• L'opération Barbarossa, qui s'ouvre le 22 juin 1941, ne ressemble à aucune autre dans l'Histoire. Elle met aux prises les deux systèmes militaires les plus puissants et les deux régimes les plus brutaux. Les plans sont ineptes, les armées bien en dessous de leurs missions. Dans le combat comme dans l'occupation, la Wehrmacht conjugue la logique exterminatrice du nazisme avec celle de sa propre culture militaire, qui pousse la terreur à son paroxysme. L'Armée rouge se vide de son sang, prise entre les feux d'un ennemi affranchi de toutes les normes humaines et la répression sauvage du bolchevisme stalinien. Dix millions d'hommes s'affrontent lors de batailles aux proportions monstrueuses : les plus gros encerclements, les percées les plus spectaculaires, les retournements les plus improbables aussi. Le résultat de cette moisson de superlatifs est la création d'un brasier de proportions inouïes. Combats, exécutions, exactions, famines délibérées tuent en 200 jours plus de 5 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, de soldats et de civils.  Ce semestre d'une densité extrême, le plus létal de la Seconde Guerre mondiale, méritait sa fresque. C'est à la brosser que se sont attachés Jean Lopez et Lasha Otkhmezuri, passant du Kremlin au QG du Führer, des états-majors des Fronts à ceux des groupes d'armées, du NKVD aux Einsatzgruppen, des unités en marche aux usines et aux fosses d'exécution. Une somme unique et exceptionnelle. Prix du Guesclin 2019  

  • L'espion inattendu

    Ottavia Casagrande

    Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir un grand-père digne d'un roman! La narratrice de ce livre est la petite-fille de Raimondo Lanza di Trabia, un prince sicilien, dandy extravagant et charmeur qui fut, pendant les neuf mois qui suivirent le début de la Seconde Guerre mondiale, l'espion de confiance de Galeazzo Ciano, ministre des Affaires étrangères et gendre de Mussolini. Sa mission? Mener une bataille secrète contre l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés du Reich, la préserver des agissements du «petit caporal» Hitler et déjouer l'influence des va-t-en-guerre auprès du Duce. Pour cette mission (et pour son plaisir...) il fit tomber dans ses filets amoureux Cora, une ravissante espionne britannique débutante. Après avoir infiltré une cellule nazie dans le Sud-Tyrol, évité le pire à Cinecittà, traversé la France en pleine Débâcle et rencontré en tête à tête Churchill... de péripéties en aventures rocambolesques (mais véridiques) les deux tourtereaux perdirent la bataille! Tout en laissant matière à écrire une histoire à suspense digne des meilleures séries.

  • Comment et pourquoi Hitler, parti de rien, a-t-il réussi à s'imposer sur la scène politique allemande ? Cet ouvrage d'un grand spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et d'Adolf Hitler, dépeint six années fatidiques durant lesquelles un médiocre soldat opportuniste est devenu un démagogue redoutable et a fondé une idéologie qui allait nourrir le parti nazi et le porter à la tête de l'Allemagne en 1933.
    Ce portrait original et captivant donne à voir la genèse d'un dictateur, au sein d'un monde bouleversé par la Grande Guerre et éclaire d'un jour nouveau ces années durant lesquelles se sont construits la pensée, l'image, l'habileté politique et le pouvoir de Hitler.
    Loin des clichés,  documenté et intelligent, l'ouvrage de Thomas Weber  nous propose de découvrir la tragique métamorphose de celui qui allait bouleverser le monde à jamais. 

  • « Trois quarts de siècle après l'effondrement de 1940, la Collaboration demeure "le plus délicat des problèmes posés par la défaite et la division de la France" (Stanley Hoffmann). Pour qui se refuse aux idées reçues ou aux caricatures, la raison en est simple : il s'agit d'un concept flou, que l'on a, dès la Libération, chargé d'une mission impossible, consistant à ranger sous une étiquette commune des Français d'origines, de motivations et de conduites très différentes, souvent contradictoires. Par nature, la Collaboration ne pouvait être un bloc, car elle groupait pêle-mêle toutes les variétés des types et des comportements humains et qu'en outre, dès juin 1940, elle comprenait une infinie variété de formes et de niveaux. Elle n'a jamais inspiré une politique clairement déterminée, fixée une fois pour toutes, car elle exigeait une adaptation permanente aux circonstances, aux exigences de l'occupant, à l'opinion des Français, au déroulement de la guerre mondiale. Elle recouvre "un large éventail d'idées et de comportements qui ne se laisse pas facilement cerner, qu'il est impossible d'enserrer dans un cadre rigide" (Henry Rousso). Son existence n'en a pas moins laissé une empreinte indélébile sur l'histoire de la France contemporaine. »

