Points

  • Longtemps laissé en sommeil, le concept de sororité a refait surface avec le mouvement #Metoo : être soeurs, c'est être, ensemble, plus fortes. Envisagée comme outil de pouvoir féminin, la sororité nous invite à repenser ce que signifie être une femme aujourd'hui, à questionner les rapports de domination et à imaginer le monde de demain. Sous forme de récits, fictions, textes réflexifs, poèmes et chansons, ce collectif, dirigé par la romancière Chloé Delaume, appelle à une solidarité qui ne nie pas les différences mais embrasse la diversité. Car c'est grâce à la sororité, véritable parole en acte, que la révolution féministe adviendra.

    Sous la direction de : Chloé Delaume
    Avec les textes de : Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey, Estelle-Sarah Bulle, Rébecca Chaillon, Jeanne Cherhal, Alice Coffin, Camille Froidevaux-Metterie, Kiyémis, Lola Lafon, Fatima Ouassak, Ovidie, Lydie Salvayre
    et Maboula Soumahoro

  • La voix pleine de sourires et pleine de larmes
    Sincère comme ce père noir qui repart en pleurs d'un parloir
    J'ai eu la chance quelque part d'avoir été sauvé par l'art oratoire

    Ce volume se compose des textes de l'album L'Hiver peul mais aussi de nombreux poèmes inédits de Souleymane Diamanka. L'auteur jongle avec les mots, les fait « métisser ». Sa poésie prêche l'oralité, apparie avec finesse ses cultures peule et européenne, parce qu'il est fier d'être « habitant de nulle part et originaire de partout », dépositaire d'un chant intemporel, d'un appel à l'Amour, à la Tolérance et à la connaissance de l'Autre.

  • la nuit je regarde ton cou

    et je veux le serrer

    comme tu voulais m'étrangler

    par terre dans la cuisine

    Tel un journal de la condition féminine contemporaine, les textes de Sofi Oksanen donnent à voir les violences conjugales dans tout ce qu'elles ont de plus cru, pour mieux les dénoncer. Adoptant un ton volontairement féroce et teinté d'humour noir, l'auteure fait la lumière sur les injustices quotidiennes que subissent les femmes. Elle renverse l'image récurrente de la femme victime, laissant place à l'idée de vengeance, le bras armé d'un couteau de cuisine.

    C'est un cri saisissant, habituellement étouffé, qui résonne ici haut et fort.

    Née en 1977 d'une mère estonienne et d'un père finlandais, Sofi Oksanen s'est rapidement imposée comme une auteure majeure de la scène littéraire internationale. Son troisième roman, Purge, a été couronné en France par le prix Fnac et le prix Femina étranger. Ses livres sont traduits dans plus de cinquante langues.

    Traduit du finnois par Sébastien Cagnoli

  • Aborder la politique par le cinéma. Ne pas seulement se divertir mais s'impliquer. Ne pas rester spectateur d'une histoire étrangère mais devenir acteur de son propre destin. Chercher dans l'obscurité des salles de projection les lumières d'un imaginaire commun. Le jour de 1969 où Z, le film de Costa-Gavras, est sorti en salles, la politique comme imaginaire démocratique a fait irruption dans le cinéma, la politique comme lieu de partage.

    E. P.

    Edwy Plenel est journaliste, directeur et cofondateur de Mediapart. Il est notamment l'auteur du Droit de savoir et de Dire non, disponibles en Points.

  • FRAGMENTS
    « La vraie vie est absente. » Mot d'ordre politique, cette phrase de Rimbaud a été citée, chantée, taguée, reproduite et traduite dans toutes les langues.
    Pour approcher Rimbaud, auteur complexe et parfois sibyllin, ce petit livre se propose de réunir les « fragments » essentiels de l'oeuvre - formules, aphorismes ou « phrases ».
    Rimbaud lui-même semble avoir consenti à cette lecture fragmentaire. Il évoque ses « fraguemants » en prose et Verlaine mentionne également sa « série de superbes fragments ».
    Grâce à ces « jeux de cartes », Rimbaud devient plus accessible, plus « pop », sans perdre en complexité. On se met à le lire comme les Fables de La Fontaine, succession de textes sans ordre, ou dans le désordre, comme les Pensées de Pascal.
    Ce Rimbaud « liquide » et « fluide » gagne en éclat. Le plus grand poète français retrouve sa liberté grâce à cette lecture en morceaux.

