EXTRAIT Quand « Les Lilas Blancs » accueillent un nouveau pensionnaire, la directrice Jeanine Tricot commence toujours la visite par la cafétéria, sans doute parce que c´est de loin la pièce la plus avenante de la maison de repos. Restaurant matin, midi et soir, l´espace se métamorphose, une fois le repas achevé, en un salon de divertissement, où les uns jouent aux cartes, tandis que d´autres dorment ou rêvassent face à l´immense baie vitrée qui ouvre sur le parc. Attablée seule à côté d´un vieux piano désaccordé depuis longtemps, Joséphine recommence inlassablement sa réussite, qu´elle ne parvient jamais à conclure victorieusement, vu que son jeu ne comporte que cinquante et une cartes.

  • Première vie

    Yves Ringer

    ... Depuis, je reste sans envie,
    Car je sais d'expérience
    Que l'on peut rater sa vie
    Pour un simple silence.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Scénariste et producteur de cinéma primé dans le monde entier, journaliste, dessinateur de presse, auteur de livres, parolier... Yves Ringer s'est essayé avec bonheur à de nombreuses formes d'écriture ; la poésie en fait partie.

  • Pour Fabien Michel, ex-inspecteur récemment installé en Valais, les jours sont longs et se ressemblent. Une malencontreuse sortie de route va néanmoins bousculer son quotidien...
    Impliqué dans la découverte d'un corps partiellement calciné et ligoté à un arbre, il se retrouve derrière les barreaux, accusé de meurtre.
    Dans le Val de Bagnes, la sérénité a laissé place à l'effroi, plongeant la région dans une nuit glaçante et sanguinaire.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Inspectrice à la brigade de police scientifique vaudoise, Tatjana Malik s'est découvert une passion pour l'écriture de polars, il y a cinq ans. Le loup du Val de Bagnes est son second ouvrage, un roman policier qui se déroule en Suisse et qui vous fera voyager dans le Valais. Il ne s'agit pas d'une suite de son premier polar Un lien indélébile, néanmoins on y retrouve quelques-uns des personnages.

  • Moria

    Marie Doutrepont

    Six mille réfugiés s'entassent dans un camp sur l'île paradisiaque de Lesbos.
    Le camp de Moria se situe à Lesbos, une île grecque paradisiaque. Environ six mille réfugiés s'y entassent, échoués là après un voyage effroyable, entrepris avec ce qu'il leur restait d'espoir. Mais là-bas, c'est nulle part, c'est l'attente interminable. Les enfants jouent parmi les déchets. Les malades ne sont soignés qu'avec du paracétamol. Les familles s'entassent dans des containers ou des tentes de fortune. Le grillage est leur seul horizon. Certains d'entre eux refusent de croire qu'ils sont en Europe.
    Marie Doutrepont, avocate bénévole au sein d'une ONG, s'est rendue à Moria pour apporter une assistance juridique de première ligne aux demandeurs d'asile. De ce quotidien bouleversant, elle écrira des lettres poignantes à ses proches. Ces échanges seront son paracétamol à elle, son exutoire, son « absolue nécessité ».
    Moria. Chroniques des limbes de l'Europe est un témoignage rare et essentiel pour comprendre la douleur de l'exil et l'absurdité de la politique migratoire européenne, en plongeant dans les coulisses interdites de Moria. Un récit simple, humain, désespéré et pourtant empli d'espoir, car sur une même île, le meilleur et le pire se côtoient. Et la vie s'accroche, malgré tout.
    Découvrez un témoignage rare et essentiel qui permet de comprendre la douleur de l'exil et l'absurdité de la politique migratoire européenne, en plongeant dans les coulisses interdites de Moria.
    EXTRAIT
    J'essaye donc d'obtenir un rendez-vous pour Djihanne à l'hôpital. On nous dit de revenir à treize heures, on revient, on attend, les gens ne font de toute manière pas grand-chose d'autre que d'attendre leur tour, ici : leur tour pour la douche, le repas, le rendez-vous chez le médecin ou l'avocat, leur tour pour sortir d'ici et partir à Athènes, leur tour pour leur audition. Leur tour pour la vie. Les hommes sont extrêmement galants, il y en a toujours un pour me céder sa chaise ou son siège dans le bus, malgré mes protestations.
    Mon gilet gris et mon badge ont fini par jouer. J'ai obtenu une date de rendez-vous pour Djihanne. Mardi matin, 8 h. Il n'y a pas d'assistant social ici, pas d'associations, rien, donc c'est moi qui vais l'y accompagner et traduire pour elle. Afin qu'un médecin grec puisse écrire en grec ce qu'un médecin de MSF avait constaté en anglais. C'est la procédure.
    Je ne vous parlerai pas aujourd'hui de Kalongo, qui souffre de douleurs insoutenables au dos et à l'anus depuis qu'il a été torturé. À force d'insistance, il a fini par être examiné par un médecin à Mytilène, qui lui a dit qu'il avait une déchirure à l'anus, mais a oublié de lui donner un traitement, de sorte qu'il souffre le martyre à chaque fois qu'il défèque et durant de longues heures après. Je préfère vous dire qu'on est retourné manger chez Nikos et Katerina avec toute l'équipe hier, c'était le dernier jour de Wensley. Ils ont un livre d'or rempli de tous les alphabets du monde, ourdou, hindi, dari, farsi, arabe, latin et encore plus de langues. C'était délicieux, chaleureux. Un pope affublé d'une énorme bedaine, d'une vieille soutane noire et d'un petit chien blanc est venu prendre le café en fin de soirée. Il nous a interpellés avec force gestes en grec, puis est reparti en pétaradant dans une voiture rose défoncée.
    Hors du camp, la vie est douce, à Lesbos. Il y fait tiède, on y mange bien et pour pas cher, la mer est belle, bleue et turquoise, les paysages à couper le souffle. Mais je ne peux pas m'empêcher de la voir autrement, la mer.