  • Juan Belmonte a déposé les armes depuis des années, il vit en Patagonie près de la mer avec sa compagne, Verónica, qui ne s'est pas encore complètement relevée des tortures qu'elle a subies sous la dictature de Pinochet.
    Mais les services secrets russes qui connaissent ses talents de guérillero et de sniper vont le forcer à leur prêter main forte.
    À l'autre bout du monde, un groupe de cosaques nostalgiques a décidé de libérer le descendant du dernier ataman, Miguel Krassnoff.
    Fils des cosaques russes qui ont participé à la Deuxième Guerre mondiale dans les régiments SS, Krassnoff est devenu général de l'armée de Pinochet, avant d'être emprisonné à Santiago pour sa participation à la répression et à la torture pendant la dictature militaire.
    Et Belmonte a de bons motifs de haïr "le cosaque", des motifs très personnels.

    De la Russie de Trotski au Chili de Pinochet, de l'Allemagne d'Hitler à la Patagonie d'aujourd'hui, La Fin de l'histoire traverse le XXe siècle tout entier.

  • L'entrée du général de Gaulle dans la prestigieuse collection "Maîtres de guerre".Des cinq grands protagonistes de la Seconde Guerre mondiale, Charles de Gaulle est le seul à avoir reçu une formation d'officier général, les quatre autres - Hitler, Staline, Roosevelt et Churchill - pouvant être considérés comme des stratèges amateurs. Mais l'ironie du sort a voulu qu'il ait été aussi le seul à n'avoir pratiquement pas d'armée...
    Pourtant, cet homme à la vocation militaire très précoce, ce général de brigade engagé malgré lui en politique, a joué au bénéfice de la France un rôle considérable durant la Seconde Guerre mondiale ; et pendant le quart de siècle qui a suivi, ce militaire devenu civil, qui n'a jamais cessé d'affirmer la primauté du civil sur le militaire, n'en a pas moins instauré dans le gouvernement civil une rigueur quasiment militaire - tout en posant les jalons d'une doctrine de dissuasion stratégique qui a rendu à la France son statut de grande puissance.
    En cette année qui marque à la fois le 80e anniversaire de l'appel du 18 Juin et le 50e anniversaire de la mort du Général, François Kersaudy, qui en est l'un des meilleurs spécialistes, explore dans ce dixième volume de la collection " Maîtres de Guerre " ce qu'ont été, au sommet comme sur le terrain, les conséquences de ses ambitions, de ses décisions et de ses anticipations.

  • Berlin, 1945. Dans les jardins bombardés de la Chancellerie d'Hitler, les deux chevaux de bronze réalisés par Josef Thorak,  l'un des sculpteurs officiels du Reich, ont disparu.  On les pense détruits. Aucune trace nulle part.
    Amsterdam, 2013. Mandaté pour retrouver ces sculptures qui,  selon un courtier d'art, existeraient encore, Arthur Brand commence  une longue enquête à travers l'Italie, l'Allemagne et la Belgique.  Au cours de ses recherches, il rencontre dirigeants d'organisations louches, anciens nazis, anciens membres du KGB et de la Stasi, néo-nazis, etc. Tous semblent impliqués dans le trafic d'art nazi.
    Ce livre raconte quel stratagème il a imaginé pour faire interpeller  des collectionneurs et marchands plus ou moins véreux  et pour retrouver, quasiment intactes, plusieurs sculptures majeures  du Reich censées détruites à jamais...

  • Le 23 août 1939, une délégation allemande, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, se rend à Moscou. Sur place, un accord est signé avec le pouvoir soviétique. Il entrera dans l'histoire sous le nom de Pacte Ribbentrop-Molotov ou Pacte Germano-Soviétique, et sa signature sera le signal du coup d'envoi de la Seconde Guerre mondiale.
    Pendant près de deux ans, les deux régimes totalitaires vont cohabiter dans une association sanglante qui leur permettra d'étendre leur pouvoir, par la guerre et la tyrannie, sur la Pologne, les Pays Baltes, la Finlande et la Roumanie.
    À l'aube du 22 juin 1941, l'idylle prend fin avec l'invasion allemande de l'Union soviétique. Mais le Pacte aura bouleversé l'équilibre européen pour un demi-siècle jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989.

