Académie royale de Belgique

  • De quoi le Covid est-il le nom ? Une révolution ou un révélateur ? Une pandémie ou une syndémie ? L'occasion, en tout cas, de poser quelques questions radicales. Pourquoi faut-il discuter collectivement du bien-fondé des mesures ? La santé est-elle une valeur, ou un bien ? Quel type de vie voulons-nous défendre ? Et pourquoi faire de la mort, un tabou ? « Quoi qu'il en coûte », certes ; mais après ? Nécessité, exception, urgence : quel cadre juridique pour les crises ? Droit : quelles mesures de solidarité, quelles atteintes aux libertés ? Les vaccins, des biens publics mondiaux ? Finalement, ce Covid : le dernier acte d'une société à bout de souffle, ou l'occasion d'un second souffle ? À nous d'écrire le récit dont le Covid est le nom.
    Juriste et philosophe, François Ost est professeur émérite invité à l'Université Saint-Louis (Bruxelles) et professeur honoraire à l'Université de Genève. Ancien vice-recteur de l'Université Saint-Louis, il est membre de l'Académie royale de Belgique et président-fondateur de l'Académie européenne de théorie du droit. Il a publié une vingtaine d'ouvrages en théorie et philosophie du droit, dont la plupart font l'objet de traductions. François Ost est également président de la Fondation pour les générations futures et auteur de plusieurs pièces de théâtre.

  • Avant même qu'Elvis Presley n'enregistre son premier disque, le rock avait été déclaré mort et enterré. Depuis sept décennies les discours contradictoires ne se sont pas taris. Pour les uns il faut parler du rock à l'imparfait, pour d'autres son futur semble toujours radieux. Quel est le sens de ces discours ? Quels sont les arguments avancés ? Que disent-ils de nos pratiques culturelles et de notre rapport au temps ? Si les réponses ne sont pas tranchées on peut au moins affirmer, en paraphrasant Frank Zappa, que si le rock n'est pas mort, il a une drôle d'odeur.
    Christophe Pirenne enseigne l'histoire de la musique et les politiques culturelles à l'Université de Liège et à l'Université de Louvain-la-Neuve. Outre ses travaux consacrés au rock, il s'intéresse également à la vie musicale belge des XIXe et XXe siècles. Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • Le mythe de Prométhée fait partie de l'histoire de la pensée, de la littérature et des arts en Occident ; il continue à y exercer une influence plus ou moins grande, mais jamais négligeable. Son rôle et sa survie ont déjà fait l'objet de travaux importants, tel le livre remarquable de Raymond Trousson, Le Thème de Prométhée dans la littérature européenne, édité une première fois en 1969. Toutefois, on ne s'est pas encore interrogé sur les références qui se multiplient à partir des années 1960 à propos d'avancées technologiques, sans commune mesure avec celles du passé. Dans un tel contexte, Prométhée est régulièrement présenté comme leur promoteur, pour le meilleur et pour le pire, et suscite dès lors admiration confiante ou crainte pessimiste pour l'avenir. Il n'apparaît donc pas inutile de remonter aux sources grecques qui ont été le point de départ de notre connaissance du mythe et d'étudier, à travers une confrontation entre le passé et l'actualité récente, la part de l'héritage et de l'innovation créatrice qui se manifestent dans les enjeux auxquels Prométhée a été rattaché par les Grecs et par nous.
    Monique Mund-Dopchie est docteure en philologie classique et agrégée de l'enseignement supérieur. Aujourd'hui professeure émérite, elle a mené toute sa carrière à l'Université catholique de Louvain où elle a enseigné la littérature grecque et l'histoire de l'humanisme. Ses recherches portent sur la survie des auteurs grecs dans la culture occidentale, particulièrement à la Renaissance. Elle est membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique.

  • Cinquante-deux crises en septante-cinq ans. Moyenne de vie d'un gouvernement : dix-huit mois. Dans la dernière décennie, deux crises de plus d'un an. L'État Belgique est-il devenu ingouvernable ? Le régime des crises va-t-il déboucher sur une crise de régime ? En temps de crise, des consignes de prudence s'imposent au gouvernement et au Parlement. En fin de crise, des réformes de calendrier devraient aider à composer un gouvernement viable dans un délai raisonnable.