  • La peine des petits

    Axelle Herren

    Suite au meurtre sordide d'un notable de la ville, Gerd se lance dans une enquête qui l'emmenera vers une horreur inimaginable...
    En embrassant la vocation de flic, Gerd avait pour seul objectif de faire triompher la justice. Après le meurtre particulièrement sordide et brutal d'Edouard Duchaurel, il en a l'occasion. Ce notable bien en vue, torturé à mort, avait beaucoup d'ennemis... Le tirant de son ennui, cette enquête entraînera Gerd dans un jeu de pistes qui va sérieusement ébranler ses convictions d'idéaliste implacable et le pousser à reconsidérer ses certitudes et son impératif de justice. Emmené de plus en plus loin dans l'horreur, il devra mettre toute son énergie pour contrecarrer les plans d'un tueur résolu à achever son oeuvre.
    /> Véritable course contre la montre dans laquelle les indices se multiplient au même rythme que les cadavres, La peine des petits plonge le lecteur au coeur du mal et l'amène à se questionner sur son système de valeurs.
    Découvrez sans plus attendre ce roman, Prix RomandNoir 2018, et enquêtez sur un meurtre sordide aux côtés de Gerd, un flic idéaliste.
    EXTRAIT
    Au moment où son portable sonna, ce mardi 13 avril 2016, Gerd posa immédiatement ses yeux sur le réveil qui le narguait sur sa table de nuit. L'écran affichait 2 h 27. Rageant plus par réflexe que par réelle incommodité, Gerd saisit son téléphone avec tant d'élan qu'il manqua le faire tomber sur le sol. Sans même avoir le temps de dire le conventionnel « ALLO », la voix de l'interlocuteur glapit : « Habille-toi et ramène-toi direct au poste. Ça sent le vice. » Gerd avait rarement perçu une telle gravité dans la voix de Patrick. Le chef, et c'est pour ça qu'il était chef, savait ordinairement se maîtriser en toutes circonstances. Sa voix restait posée et neutre, même dans des situations chaotiques.
    L'esprit encore un peu cotonneux, c'est machinalement que Gerd enfila son pantalon, sa chemise ridiculement amidonnée, son pull et ses chaussures. Avant de passer la porte avec son blouson sur l'épaule, il griffonna un message à l'attention de Céline : « Je pars au boulot. Nouvelle affaire. Je t'appelle dès que possible. Je t'aime, malgré tout. » Puis il le déposa bien en évidence sur le guéridon baroque, hérité de sa grand-mère, dans l'entrée.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Habitant à Martigny, en Valais, Axelle Herren est professeure de français. Grande lectrice et fan de cinéma, le Prix RomandNoir lui donne l'occasion de publier son premier livre et de se confronter aux lecteurs.