    Roger Moorhouse est un historien britannique spécialisé dans l'histoire récente de l'Allemagne, de l'Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Il a publié durant ces dernières années : First to fight : the Polish war 1939 (2019), The Third Reich in 100 objects (2017), Berlin at war (2010).

  • À la fin de la Seconde Guerre mondiale, 99 % des Juifs du Danemark ont été sauvés, 85 % en Italie et 75 % en France.

    Le bilan aurait été bien autre sans le courage d'hommes et de femmes remarquables qui ont caché et sauvé des Juifs durant ces années noires : les « Justes parmi les Nations », la plus haute distinction civile de l'État d'Israël, décernée par l'Institut Yad Vashem.
    Au 1er janvier 2019, 30 000 Justes sont recensés à travers le monde, dont 4 009 en France. Faute de témoignages, beaucoup sont restés anonymes : ce livre fait sortir de l'ombre ces hommes et femmes qui incarnent le meilleur de l'humanité et servent de modèles aux générations actuelles et futures.

    Dominique Lormier, historien et écrivain, membre de l'Institut Jean Moulin et de la Légion d'honneur, est considéré comme l'un des spécialistes les plus remarquables de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance. Ses lecteurs fidèles apprécient les recherches minutieuses qui passent souvent par les archives familiales.
    Il est l'auteur d'une centaine d'ouvrages dont La Bataille de France, jour après jour, mai-juin 1940 (Le Cherche-midi, 2010, 7000 ex vendus), Nouvelles histoires extraordinaires de la Résistance (Alisio, nov. 2018, 3700 ex vendus) et Les grandes affaires de la libération (Alisio, avril 2019, 3100 ex vendus), Mai-juin 1940 : les causes de la défaite (Alisio, mai 2020, 2200 ex vendus), De Gaulle, intime et méconnu (Alisio, juin 2020, 1800 ex vendus).

  • 17 août 1941, La Haye. L'après-midi vient de commencer quand des membres du service de sécurité de la SS font irruption dans l'appartement de Janny Brilleslijper, alors enceinte de huit mois. Tandis que les hommes fouillent l'habitation, elle simule un début d'accouchement et ils partent sans avoir trouvé les documents cachés dans ses marmites. La jeune femme vient de sauver sa vie et celle de ses enfants.
    Impression de tracts, forge de faux papiers, transmission de messages...
    Depuis le début de la guerre, Janny et Lien Brilleslijper, deux soeurs juives néerlandaises, sont entrées en résistance. Quand elles comprennent qu'il leur faut un abri, loin des villes où la surveillance nazie se fait plus pressante, elles s'installent dans une demeure perdue en pleine forêt. Rapidement, Le Haut Nid, deviendra un lieu stratégique de la Résistance et un refuge pour tous ceux qui fuient le régime nazi. Dénoncées et capturées, les deux soeurs seront déportées en 1944, dans le tout dernier convoi pour Auschwitz.

    Près de soixante-dix ans plus tard, Roxane van Iperen découvre par hasard le passé hors du commun de la maison qu'elle vient d'acheter et le destin des soeurs Brilleslijper. Elle en tire un texte essentiel, entre tension narrative et minutieuse recherche historique.


    « Avec une justesse historique exceptionnelle, Roxane van Iperen a écrit une histoire vertigineuse, passionnante et difficile à lâcher. Un livre qui continue de vous hanter. L'un des meilleurs sur le marché. » - Jan magazine
    Biographie de l'autrice :
    Roxane van Iperen est avocate et journaliste. Un refuge pour l'espoir, son premier livre, a été lauréat du prestigieux prix littéraire Opzij. Véritable phénomène d'édition, il a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