    Professeur émérite et ancien doyen de la Faculté de droit de l'Université catholique de Louvain, Francis Delpérée est membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Institut de France. Il préside l'Académie internationale de droit constitutionnel. Il est membre honoraire de la Chambre des représentants et du Sénat.

  • L'ouvrage considère les rapports qu'entretiennent divers aliments et différentes maladies (AVC, épilepsie, hydropisie, hypocondrie, démence, etc.) dans les prescriptions publiées par des médecins de Padoue à la Renaissance. On prend en compte et on lie aux qualités des aliments tels qu'ils ont été définis par Galien les recommandations concernant le boeuf, le porc, le lièvre, la volaille, les oies et canards, les céréales, les légumes et herbes potagères, les produits laitiers, les oeufs et le vin.
    Daniel Droixhe a enseigné l'histoire de la langue française, la littérature wallonne et picarde à l'Université Libre de Bruxelles et à l'Université de Liège Il a créé la Société wallonne d'étude du XVIIIe siècle (https://www.swedhs.org/). Sa bibliographie sur https://orbi.uliege.be compte environ 200 publications.

  • Pour pouvoir façonner la Belgique de demain, nous avons besoin d'une vision qui, sans être politiquement réalisable à court terme, n'en prétend pas moins décrire les contours d'un avenir désirable et soutenable. Pour ce petit bout de planète, il existe un destin possible bien plus enthousiasmant que la dystopie de la dislocation. A nous de le penser sans naïveté et de le réaliser sans faiblesse.
    Philippe Van Parijs est professeur invité aux Universités de Louvain et Leuven et Robert Schuman Fellow à l'Institut universitaire européen (Florence). Lauréat du Prix Francqui en 2001, il a enseigné à Harvard et Oxford et dirigé la Chaire Hoover d'éthique économique et sociale de l'Université de Louvain depuis sa création en 1991 jusqu'en 2016.

  • Les idées, les critiques, les fantasmes, espoirs et angoisses transhumanistes sont culturellement omniprésents. La notion centrale d'amélioration/augmentation des capacités humaines n'est pas neuve. Ce qui est nouveau et qui porte le transhumanisme est que de la médecine à la robotique, des biotechnologies aux sciences cognitives, des nanotechnosciences à l'astronautique, ces idées et fantasmes connaissent de plus en plus d'ébauches de concrétisation. Ce sont ces avancées technoscientifiques projetées comme à poursuivre indéfiniment dans l'avenir qui provoquent la réflexion philosophique, éthique, politique, et lui accordent du poids et du sérieux.
    Gilbert Hottois est professeur émérite de l'Université libre de Bruxelles. Il est Membre de l'Académie royale de Belgique ainsi que de l'Institut International de Philosophie. Professeur invité dans plusieurs universités d'Amérique du Nord et du Sud, d'Afrique et d'Europe, dont le Collège de France en 2003, il est l'auteur de plus de vingt livres et l'éditeur scientifique d'autant d'ouvrages collectifs, dont un dictionnaire et une encyclopédie de bioéthique.

  • Des plantes OGM qui vous veulent du bien ! Nouv.

    Alors que les plantes OGM représentent plus de 10% des surfaces cultivées mondiales, elles sont une source d'inquiétude en Europe. Souvent décrit sur le même pied que les pesticides, elles sont associées à des risques alimentaires et écologiques. Qu'en est-il vraiment? L'auteur nous invite à dépasser les préjugés et les dogmatismes et à nous pencher sur les données scientifiques. Après avoir comparé les plantes OGM aux plantes acquise traditionnellement par croisements, il décrit les plantes OGM qui sont aujourd'hui dans les champs et celles à venir, dont certaines intéressent davantage les consommateurs.
    Bioingénieur et docteur en sciences naturelles appliquées, Marc Boutry a été chercheur au Fonds national de la recherche scientifique et professeur à l'UCLouvain. Il a dirigé le Louvain Institute of Biomolecular Science and Technology de 2003 à 2010. Ses recherches ont porté sur les mécanismes de transport de métabolites dans la plante ainsi que sur la production de protéines pharmaceutiques dans des cellules végétales. Il est membre de la Classe des Sciences de l'Académie royale de Belgique.