    LE « RAINBOW »
    Dissimulé au revers de ce petit livre, le « Rainbow » est un dictionnaire homo-érotique hardi. Ce lexique inédit contient « quelques ressources dangereuses ». Véritable « enfer » - au sens où on employait le terme dans les réserves, interdites au public, de la Bibliothèque nationale -, il réunit de nombreux mots et codes « homosexuels » qui figurent dans l'oeuvre de Rimbaud.
    Un tel glossaire, jugé obscène, eût été interdit par les Académies il y a quelques décennies ; trop incorrect, il serait encore sanctionné par l'Université aujourd'hui, si on laissait les « assis » et les « bureaux » seuls juges de la littérature. Longtemps, ce Rimbaud-là a été mis à l'index. Il est grand temps de le libérer.
    Rimbaud nous avait prévenu en dissimulant son beau secret : « J'ai seul la clef de cette parade sauvage. » Un code décrypté ici pour la première fois.

  • La conférence des oiseauxFarid-ud-Din `Attâr fut l'un des plus grands poètes mystiques de cette époque glorieuse du soufisme où la quête divine atteignit des sommets inégalés. Rûmi, Hallaj, Saadi furent ses pairs.Parmi ses nombreuses oeuvres, La Conférence des oiseaux est la plus accomplie. Elle relate le voyage de la huppe et d'une trentaine de ses compagnons en quête de Simorgh, leur roi. De multiples contes, anecdotes, paroles de saints et de fous les accompagnent. « Lis ce livre, chercheur, tu sauras où aller, dit le poète. Savoure-le longtemps et tu seras nourri. Car il a de quoi t'étonner. Tu le lis une fois et tu crois le connaître, mais non ! Lis-le cent fois, cent merveilles nouvelles ébahiront ton oeil »La Conférence des oiseaux est un de ces livres qui se savourent et se fréquentent comme des amis nourriciers.Farid-ud-Din `AttârOn sait seulement de lui qu'il est né à Nichãp~ur, en Perse, probablement en 1140, qu'il fut apothicaire, qu'il voyagea beaucoup et qu'il mourut en 1230.Adapté par Henri Gougaudd'après la traduction du persan de Manijeh Nouri

  • et un matin le verbe perdit les échos de la création

    s'éparpillant dans des dédales de sable et de végétaux déchus

    et un matin la parole se confondit avec le fracas des ténèbres

    ce fut silence qui parla si fort

    Sont réunis ici, pour la première fois, un ensemble de textes poétiques de Louis-Philippe Dalembert, publiés entre 1989 et 2010. L'Histoire, la Révolution haïtienne, le vagabondage, l'enfance, la mort en dessinent la toile de fond. Lire Louis-Philippe Dalembert, c'est tendre l'oreille au bruit du monde et être en phase avec la Parole. Le poète nous en traduit l'essence dans un style tour à tour lyrique, alerte et concis.

  • Les mots du football Nouv.

    « Fumi : Les fumis sont les bougies que les groupes de supporters allument chaque fois que c'est leur anniversaire, mais ils comptent mal, parce qu'il y en a toujours beaucoup plus que d'années d'existence. »

    Journaliste à L'Équipe, spécialiste des stades et amoureux du ballon rond, Vincent Duluc nous ouvre le monde du football à travers le vocabulaire qui en fait la sève. Il commente sur un ton léger et malicieux les savoureuses expressions qui y circulent, de Zone mixte à Bien en place, avec toute la pertinence du fin connaisseur et du passionné.

    Vincent Duluc est journaliste sportif spécialisé dans le football. Auteur de nombreux ouvrages, il intervient régulièrement dans des émissions de débats télévisés.

    /> « Le football a de la chance d'avoir Vincent Duluc. Le foot a beau être un sport universel, il est possible de l'honorer avec pour armes la finesse, l'intelligence, la créativité. C'est ce que faisait naguère sur les terrains le joueur espagnol Andrés Iniesta. Vincent Duluc est l'Iniesta de la plume. »

  • « Coquelicot. C'est un cri, c'est un appel, c'est un mot de joues rouges et de course folle dans les blés, de mollets piqués par les chardons, de roulades et de cul par-dessus tête dans le fossé.C'est un mot claquant, insolent, cueille-moi si tu l'oses, je me fanerai aussitôt mais regarde : je suis légion. Je pousse et je re-pousse, et dans cette flaque rouge tu ne sais plus où poser les yeux. Coquelicots, cavalcade, concours à qui sera le plus rouge, tes joues ou moi. »Tout en subtilité et profondeur, Anne Sylvestre invoque les mots qui la touchent et l'émeuvent, dévoilant à travers eux la matière même de sa vie. Entre les souvenirs ressurgis et les petits bonheurs du quotidien, entre les coulisses de la scène et les champs de son enfance, ses textes nous plongent avec émotion dans son intimité.Artiste emblématique de la chanson française, Anne Sylvestre est auteur-compositrice-interprète. Coquelicot est son premier livre.