  • La pensée du philosophe, le style du pamphlétaire : c'est à la manière de Nietzsche que Taguieff dénonce ses héritiers de droite et de gauche, modernes et postmodernes, totalitaires ou libertaires. Un festival de lucidité, une relecture de 150 ans de fictions qui se sont voulues des rêves et qui ont tourné au cauchemar.
    Nietzsche aura été le philosophe du siècle. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire. Retournant contre le prophète de Dionysos le marteau philosophique que lui-même employait pour ébranler les idoles, Pierre-André Taguieff livre avec acuité, verve et élégance une relecture inédite, iconoclaste et critique de l'histoire de la pensée contemporaine, de ses incohérences et de ses abîmes. Il explore le vaste continent des écrits nietzschéens et antinietzschéens qui continuent d'inspirer et de diviser les philosophes, les écrivains et les artistes, notamment face à la question de la décadence et à celle du nihilisme.
    Comment comprendre la fascination récurrente exercée par Nietzsche et sa pensée ? Qu'ont en commun les nietzschéens de droite et les nietzschéens de gauche ? Pourquoi puisent-ils au même fond de métaphores, de paraboles, d'images survoltées pour les surinterpréter ? Comment comprendre cette bataille d'appropriations qui semblent contradictoires mais qui se rejoignent souvent dans le même culte de la force et de la destruction ?
    Cet essai est déterminant pour lever nos cécités sur le plus enthousiasmant et le plus aveuglant des philosophes. Un exercice de lucidité qui marque un tournant dans la pensée française et européenne.


  • Dans les années 30, sept opposants au nazisme s'enfuient d'un camp.

    Un formidable appareil policier est mis en branle pour les retrouver et sept croix sont dressées. Aidés par la solidarité ouvrière ou bien trahis par des voisins ou des inconnus, combien des fugitifs seront capturés ?
    Dans ce roman de l'Allemagne nazie écrit pendant son exil en France, Anna Seghers dresse une fresque polyphonique et dépeint une société dans laquelle le national-socialisme et la montée du totalitarisme révèlent en chacun les aspects profonds de son être : héroïsme insoupçonné de l'un, lâcheté d'un autre, ou simple peur existentielle et fragilité face à un système conçu pour broyer toute résistance visant non seulement l'individu mais sa famille, ses proches.
    Anna Seghers, qui, pour écrire son récit, a longuement écouté et recueilli les témoignages d'exilés, trace le portrait d'une humanité proche de nous : « Nous avons tous ressenti comment les événements extérieurs peuvent changer l'âme d'un être humain, de manière profonde et terrible. Mais nous avons également ressenti qu'au plus profond de nous il y avait aussi quelque chose d'insaisissable et d'inviolable. »

    Ce roman, publié pour la première fois aux États-Unis en 1942, a connu un immense succès international : il a même été envoyé aux soldats américains partis libérer l'Europe.

  • Mon nom est Selma

    Selma Van De Perre

    • Alisio
    • 12 Janvier 2021

    « Ma chère Gretchen, Suis avec douze autres personnes dans un wagon à bestiaux, à Vught. Destination probable, Sachsenhausen ou Ravensbrück. Tiens bon. C'est ce que je fais moi aussi. Même si j'aimerais que ce cauchemar prenne fin. Je vais jeter ce message du train, par une fente dans la paroi. Au revoir mes chéries. Baisers, Marga »

    Amsterdam, 1940.

    Selma van de Perre a dix-sept ans lorsque la Seconde Guerre mondiale s'abat sur les Pays-Bas et que son existence d'adolescente juive bascule brutalement. Elle échappe de justesse aux camps de travail et décide très vite de rejoindre la Résistance sous le pseudonyme de Margareta van der Kuit. Durant deux ans, « Marga » risque tout. Munie d'une fausse carte d'identité qui lui permet de se faire passer pour Aryenne, elle sillonne le pays et fait « ce qui doit être fait ». Jusqu'à la trahison, en juillet 1944.
    Déportée à Ravensbrück, elle connaît la peur, le froid, l'horreur. Mais elle survit grâce à son pseudonyme et son statut de déportée politique, car personne ne sait qu'elle est juive. Il faudra attendre la fin de la guerre pour qu'elle ose se réapproprier son identité et à nouveau dire : « Mon nom est Selma ».

    Aujourd'hui âgée de 98 ans, Selma van de Perre nous livre le témoignage fascinant d'une vie de combat et de résilience.

    Biographie de l'auteure :
    Membre active de la Résistance néerlandaise durant la Seconde Guerre mondiale, Selma van de Perre rejoint Londres à la fin de la guerre où elle travaille pour la BBC et officie également comme correspondante pour des télévisions néerlandaises. En 1983, elle reçoit la Croix commémorative de la Résistance néerlandaise. Elle est aujourd'hui l'une des dernières survivantes de Ravensbrück.