  • Les nouvelles technologies (internet, vidéo, dématérialisation,...) connaissent des développements accélérés qui vont amener les institutions culturelles à repenser en profondeur leurs activités. Le livre prend pour exemple le secteur du spectacle vivant et montre combien ces changements affectent tant la production que la diffusion des créations culturelles. Le succès de la diffusion des représentations du Metropolitan Opera dans un réseau mondial de cinémas en fournit un exemple flagrant. Ces bouleversements pourront parfois induire une redéfinition des critères de soutenabilité des projets culturels et imposeront en tout cas un réexamen de l'utilité des fonds investis, permettant l'émergence de nouvelles formes d'expression ou de nouveaux circuits de distribution.

    Après des études de droit et d'économie à l'Université libre de Bruxelles, Michel Hambersin mène de front une carrière bancaire internationale et de professeur de finance à l'ULB. Il poursuit en parallèle une activité de critique musical (sous le pseudonyme de Serge Martin), notamment au journal Le Soir. Membre de la Classe Technologie et Société depuis 2009, il consacre désormais ses recherches à l'économie de la culture.

  • A l'heure de l'intelligence tant ambiante qu'artificielle, le numérique et ses multiples applications modifient profondément le fonctionnement de notre société, de nos entreprises, de nos administrations. Ils affectent nos comportements et influent sur nos relations sociales. Face à cette 'révolution', le Droit se trouve interpellé dans ses fondements traditionnels, dans ses concepts et dans son propre mode de raisonnement. Que peut-il et doit-il dire, face à l'autorégulation, que dictent les GAFAM, face aux 'Fake News', face au profilage, face à la réalité de l'homme augmenté? Son rôle n'est-il pas d'aider la société à retrouver la maîtrise de l'outil technologique au profit de valeurs éthiques et démocratiques? C'est le propos de cet ouvrage.

    Yves Poullet est professeur émérite et recteur honoraire de l'UNamur et professeur associé à l'UC Lille où il copréside le NADI (Namur Digital Institute) qui regroupe 150 chercheurs de diverses disciplines réunis autour du thème : « Numérique et Société ». Il est membre de l'académie royale de Belgique. Il a rejoint, depuis un an, la Chambre contentieuse de l'autorité belge de protection des données.

  • Même si elle est la règle fondatrice de l'état, la Constitution doit se penser ici et maintenant.
    La dénomination qui est la sienne est significative. Elle tend à préserver la stabilité de l'état. L'on met en garde contre l'usage d'appellations déviantes dans les communautés et régions ou dans l'Union européenne.
    L'écriture de la Constitution répond à des règles particulières. La rigidité qui caractérise la procédure de révision en Belgique est bienvenue. Elle n'a pas fait obstacle à l'instauration, depuis un demi-siècle, d'un régime fédéral de gouvernement.
    Professeur émérite et ancien doyen de la faculté de droit de l'Université catholique de Louvain, Francis Delpérée est membre de l'Académie royale de Belgique et de l'Institut de France. Il préside l'Académie internationale de droit constitutionnel. Il a été sénateur de 2004 à 2014. Depuis lors, il est député fédéral.


  • Marie-Thérèse. Une épouse amoureuse de son mari ! Une mère attentive et envahissante d'une famille nombreuse. Catholique et bigote sans ostentation. Offusquée par l'irréligion et l'hérésie. Soucieuse de défendre ses droits souverains face au Vatican. Admirative d'un héritier, Joseph II, qu'elle chérissait mais dont l'impétuosité l'inquiétait. L'influence de ce dernier fut beaucoup plus importante qu'on ne l'a généralement reconnu. Un hommage à cette grande dame : l'Académie lui doit son existence.



    Historien, chercheur FNRS et docteur en Philosophie et Lettres, Hervé Hasquin enseigna à l'Université libre de Bruxelles à partir de 1970 ; il en fut le recteur (1982-1986) et le président du Conseil d'administration (1986-1995). Parallèlement, il mena une carrière politique (sénateur, député, ministre) entre 1987 et 2007. Il a présidé l'Institut d'étude des religions et de la laïcité de l'ULB pendant de très nombreuses années, ainsi que le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme (2008-2011). Il a été Secrétaire perpétuel de l'Académie royale de Belgique
    (2008-2017). Hervé Hasquin a été initié en Maçonnerie en janvier 1970.