  • Service ou servitude

    Si, à la suite du mouvement #MeToo, la prise de parole des femmes s'est exprimée avec une ampleur inattendue, aujourd'hui à qui incombe concrètement tant la charge matérielle que mentale du « service domestique » ?

    Cette nouvelle édition de l'ouvrage précurseur de Geneviève Fraisse retrace la généalogie de la notion de service - de la domesticité au paradigme du care, de la question de l'emploi et de la hiérarchie sociale entre femmes à celle de la solidarité, du service « à la personne » à la construction d'une société commune aux deux sexes.

    Rendre au mot de « service » toute sa polysémie, analyser l'histoire du travail des femmes et de leur émancipation à travers une pensée de l'égalité et de la justice, telle est la grande originalité de ce livre.

  • «16h.00 J'entre dans une boutique. J'achète une cravate. Je l'essaye. Je conclus qu'elle me va bien et j'achète quatre-vingt-quatorze cravates pareilles.17h.00 J'entre dans une charcuterie et j'achète sept cents jambons fumés.20h.00 Je décide que l'argent ne fait pas le bonheur, je désintègre tout ce que j'ai acheté, et je continue ma promenade les mains dans les poches et le cur léger.»Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une satire délirante et désopilante des murs de notre société...

  • Les aventurières du ciel Nouv.

    Elles sont six mais elles auraient pu être cent : Beryl Markham, Adrienne Bolland, Hélène Boucher, Maryse Hilsz, Bessy Coleman, Maryse Bastié. Six noms d'aviatrices exceptionnelles parmi une centaine qui, entre les deux guerres mondiales, occupèrent une place de premier plan dans ce que l'on appela plus tard « l'époque héroïque de l'aviation » - une époque correspondant en même temps, et ce n'est pas un hasard, aux années folles et aux premiers mouvements d'émancipation des femmes.

    En ce temps-là, le monde entier connaissait leurs noms au même titre que ceux de Mermoz de Blériot ou de Saint-Exupéry. Elles étaient leurs égales, dans l'adversité comme dans le succès, battant des records du monde de distance ou d'altitude sur des appareils de toile et de bois aux moteurs incertains, survolant des contrées inconnues, faisant vibrer les coeurs des millions de gens qui suivaient leurs exploits dans les journaux. Elles faisaient progresser l'aviation moderne et eurent leur part dans ce qui allait devenir l'aéropostale et les premiers vols commerciaux. Nombre de ces femmes mourraient jeunes dans des accidents, des meetings aériens, ou disparaissaient mystérieusement au-dessus des océans. Mais rien ne les arrêtait et elles menaient leur vie privée sur le même rythme débridé, dévorant la vie et tout ce que l'existence pouvait offrir.

    Les six aviatrices qu'a choisi Katell Faria sont emblématiques de cette époque où le danger était présent à chaque seconde, la mort une éventualité constante, la précarité des entreprises humaines une évidence, et l'échec comme la victoire toujours tributaires du hasard et du destin. C'était la grande aventure des airs, comme on ne la reverra plus jamais ensuite.

  • La terreur, l'horreur, l'informe du rêve, Lovecraft ne les éveille pas pour jouer. Il sait seulement que tout cela nous en disposons déjà, depuis l'enfance, ou dans l'inquiétude du quotidien. Il en est juste un formidable amplificateur.Et c'est ainsi qu'il est temps de le lire : parce que s'y joue définitivement une bascule majeure de la littérature. François BonNé aux États-Unis en 1890 et mort en 1937, Howard Phillips Lovecraft est considéré aujourd'hui comme l'un des écrivains d'horreur et de science-fiction les plus importants du XXe siècle.« Howard Phillips Lovecraft constitue un exemple pour tous ceux qui souhaitent apprendre à rater leur vie, et éventuellement à réussir leur oeuvre. » Michel Houellebecq

  • Le château

    Franz Kafka

    " Tout ce que je laisse après moi (...) doit être brûlé sans restriction et sans être lu ".
    Ainsi Kafka demandait à son exécuteur testamentaire de détruire ses manuscrits, dont celui, inachevé, intitulé Le Château. On y rencontre un homme, K, face au chaos de la bureaucratie. Les personnages, incapables d'agir, s'obstinent dans une confusion absurde. Plus que tous ses autres textes, c'est ce roman qui installe la définition du mot " kafkaïen ".