  • Hindenburg (1847-1934), président de la République de Weimar pendant dix ans, porte la responsabilité d'avoir appelé Hitler au pouvoir. Mais loin d'être une erreur de vieillesse, cette décision est dans le droit-fil de toutes ses positions antérieures. Élevé dans le culte de la grandeur et de la toute-puissance de l'Allemagne, il n'a jamais répugné à tomber dans l'excès voire l'extrémisme.

    Couvert de gloire (largement usurpée) au début de la Grande Guerre alors même qu'il était déjà à la retraite, Hindenburg a ensuite constamment abusé de son image pour exercer le commandement suprême et surtout s'immiscer dans les affaires politiques, quitte à desservir les institutions et les personnes qu'il révérait pourtant le plus, rompant avec ses amis les plus proches et plaçant l'empereur Guillaume II lui-même dans des impasses. Pur produit de la caste des Junkers, il intrigue pour pousser les chefs militaires et politiques à la démission. Il impose la guerre sous-marine à outrance et refuse toute paix de compromis. Hindenburg a pris une large part aux malheurs de l'Allemagne et a été, après la guerre, le grand champion de la fiction du « coup de poignard dans le dos », l'argument massue des nazis pour fanatiser les foules allemandes. À partir d'une documentation de première main, le grand spécialiste des mondes germaniques qu'est Jean-Paul Bled donne ici la première grande biographie en français de cet homme largement néfaste.

  • Ce texte fut le livre de chevet de Mussolini et de Hitler. Celui des anarchistes aussi. Loin d'avoir été "récupéré", c'est que, comme un trésor, il contient en lui la recette pour "réveiller" l'individu de son sommeil dogmatique dans lequel deux mille ans de religion et trois mille ans de religion étatique ont plongé l'humain. Qui d'ailleurs aujourd'hui ne croit pas que la Sécurité Sociale et l'Ecole n'aient une légitimité transcendentale? Sans parler des impôts... Stirner met à nu nos croyances les plus élémentaires, encore, 160 après. Faites de beaux rêves Monsieur Hollande.

    Retrouvez l'actualité littéraire anticonformiste sur www.stvpress.com

  • PLONGEZ DANS LES MÉANDRES FÉMININS DU POUVOIR NAZI
    Gring, Goebbels, Himmler, Heydrich, Hess, Bormann - des noms synonymes de pouvoir et d'influence dans l'Allemagne hitlérienne. Mais derrière ces hommes, il y avait Emmy, Magda, Margarete, Lina, Ilse et Gerda. Des femmes qui n'ont jamais été inquiétées à la chute du Reich...
    En partant du constat que les épouses des plus hauts dignitaires nazis n'avaient jamais été inquiétées après la Seconde Guerre mondiale, alors qu'elles ont souvent joué un rôle déterminant dans la conduite des affaires du Troisième Reich aux côtés de leurs époux, James Wyllie pose une question fondamentale : est-on incapable de voir le plus grand mal chez les femmes ?
    James Wyllie est auteur et scénariste. Il est notamment l'auteur de Goering and Goering et de The Codebreakers (Ebury). Il a travaillé sur de nombreux films pour la BBC et a écrit pour beaucoup de séries télévisées.

  • « Contrairement à ce qu'on croit, la politique n'est pas l'art du possible ; c'est l'art de l'impossible. »

    Dans la soirée du 8 novembre 1923, la tentative de putsch menée par Hitler échoue à la brasserie Bürgerbräukeller de Munich. Il est arrêté puis enfermé dans la prison de Landsberg de novembre 1923 à décembre 1924. Ce « document fictionnel » s'intéresse de près à ces quatorze mois décisifs qui expliquent, en partie, son accession au pouvoir moins de dix années plus tard, avec une facilité inimaginable.

    Commence alors une plongée en apnée dans le quotidien et la psyché du futur Führer qui s'est persuadé que son destin et celui de l'Allemagne ne font qu'un.

    /> Page après page, ce Journal fictif, criant de vraisemblance nous prouve d'une façon magistrale que la puissance des mots, si bénéfique ou maléfique soit-elle, peut encore avoir des répercutions à la fois personnelles et mondiales au sein de nos sociétés modernes.