  • Treize écrivains et trois photographes réveillent en nous le sentiment que Bruxelles sommeille dans les plis de nos coeurs.
    Une ville singulière et énigmatique que l´on aime ou que l´on rejette car elle est insaisissable, mais bien présente en nous.
    Un ensemble de textes tendres, ironiques, intimistes, pour entrer en empathie avec une ville unique !
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Impressions de Bruxelles se lit partout! En vacances, sur le transat entre deux baignades... En route vers le travail, dans le métro entre deux arrêts... Les treize impressions, tantôt nouvelles, tantôt récits, tantôt histoires, se dégustent sans modération... Les trois respirations photographiques sont autant de pause qui viennent aiguiser votre appétit de lecture!" - Brussels Life, Frédéric Solvel - "N´était-ce goût de trop peu, Impressions de Bruxelles comblerait les plus rétifs au magique pentagone grande extension. (...) Matinés tantôt de tendresses flagrantes, tantôt d´affecteuses réminiscences (Tâtez un peu de ce Patrick Delperdange entraînant son lectorat au Falstaff ou au cinéma Variété, deux temples d´un Bruxelles bruxellant !), les récits virevoltent, vous acheminent là vers un corps à corps singulier mais capital, ici dans les entrailles d´une ville électrique. - La Dernière Heure, Guy Bernard AUTEURS PRESENTS DANS LE LIVRE o Frank Andriat o Jean-Baptiste Baronian o Alain Bertrando Patrick Delperdangeo Nathalie Gasselo Jean Jauniauxo Michel Joireto Marc Megancko Jean-Pierre Orbano Jean-Pierre Pisettao Jean-Paul Raemdoncko Marianne Sluszny o Évelyne Wilwertho Alain Geronnez o François Goffino Philippe Herbert Un projet dirigé par Bernard Gilson EXTRAIT J´aime Bruxelles et son grand corps mystérieux traversé par un cours d´eau qu´on ne voit jamais. Oui, je parle de ma ville comme d´un corps mystérieux et je suis imprégné d´elle comme on peut l´être d´une femme. Pourtant, la ville et les Bruxellois entretiennent, comme dans un vieux couple, une relation d´amour-haine telle qu´on peut la ressentir en pensant à ce que Bruxelles fut et à ce qu´elle est aujourd´hui au coeur de l´Europe. Bien souvent, je me suis demandé ce que l´étranger - celui qui vient d´ailleurs - pense de cette cité peuplée d´hommes et de femmes qui s´expriment en français, en flamand, en wallon et parfois encore en bruxellois. Pour la redécouvrir, Jean-Paul Raemdonck écrivait dans Bruxelles sentimental : « C´est le promeneur égaré qui perçoit le mieux le vrai miroir de la ville ».

  • Une satire au vitriol du monde de la publicité dans la lignée de « 99 Francs » de Beigbeder.
    Un solide gaillard, souriant, le crâne rasé, une boucle en or à l´oreille gauche, un tee-shirt blanc immaculé sur des muscles impressionnants, un pantalon blanc retroussé comme les marins. Vous l´avez reconnu, c´est le célèbre personnage publicitaire qui, à la télé, rend notre cuisine «si propre que l´on peut se voir dedans».
    Par la plume de Pierre Rosenthal, Monsieur Propre prend vie et se trouve projeté dans une aventure aux allures de conte initiatique : à quoi peut bien ressembler le quotidien de ce sympathique trentenaire?
    Aime-t-il vraiment faire le ménage? A-t-il des amis? Et pourquoi Mr. Propre n´aurait-il pas une vraie conscience politique? Quitte à rencontrer le pape et à se présenter aux élections présidentielles?
    Ce livre est tout autant un roman épique qu´une satire de l´univers impitoyable de la publicité.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "Le propre de Monsieur Propre est un roman original et surprenant !" - La Dernière Heure À PROPOS DE L'AUTEUR Directeur de création des campagnes publicitaires de Monsieur Propre pour toute l´Europe et les pays de l'Est de 1994 à 2008, l´auteur connaît et aime mieux que quiconque son personnage. Il nous raconte l´existence surprenante de cette icône publicitaire, enfin en chair et en os.
    EXTRAIT - Marcel... Pince-moi... Je rêve ! hurle-t-elle. Ce type-là... c´est... on dirait... mince alors !
    La vieille femme marche maintenant à vive allure vers sa cuisine. Elle se penche sous l´évier et revient à la fenêtre munie d´un produit ménager.
    - Marcel, regarde...
    - Oui, quoi, c´est ton produit pour nettoyer et alors ?
    - Mais regarde le dessin sur le produit ! C´est le même gars que dans la rue !
    - Non d´une fricadelle ! Mais oui, tu as raison Germaine. Le voisin... c´est Monsieur Propre ! Et en plus il entre bras dessus, bras dessous, avec l´autre type ! J´en étais sûr, ce Monsieur Propre est homosexuel ! Tu te rends compte Germaine ! Pendant des années on a vendu du Monsieur Propre à tout le monde ! J´ai honte ! Dans quel monde vivons-nous !