  • « Comme tous les gamins, j'adorais percevoir par bribes un sentiment d'infinitude, que je n'ai jamais retrouvé depuis. Vers trois-quatre ans, je me laissais aller à imaginer ce que les mots toujours et partout pouvaient représenter, et parfois je sentais quelque chose... Puis j'ai perdu l'habitude, et à cinq ans, je suis devenue terre à terre. »

    D'ouvrier à sorcière en passant par sexy ou bon bien, Jeanne Cherhal célèbre les mots qui traversent sa vie dans un glossaire très personnel et plein d'humour. Comme autant d'autoportraits, ses quarante mots convoquent le sel de l'enfance et révèlent l'audace, la tendresse et le féminisme profond d'une artiste en liberté.

  • Le chant du collectionneur de pierres.. et autres recueils. Nouv.

    quand la puce et la baleine bleue se rencontrent
    dans l'encyclopédie
    elles ont la même taille
    quand les couleurs disparaissent
    des étendards nationaux
    la terre se met à flotter

    Avec le lyrisme, l'humour et la finesse qui caractérisent son oeuvre, Sjón convoque ici la nature sauvage de l'Islande, la trivialité des corps, l'absurdité de la réalité, ou encore l'univers fantastique des rêves. Jouant avec virtuosité sur la forme et l'espace, il nous plonge dans une étrangeté poétique tout aussi belle qu'inquiétante.

    Traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson et Séverine Daucourt

  • Les mots sont truculents. Les mots sont savoureux.Les mots sont mélancoliques, surprenants, drôles ou érotiques.Philippe Delerm dresse la liste de ses préférés et raconte leur histoire. Il y a ceux qu'on susurre, et ceux qu'on garde en bouche pour le plaisir. Il y a les timides à qui on fait la courte échelle parce qu'ils sont trop discrets. Et les fanfarons qui roulent des mécaniques.Tous ces mots sont notre famille, notre patrimoine. Ils racontent comme personne notre vie, nos mille instants vécus.Entre humour et poésie, Philippe Delerm évolue ici dans un registre où il excelle.

  • Sur le rêve « Je me suis rendu compte un jour, à ma grande surprise, que ce n'était pas la conception médicale du rêve, mais la conception profane à moitié prisonnière encore de la superstition qui s'approchait de la vérité. Je suis parvenu en effet à de nouvelles lumières sur le rêve en lui appliquant une nouvelle méthode qui m'avait rendu d'excellents services pour résoudre les phobies, les idées obsessionnelles, délirantes, etc., et qui depuis sous le nom de "psychanalyse" a trouvé un accueil auprès de toute une école de chercheurs. » Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Jean-Pierre Lefebvre Présentation, notes et bibliographie par Fabien Lamouche

  • « Une Fitzgerald du smog : avec Eve Babitz, le cool californien a trouvé sa déesse. »

    Elle

    En tenue d'Eve est le récit véridique du jour où Marcel Duchamp a inscrit la scène underground de la Côte Ouest sur le planisphère culturel en jouant aux échecs à Pasadena avec l'auteure, à l'époque une jeune femme dénudée ayant encore beaucoup à apprendre.

    Eve Babitz est née en 1943 et a grandi à Hollywood. Après avoir réalisé des couvertures d'albums pour des musiciens tels que Buffalo Springfield ou The Byrds à la fin des années 1960, elle commence à écrire en 1972. Égérie de la côte Ouest bohème, rock et littéraire, elle est l'auteure de plusieurs recueils de chroniques, d'essais, de nouvelles et de romans.

    Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jakuta Alikavazovic

  • « Envers l'accord du participe passé, notre société mêle révérence résignée, enseignement par routine, usage incompris, désinvolture mal assumée. Croyants, mais peu pratiquants, nous célébrons une énigme. Comment en est-on arrivé là ? C'est ce que nous allons voir. »

    Le linguiste Bernard Cerquiglini nous plonge dans l'histoire de l'accord du participe passé ; elle tient du roman. Il montre que ce fragment de syntaxe est, depuis des siècles, une question primordiale de la grammaire française, une source de controverses, l'emblème de la norme.

    Une lecture passionnante qui, déconstruisant le mythe d'une prétendue difficulté insurmontable, donne les clés de cet accord et du plaisir qu'on peut y prendre.

    Universitaire, linguiste, membre de l'Oulipo, Bernard Cerquiglini a exercé diverses fonctions au ministère de l'Éducation nationale, au ministère de la Culture et en Francophonie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la langue, dont Le Ministre est enceinte ou La grande querelle de la féminisation des noms, disponible en Points « Le Goût des mots ».