    Aujourd'hui, alors que l'humanité entière est menacée par l'émergence d'une nouvelle forme de barbarie, que le nationalisme connaît un nouvel essor, que le racisme étend son emprise, que la manipulation des masses est recherchée à tout prix et que la construction européenne est menacée, je considère qu'une nouvelle approche d'Hitler est utile et même nécessaire. Haris Vlavianos

    Haris Vlavianos est né en 1957 à Rome, de parents grecs. Il a fait ses études à Bristol et à Oxford. Sa thèse s'intitule Greece 1941-1749 : from Resistance to Civil War. Il vit actuellement à Athènes où il enseigne à l'American College of Greece, ainsi qu'au Centre européen de traduction (EKEMEL). Très connu en Grèce, il a publié une dizaine de recueils de poésie et dirige la revue («Poésie»). Il a traduit des auteurs comme Whitman, Pound, Longley, Ashbery, Stevens, Goldoni, Blake, etc

  • Après des mois de traque à travers la jungle amazonienne, un commando israélien met la main sur Adolf Hitler. Mais cette capture suscite de délicates interrogations. Que faire de ce trophée ?
    Ce thriller envoûtant met en scène quelques thèmes tabous de notre époque. Hitler était-il juif ? Israël est-il un legs du Troisième Reich ? Peut-on laisser ce vieillard décrépit faire entendre la magie noire de sa voix ? Ce récit ensorcelant a donné lieu à une rare controverse, dont l'auteur s'explique dans une postface inédite.
    Éminente figure de la pensée occidentale, George Steiner (1929-2020) était surtout connu pour ses nombreux essais. Près de trois décennies après sa parution, la réédition du Transport de A. H. permet de redécouvrir le rare talent littéraire de ce brillant érudit qui aura marqué son siècle.

  • À travers neuf chapitres et neuf recettes, Tristan Landry convie son lecteur à une exploration de l'alimentation sous le IIIe Reich. Loin d'être anodine, la question de l'alimentaire nous transporte au coeur des préoccupations d'un État et de sa population, marqués par le souvenir du blocus de 14-19 et de la faim vécue pendant celui-ci. Après un retour sur cette expérience, l'auteur passe en revue les solutions élaborées d'abord dans la République de Weimar, puis sous le régime nazi pour atteindre l'autarcie agroalimentaire. Quand ces solutions s'avérèrent insuffisantes, les comptables du Reich commencèrent à se livrer à un inventaire exhaustif des ressources caloriques des pays voisins. Les experts nazis établirent également une hiérarchie fondée sur la race et censée déterminer le nombre de calories auquel chacun avait droit. Cette hiérarchie mena aux exterminations de masse, imaginées par les experts nazis comme étant la solution finale au problème alimentaire de l'Europe. Le livre se veut une contribution à l'histoire culturelle de l'Allemagne nazie qui montre combien importante était la question alimentaire tant pour le parti nazi que pour les Allemands eux-mêmes.

  • 1941. À Marseille, André Breton et ses pairs s'apprêtent à fuir la France quand débarque un ingénieur américain bien décidé à stopper Hitler par tous les moyens - y compris occultes.
    1950. Dans Paris occupée, les oeuvres surréalistes ont pris vie et combattent les démons et leurs maîtres nazis aux côtés de la Résistance.

  • Dans la nuit du 9 au 10 août 1932, dans un bourg de Silésie, cinq membres de la SA assassinent brutalement un militant communiste. Les meurtriers sont condamnés à mort, mais leur peine est rapidement commuée par le gouvernement : Berlin a cédé à la pression du parti nazi, débordé par une base à laquelle les chefs se rallient. Cette commutation marque la fin de la République de Weimar : à l'état de droit va bientôt se substituer une légalité nouvelle, un droit de guerre et d'exception, dont les nazis se réclament pour maquiller leurs crimes en « exécutions » et présenter leurs meurtriers comme des « combattants ». À l'intérieur du parti nazi, cette affaire a révélé une dissension entre la base SA, tentée par la violence et le coup de force, et la hiérarchie, plus légaliste : ce contentieux sera tranché plus tard, lors de la nuit des longs couteaux.
    À partir d'un fait divers, ce livre invite à une histoire culturelle et politique de la République de Weimar et du parti national-socialiste.