  • Une vie belge

    Marc Meganck

    Un roman brûlant d'actualité sur la belgitude. Un espace restreint mais exaltant, une trajectoire... une vie belge.
    Quand il ne rend pas visite à son oncle Alain incarcéré à la prison de Forest, Jean parcourt la Belgique en compagnie de Nina. Du signal de Botrange à la mer du Nord, du point culminant jusque tout en bas, là où la frontière prend l´eau.
    Tout ça à bord d´une vieille Volvo 242.
    Au parloir, l´oncle Alain lui fait voir le Royaume à sa manière. Il lui raconte son existence de « Flamand francophone » né au Congo avec mélancolie et cynisme. De son côté, Jean lui relate son quotidien de trentenaire bruxellois un peu à la dérive. Entre rires et larmes, les deux hommes confessent leurs blessures, leurs joies, leurs rêves.
    Un voyage dans le temps et l´espace, des années 1950 à nos jours. Des générations qui se croisent. Des histoires de famille, d´amour, d´amitié. Une recherche d´identité. Une quête de sens. Le désamour d´un pays qu´on traverse à la vitesse de l´éclair.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "On s'en voudrait (...) de réduire Une vie belge à un atlas de la Belgique. C'est aussi et surtout l'histoire d'un homme jeune, de ses amis, de sa famille - une galerie de portraits bien campés au service d'une attachante histoire de la quête de soi" - Nausica Dewez, Le Carnet et les instants - "Une vie belge (...) s'étale ainsi au gré des confidences de ce trentenaire mal dégrossi et de son oncle privé de liberté mais pas de souvenirs. Réjouissant." - Télépro À PROPOS DE L'AUTEUR Marc Meganck, né à Bruxelles en 1975, a déjà signé trois romans (Génération Raider, Deux fois par an, Port-au-Persil) et un recueil de nouvelles(Camionnette Rouge) chez Bernard Gilson Editeur. Ainsi qu´une nouvelle intitulée Métro Valdy dans Impressions de BruxellesLes dessous de la Cambre) publiés récemment chez 180° éditions. Il est l´auteur de romans et de nouvelles qui décrivent avec humour et tendresse les petits riens de ce quotidien qui nous colle à la peau. Des thèmes générationnels et universels.
    EXTRAIT - Je te préviens, Jean, je ne grimpe pas là-dessus !
    - Écoute, Nina, on n´a pas fait toute cette route pour rien.
    Allez, monte !
    - C´est hors de question ! Imagine qu´on nous voie sur ce truc.
    - Arrête un peu ! Donne-moi ta main ! Je vais t´aider. Et puis, de toute façon, il n´y a personne pour nous voir.
    - Sans blague, c´est le bout du monde ici !
    - Pas le bout, Nina. Le sommet... enfin, celui d´un certain monde.
    Signal de Botrange, sur le plateau des Hautes Fagnes, point culminant de la Belgique : 694 mètres. Pas très rond comme altitude. C´est pour cette raison que nous sommes là, face à « ce truc » comme dit Nina. La butte Baltia, un édicule construit en 1923 à l´initiative du Commissaire royal aux Cantons de l´Est. Haute de six mètres, l´élévation de terre est surmontée d´un escalier rejoignant une plateforme avec table d´orientation. Et puis, bien sûr, 694 + 6 = 700. Car tel avait dû être l´enjeu ou, du moins, le désir. Je ne comprends pas très bien la démarche, atteindre artificiellement cette cote altimétrique.

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