  • Lorsque l'on examine la situation présente de la planète, les évolutions de ces dernières décennies et les tendances futures, il semble justifié d'utiliser l'expression de « Développement non durable ». Sous l'âge de l'Anthropocène le fonctionnement des sociétés modernes bouleverse les équilibres écologiques. Le changement climatique est en passe d'aggraver encore ces impacts, alors que son traitement demande des changements profonds dans l'économie. Enfin, les politiques menées sous l'égide du Développement durable révèlent leurs lacunes sur le long terme. Que sera l'avenir ?

    Ingénieur agronome, docteur en sciences (PhD), Philippe Bourdeau est directeur honoraire à la Commission européenne. Il est également professeur honoraire, président-fondateur de l'IGEAT (Institut de gestion de l'environnement et d'aménagement du territoire) à l'Université libre de Bruxelles. Il est membre émérite de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique.


    Ingénieur physicien, licencié en philosophie et docteur en sciences de l'environnement, Edwin Zaccai est professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est membre associé de la Classe Technologie et Société de l'Académie royale de Belgique.


    Ingénieur commercial, Roland Moreau, il a dirigé Greenpeace Belgique durant 4 ans et est depuis 2003 le directeur-général Environnement du SPF Santé Publique.


  • « Existe-t-il une littérature européenne ? », cette question mobilise un réseau complexe de liaisons plurielles entre les mots, les langues parlées, les textes écrits, les ensembles culturels qui les voient naître, les nations au sens politique du terme et l'Union supranationale européenne en recherche d'identité. Au coeur de la complexité se tiennent les écrivains. Conteurs de récits, hommes et femmes, ils n'ont jamais laissé se perdre l'héritage premier qui fait notre humanité : la parole. Ces récits ne racontent que peu d'histoires, mais selon une infinité de modalités. Parmi celles-ci, la rencontre amoureuse est décisive. Être digne d'amour renvoie chacune et chacun à l'enjeu de sa propre dignité et de celle de l'autre. Enjeu de taille pour notre culture individualiste. En ce sens, le projet européen a davantage besoin de la littérature que d'aucuns le croient.



    Richard Miller est docteur en philosophie de l'Université libre de Bruxelles et homme politique libéral. Il est l'auteur de nombreux essais, de monographies d'art et de recueils de nouvelles écrites en langue française et en patois. Par ailleurs, il est un des fondateurs de la maison d'édition « Créations/Europe/Perspectives ».


  • Une réappropriation de la Constitution par les citoyens s'impose aujourd'hui plus que jamais. Notre Constitution n'est plus adaptée à la société qu'elle entend piloter, tant elle est ébranlée dans sa suprématie et souffre d'insuffisances. Dès lors, avant de mener une autre réforme de l'État, le moment n'est-il pas venu d'envisager une modernisation du texte constitutionnel ? Certes, la Constitution ne peut garantir seule la cohésion de la société, spécialement lorsque celle-ci est plurielle. Mais elle peut favoriser une citoyenneté démocratique et contribuer au renouvellement du contrat social entre l'État et les citoyens. Cette conviction est au coeur du présent ouvrage. Il entend démontrer l'urgence d'un profond débat constituant qui, en associant directement le peuple, viserait à réenchanter la Constitution.



    Marc Verdussen est professeur de droit constitutionnel à l'Université de Louvain (UCLouvain). Il y dirige le Centre de recherche sur l'État et la Constitution.

  • Ce petit ouvrage relève le défi de raconter brièvement l'histoire de notre planète depuis sa formation il y a 4,57 milliards d'années jusqu'à nos jours. Pour une bonne compréhension des phénomènes géologiques impliqués, l'introduction fait le point sur les familles de roches et la mesure du temps. Il révèle également la façon dont a été calculé l'âge de la Terre et les grandes étapes du développement de la vie.
    Frédéric Boulvain est spécialiste des récifs dévoniens. Il est membre de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique et professeur ordinaire à l'Université de Liège où il dirige le laboratoire de pétrologie sédimentaire et enseigne la géologie générale, la pétrologie sédimentaire et la géologie de la Wallonie.