  • La description que donne Kraus du rapport très spécial que l'innocent persécuteur entretient avec le mensonge correspond si exactement au chef de la démocratie la plus puissante du monde qu'elle pourrait presque sembler faite par anticipation pour lui. Lui aussi a compris mieux que personne que la meilleure façon de mentir est d'accuser les autres d'être ceux qui le font, et de le faire en particulier quand ils disent la vérité à son sujet. C'est donc le menteur - que le fait de ne tenir, pour sa part, aucun compte de la vérité ne gêne pas le moins du monde, mais qui sait qu'il peut être important pour ses adversaires de ne pas risquer d'en être soupçonné - qui accuse les autres d'inventer et de diffuser des fake news.« On n'arrive pas à croire à quel point on doit tromper un peuple pour le gouverner », écrivait Adolf Hitler dans une des premières versions - amendée par la suite - de Mein Kampf. Alors qu'aujourd'hui le contexte international offre régulièrement la tentation d'établir des parallèles avec les années 1930, le philosophe Jacques Bouveresse revient aux écrits du fervent opposant autrichien au nazisme Karl Kraus pour le confronter à la période actuelle. Une propagande fondée sur l'émotion et la destruction de l'intellect, consistant à augmenter la tolérance du peuple au mensonge et à la brutalité, à accuser ses adversaires des atrocités qu'on commet soi-même et à faire croire ses électeurs à une revanche sociale qui n'est en réalité rien d'autre qu'une destruction de la démocratie : voilà qui n'est pas sans résonances avec le comportement de certains dirigeants actuels, que ce livre éclaire différemment.

    Né dans le Doubs en 1940, Jacques Bouveresse est un philosophe rationaliste dont les principales influences sont Ludwig Wittgenstein, le cercle de Vienne et la philosophie analytique. Élu au Collège de France en 1995, il en est professeur honoraire depuis 2010. Ses domaines d'étude sont la philosophie de la connaissance, des sciences, des mathématiques, de la logique et du langage ; il s'intéresse également à des auteurs comme Robert Musil et Karl Kraus.

  • Les événements qui se sont déroulés en Allemagne entre 1919 et 1945 ont été dramatiques et terribles, mais il y a eu aussi des moments de confusion, de doute et d'espoir.
    Pour les contemporains de cette époque, était-il possible de savoir ce qui se passait réellement, de saisir l'essence du nazisme, de rester indifférent à la propagande ou de prédire l'Holocauste ?
    Étudiants, politiciens, musiciens, diplomates, écoliers, communistes, intellectuels, athlètes, journalistes, fascistes, artistes, touristes, ou encore célébrités comme Charles Lindbergh et Samuel Beckett, ces voix multiples nous racontent l'histoire extraordinaire de l'ascension des nazis au pouvoir du point de vue de gens ordinaires. Les expériences de ces témoins accidentels de l'histoire créent une image remarquable et palpable de l'Allemagne hitlérienne.
    Perturbants, absurdes, émouvants et allant du plus trivial au plus tragique, leurs récits donnent un nouvel aperçu de la complexité du Troisième Reich, de ses paradoxes et de sa destruction ultime.
    Julia Boyd est l'auteure de plusieurs ouvrages historiques. Chercheuse expérimentée, elle a parcouru les archives du monde entier pour trouver de la matière et du contenu pour ses livres.
    Femme d'un ancien diplomate, elle a vécu en Allemagne de 1977 à 1981. Elle vit aujourd'hui à Londres.

  • Dernier ouvrage de l'académicien Jacques Bainville publié de son vivant, ce texte paru en 1935 dresse l'histoire des dictateurs à travers les âges." La dictature n'a pas de causes uniformes. Elle peut être une réaction de défense contre l'anarchie et la ruine et contre les effets de la démocratie portée à sa dernière conséquence [...]. Elle peut être au contraire pour la démocratie égalitaire et anticapitaliste le moyen de vaincre les forces qui lui résistent et de s'imposer. Il y a donc des dictatures diverses. Il y en a pour tout le monde et un peu pour tous les goûts. Ceux qui en rejettent l'idée avec horreur s'en accommoderaient très bien et, souvent, s'y acheminent sans s'en douter. Ceux qui la désirent seraient parfois bien déçus si elle triomphait.
    " Qu'on l'appelle ou qu'on la déteste, il est donc essentiel de la connaître avec les visages divers qu'elle a pris au cours de l'histoire, puis, de nos jours, dans des pays si nombreux et si éloignés les uns des autres qu'on aurait probablement tort de n'y voir qu'une sorte de vogue quand elle est l'effet d'une loi ou d'une nécessité. "
    Jacques Bainville, 1935.
    Une histoire globale, toujours d'actualité.

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