  • Aimer et servir, encore et toujours

    Avec Amma, le quotidien est vécu comme une fête, un lieu de transformation, d'action et de don de soi. Renouant avec l'énergie de Tout est en vous, livre qui a participé à la diffusion de son enseignement en France, elle délivre un message positif, en résonance avec les crises qui nous secouent. Elle nous invite à agir au jour le jour et à prendre la responsabilité de notre vie. Des journées internationales, porteuses des valeurs d'Amma - non-violence, paix, protection de l'enfance, droits des femmes, préservation de l'environnement... - rythment cette éphéméride.

    Un livre de spiritualité incarnée.


    Née en Inde en 1953, Amma est une figure spirituelle d'envergure internationale. Depuis 1975, elle a étreint plus de 40 millions de personnes. Elle vient en aide aux plus démunis à travers son réseau d'oeuvres caritatives Embracing the World. Pour son action, Amma a reçu de nombreux prix, dont le prix Gandhi-King pour la paix et la non-violence.

    « Amma... C'est un don de soi, une générosité incroyable. »

    Matthieu Chedid

    Édition établie par Valérie Servant

    Traduit de l'anglais par Embracing the world

  • « La question cruciale pour le genre humain me semble être de savoir si et dans quelle mesure l'évolution de sa civilisation parviendra à venir à bout des perturbations de la vie collective par l'agressivité des hommes et leur pulsion d'autodestruction. Sous ce rapport, peut-être que précisément l'époque actuelle mérite un intérêt particulier. Les hommes sont arrivés maintenant à un tel degré de maîtrise des forces de la nature qu'avec l'aide de celles-ci il leur est facile de s'exterminer les uns les autres jusqu'au dernier. Ils le savent, d'où une bonne part de leur inquiétude actuelle, de leur malheur, de leur angoisse. Il faut dès lors espérer que l'autre des deux "puissances célestes", l'éros éternel, fera un effort pour l'emporter dans le combat contre son non moins immortel adversaire. Mais qui peut prédire le succès et l'issue ? » Sigmund Freud Traduit de l'allemand par Bernard Lortholary Présentation, notes et bibliographie par Clotilde Leguil

  • Introduction à l'économie
    Cet ouvrage " classique " (prescrit depuis plus de 25 ans, du lycée à la faculté), propose une initiation à la microéconomie (comportements individuels et fonctionnement des marchés) et à la macroéconomie (problèmes au niveau de l'économie nationale : crises, chômage, inflation...). Cette 4e édition a été largement réécrite et développée, en particulier pour présenter les grands courants de pensée et évoquer les débats suscités par certaines questions. Elle vise ainsi à mieux répondre à la nécessité d'un enseignement pluraliste de l'économie.
    Jacques Généreux
    Pendant près de 20 ans titulaire des cours d'initiation à l'économie à Sciences Po, il enseigne désormais l'histoire de la pensée économique. Ses manuels et ouvrages d'initiation sont des best-sellers. Par ailleurs, il travaille à la déconstruction des idéologies et des contresens qui sous-tendent parfois le discours économique et politique (Les Vraies lois de l'économie, 2005, La Déconnomie, 2016 ) et à la refondation de ce discours sur des bases anthropologiques solides (La Dissociété, 2006, L'Autre société, 2009, La Grande Régression, 2010, tous réédités en " Points Économie ").

  • Ô vous qui empruntez le chemin de l'amour,
    Observez s'il existe un mal au mien pareil.
    Je vous prie de souffrir de m'écouter me plaindre.
    Ne suis-je pas de tous les tourments le relais ?
    Dante Alighieri (1265-1321) a moins de trente ans quand il écrit ce récit autobiographique, entrecoupé de sonnets, de chansons, de ballades et de commentaires. Il y raconte son amour pour Beatrice Portinari qui, dans La Divine Comédie, apparaît comme l'intermédiaire privilégiée entre le voyageur céleste et Dieu. Si La Vita Nuova a revêtu une telle importance dans l'histoire de la littérature, ce n'est pas seulement parce qu'il contient des poèmes d'amour rivalisant avec ceux de Pétrarque, mais parce que ce texte, de passion, puis de deuil, ne cesse de poser la question de la vérité, de la transparence, de l'allégorie. Comme dans la plupart des éditions italiennes, sont adjointes les autres poésies circonstancielles et retrouvées de Dante, du moins celles qui passent pour authentiques. La traduction inédite ici proposée est en alexandrins, hexasyllabes et le plus souvent, sur le modèle des Amours de Ronsard et des quelques vers écrits par Dante directement en français, en décasyllabes.
    Traduit de l'italien et préfacé par René de Ceccatty

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