  • Le dopage est-il éthique ? Vous pensez probablement que se doper, ce n'est pas bien. Et si l'on vous demandait d'expliquer pourquoi, vous répondriez peut-être ceci : « Se doper, c'est tricher. » « Se doper, c'est contraire à l'équité sportive. » « Se doper, c'est mauvais pour la santé. » Vos réponses sont inspirées par le bon sens. Mais le bon sens est parfois trompeur ! En réalité, nous aurons l'occasion de découvrir ensemble que la santé et l'équité sportive sont des valeurs qui ne sont pas au coeur de la lutte antidopage contemporaine. L'argument de la santé et celui de l'équité ne sont que des prétextes mis en avant pour masquer une certaine philosophie du sport qui est à l'origine de la volonté d'interdire le dopage. L'antidopage, c'est d'abord, et avant tout, une quête morale qui trouve ses racines dans une philosophie naturaliste du sport.



    Médecin et philosophe, Jean-Noël Missa est directeur de recherches au FNRS, professeur à l'Université libre de Bruxelles et directeur du Centre de Recherches interdisciplinaires en Bioéthique (CRIB). Il est membre de l'Académie royale de Belgique.

  • La Bible qu'il s'agisse de l'Ancien ou du Nouveau Testaments , et le Coran sont des textes qui ne cessent d'être évoqués de façon péremptoire, pour justifier ou discréditer des pensées et postures diverses. Tant de certitudes laissent le chercheur assez perplexe car c'est plutôt la prudence qui devrait prévaloir lorsqu'on étudie des textes d'une telle complexité.
    Ces lignes sont donc une invitation à prendre la mesure des difficultés que l'on rencontre (notamment méthodologiques) lorsqu'on travaille ces écrits réputés révélés. Elles sont aussi une façon de plaider en faveur d'une lecture critique des textes afin de favoriser l'esprit de tolérance entre des personnes qui les lisent différemment.
    Parmi les questions abordées : Qu'est-ce qu'un « canon » ? Qu'appelle-t-on un texte pseudépigraphe, apocryphe ou intertestamentaire ? Y-a-t-il une différence entre la lecture catholique et protestante de la Bible ? Pourquoi les chercheurs parlent-ils d'une source « Q » lorsqu'ils étudient les évangiles ? Que signifie le mot Coran ? Pourquoi l'islam attache-t-il tant d'importance au ad ?
    Philosophe et historien des religions, Baudouin Decharneux est Maître de recherches du FNRS et Professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est également Membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique.

  • L'économie de marché est-elle juste ? Le juriste n'entend pas la question de la même façon que l'économiste et le philosophe. C'est peut-être un paradoxe mais il n'y a pas de théorie proprement juridique de la Justice, comme il en existe au sens de la philosophie morale ou de la science économique. Le droit, quant à lui, assure par les moyens qui lui sont propres la réalisation du système, dans la mesure où celle-ci peut en dépendre et où ces moyens présentent, par conséquent, une pertinence. Il corrige d'autre part les excès dont le système est susceptible, la notion d'excès supposant que tous les « habitants » du système, ses acteurs et ceux que sa réalisation est susceptible d'affecter, n'ont pas le même intérêt à cette dernière.
    En agissant de la sorte, le droit, dans les deux cas, oeuvre à la pérennité du système. Tel est son objectif et son effet, jusqu'à ce que le système soit, le cas échéant renversé, parce que l'objectif recherché aura été manqué. Il s'agit pour le droit de prévenir non seulement cette conséquence extrême, mais aussi l'enclenchement de dynamiques susceptibles d'y aboutir.
    Xavier Dieux est avocat au Barreau de Bruxelles, professeur à l'Université libre de Bruxelles, ancien Doyen de la Faculté de droit, membre de l'Académie royale de Belgique et membre honoraire de la Commission bancaire et financière.

