Le Cherche-Midi

  • L'argent magique dont tout le monde parle : existe-t-il vraiment ? Les jolis " contes " faisant hélas les mauvais comptes, le réveil sera brutal.Dans le monde entier, des alchimistes modernes nous l'assurent : un " argent magique " vient de tomber du ciel. De l'argent comme nous n'en avons jamais vu ! Gratuit, abondant, aussi sonore que de la vieille monnaie. Nous serions idiots de ne pas en profiter. Des politiques qui se prennent pour des économistes et des économistes qui louchent vers la politique garantissent en outre que nous n'aurons jamais à le rembourser. En quoi l'affaire est
    vraiment magique.
    Un conte qui a tout pour plaire - à la France en particulier. Notre pays se défie depuis toujours de l'économie. Comme le soulignait un professeur de la discipline en 1848 : " La nation française a la passion du merveilleux. [...] Or précisément, l'économie politique est une des branches de l'arbre des connaissances humaines où l'imagination a le moins de place. " Chaque Français n'est pas près d'oublier ce moment télévisuel lors duquel le président de la République a affirmé, l'oeil rageur et le poing serré, que notre économie serait sauvée... " quoi qu'il en coûte ". Depuis, beaucoup sont convaincus que la dette n'est plus ce qu'elle était. Elle se cumule, s'efface ou s'annule ; peu nous chaut tant qu'elle ne se rembourse jamais !
    Aussi est-il devenu nécessaire de rappeler au citoyen-contribuable quelques leçons intangibles d'économie, avant de dissiper le mirage : l'annulation pure et simple des dettes publiques n'est ni réaliste, ni souhaitable - ni " rentable " !

  • Appel d'un jeune essayiste à affronter la réalité des divisions de la société avant qu'il ne soit trop tard. Un objectif : réinventer la citoyenneté !En isolant les individus, en exacerbant les difficultés économiques, sociales et sociétales, la crise sanitaire a accentué la fragilité d'une démocratie depuis longtemps endommagée. Mouvement des gilets jaunes, défiance envers les représentants politiques et remise en cause de l'autorité de l'État sont autant de symptômes d'un même mal qui nous menace depuis longtemps : la crise des consentements.
    Lorsque les citoyens contestent l'essence de la démocratie, c'est l'idée même du vivre-ensemble qui est compromise. Comment surmonter le racisme, l'abstentionnisme, les discriminations de toutes sortes et l'érosion de la citoyenneté, qui fragilisent notre avenir commun ? Comment redonner sens à une République désenchantée ?
    Face à cet impératif de renouveau, Jad Zahab nous interpelle : il est encore temps de refonder notre pacte social, autour d'une citoyenneté active et d'une solidarité retrouvée. La convocation d'états généraux de la citoyenneté ou encore la transformation des règles du jeu démocratique figurent parmi les nombreuses propositions formulées : cet essai rassembleur et audacieusement optimiste propose, outre une analyse de la situation, des solutions pour reconstruire notre démocratie.

  • " Construire un monde nouveau invite à inventer de nouveaux modes de subversion. "" Sous la pression de l'économie, l'être humain se desséchait. Il était temps que la vie lui revînt. "
    Daté pour la rédaction finale du 25 janvier 2020, le manifeste
    La liberté enfin s'éveille au souffle de la vie a été revu en juillet de la même année en raison d'une épidémie, révélatrice du délabrement et du malaise de notre civilisation. Que mes thèses s'en soient trouvées affermies est d'une importance mineure en regard du projet d'émancipation qui est entre les mains de l'humanité tout entière.
    Nous sommes au coeur d'un bouleversement des mentalités, des comportements, de moeurs. Au coeur d'une Renaissance.
    De la désobéissance civile à l'insurrection de la vie quotidienne, le cheminement échappe désormais à ce time is money qui a imprimé sa marque infamante sur l'histoire de notre inhumanité. L'émergence de la vie brise le temps monnayable du profit. Quel que soit le cours des années, tout se joue ici et maintenant.
    R. V.

  • "Je n'ai jamais prétendu que danser sa vie excluait les faux pas." R. V." Le stade de délabrement auquel est arrivée une civilisation, bâtie par l'homme et contre lui-même, révèle l'imposture d'un système fondé sur l'inversion de l'homme et de la vie. Chacun est désormais amené à redécouvrir, avec sa spécificité d'être humain, un potentiel de création que la croyance à son statut d'esclave le dissuadait de revendiquer.
    Destin et destinée s'opposent. Version profane de la Providence, le destin, identifié au hasard, à la fatalité, à la nécessité, est inéluctable. La destinée, elle, met en oeuvre les capacités créatrices de l'homme en voie d'humanisation, la faculté de se créer en recréant le monde. À l'encontre des mécanismes du corps fonctionnel et rentabilisé, elle tend à privilégier le corps mû par une énergie vitale qui a été vampirisée pendant des siècles pour être transformée en force de travail.
    Construire sa destinée concrétise la réalité d'une vie authentique, s'émancipant de l'état de survie où elle végétait. Tout annonce une mutation de civilisation, une société où il nous appartiendra d'éradiquer les comportements prédateurs en établissant la prééminence de la vie et de la conscience humaine. "
    R. V.

  • La lutte de classe existe toujours, la preuve : nous sommes en train de la perdre.Janvier 2013, le journal L'Humanité publie une enquête d'opinion saisissante. À la question : " La lutte de classe est-elle, selon vous, une réalité ? ", 64 % répondent par

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