  • L'Apocalypse est un genre littéraire aussi déroutant que fascinant. Dans ce livre, Baudouin Decharneux passe en revue l'origine vétérotestamentaire de l'apocalyptique, son déploiement dans la littérature néotestamentaire, en insistant bien sûr sur l'Apocalypse de Jean, et le prolongement de ce genre littéraire jusqu'à la fin de l'Antiquité. L'apocalyptique serait-elle la promesse d'une revanche des faibles sur les puissants ? L'Apocalypse serait-elle l'expression symbolique des passions humaines ?
    Philosophe et historien des religions, Baudouin Decharneux est maître de recherches du FNRS et professeur à l'Université libre de Bruxelles. Il est également membre de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique et membre associé de l'Académie d'Athènes. L'auteur est président de l'Association des Sociétés de Philosophie de Langue française (https://asplf.org/) et de l'ASBL La Pensée et les Hommes (https://lapenseeetleshommes.be/).

  • L'histoire de la recherche sur l'ozone atmosphérique illustre parfaitement comment la méthode scientifique fait avancer la connaissance. Ce volume retrace les différentes étapes qui ont conduit à notre compréhension des processus impliqués dans la formation, la destruction et le transport de l'ozone stratosphérique. Il montre comment la recherche fondamentale a contribué à la sauvegarde d'une couche qui nous protège de l'action du rayonnement solaire ultraviolet.

    Spécialiste des sciences de l'atmosphère, Guy Brasseur a été Directeur à l'Institut Max Planck de Météorologie à Hambourg et Directeur Associé au « National Center for Atmospheric Research » à Boulder dans le Colorado. Il est membre associé de l'Académie Royale de Belgique et membre de plusieurs académies étrangères.

  • Maudit ou mal-aimé, Brasillach le Collaborateur fut un grand écrivain. C'est un fait. La vie, souvent inséparable de l'oeuvre, entraîne pas mal de scories, toujours idéologiques, parfois insupportables. Pourtant, des pans entiers de cette oeuvre méritent d'être sauvés de l'oubli. L'auteur compte parmi les plus grands critiques de sa génération ; il fut brillant essayiste, romancier de talent et diariste de génie : n'ayons pas peur des mots. Rendons-lui au moins cette justice-là.
    Membre de la Classe des Arts de l'Académie royale de Belgique, Pierre Somville a enseigné l'Esthétique et la Philosophie de l'art à l'Université de Liège de 1987 à 2007. Il est Secrétaire Général de l'Institut Royal d'Histoire de l'art et archéologie de Bruxelles (situé au Parc du Cinquantenaire, MRAH) depuis 2009. Auteur de nombreux ouvrages, dont des études sur Dürer, Memling et le Caravage (Derouaux, Liège).


  • La Belgique démocratique et sécularisée est un État laïque, même si le mot n'appartient pas à son vocabulaire constitutionnel. Faut-il corriger cette carence ainsi que le suggèrent des laïques soucieux de redéfinir la place et le rôle de la religion dans la vie publique ? Mais cette superfluité n'est-elle pas contreproductive tant l'expression est polysémique et source de confusion ? N'y a-t-il pas d'autres urgences ?



  • Les fondateurs de l'Europe partageaient un rêve : la paix. Et une grande ambition : construire une union politique.
    Ils commencèrent par l'énergie : charbon et acier seraient les fondements de la réconciliation franco-allemande et le moteur d'un nouveau développement. Ils y ajoutèrent l'atome, la plus grande découverte de leur époque.
    À travers les « Trente Glorieuses », le succès a été au rendez-vous. Pour la première fois de son histoire, l'Europe a vécu sans guerre. Elle est devenue un marché, puis une communauté de destin, faute d'être déjà l'union politique rêvée. Elle est même devenue une monnaie.
    Mais la construction européenne a trébuché sur les enjeux énergétiques. Les chocs pétroliers successifs, les tribulations de l'énergie nucléaire et les menaces climatiques ont eu raison de la solidarité rêvée.
    Une Europe désunie en matière énergétique, c'est l'assurance de la dépendance, de la fragilité, de la faiblesse. C'est le gage du retour en arrière. De l'inexistence géopolitique.
    Comment en est-on arrivé là ? Peut-on recréer l'envie de la grandeur, du progrès ? Que faire pour s'accorder sur une nouvelle ambition partagée ?

    Jean-Pol Poncelet, ingénieur civil physicien, ancien Ministre, est Membre de l'Académie royale de Belgique. Il s'intéresse à l'énergie, à la technologie et aux questions de société. Il est actuellement Directeur général de l'Organisation de l'industrie nucléaire européenne (Foratom) et Secrétaire général de la European Nuclear Society.

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