• Dans une petite ville du New Hampshire, deux hommes se font face. Dixon, l'ex-taulard braqueur de banques et Elias, le professeur fasciné par les filles en socquettes et le IIIe Reich. Un pistolet automatique les sépare. Leur vision de la vie et des hommes aussi. Le premier rêve d'une ferme tranquille dans l'Alberta. Le second d'une ascension valorisante dans l'establishment universitaire. Condamnés par les circonstances à cohabiter, ils se jaugent avec méfiance. D'ailleurs, à qui peut-on réellement se fier dans une Amérique régie par l'argent et le cynisme?

  • Tributaire d'une vision racialiste, le terme « antisémitisme » prête à confusion et ne suffit pas à rendre compte de toutes les haines antijuives. Le phénomène est ancien et protéiforme, de la judéophobie antique, qui s'oppose à la religion juive, jusqu'à l'antisionisme radical, en passant par l'antijudaïsme chrétien, la judéophobie antireligieuse des Lumières, celle, anticapitaliste et révolutionnaire, du socialisme des origines, et l'antisémitisme à proprement parler, racial et nationaliste.
    Il restait à en dresser la typologie et la généalogie. C'est ce à quoi s'applique Pierre-André Taguieff, qui fait ici le tour de toutes les judéophobies pour montrer en quoi elles se fondent sur des rationalisations a posteriori destinées à légitimer des aversions, des peurs et des passions injustifiables. À lire également en Que sais-je ?...
    Histoire de la Shoah, Georges Bensoussan
    Histoire du peuple hébreu, André Lemaire


  • Docteur Descartes contre les néo-nazis, ou Mister Grabuge.
    Descartes est un escroc à la petite semaine. Grand Maître des Sciences médiumniques, il vous aide à résoudre tous problèmes, travail, amour, sexualité, etc. Résultats garantis. Jusqu'au jour où une lettre d'un groupuscule néo-nazi tombe par erreur (?) dans sa boîte aux lettres. Ce jour-là marque la fin des amuse-gogos et le début d'une affaire bien trouble. Le petit joueur se retrouve dans la cour des Super-Vilains.
    Ça flingue, ça cogne, ça balance comme du rock, c'est drôle, ça remue, ça fait drôlement de bien.
    « La relève de Queneau, version Saint Glinglin est assurée. Enfin. » - Jean-Bernard Pouy
    « Un souffle de vie qui vous met un soufflet, pamphlet sur la folie d'aujourd'hui, si vous avez pas saisi, lisez ! » - Mallaury Nataf

    (Précédemment publié aux Éditions Florent Massot)


  • « Vous qui entrez ici, abandonnez toute espérance ! »


    Indécis, ils s'assirent d'abord sur la coque et observèrent un moment le passage continu des spectres à l'assaut des rives de l'Enfer dans la clarté diffuse qui provenait de nulle part : pas de soleil, de lune ou d'étoiles dans ces parages.



    L'Histoire ne mourant jamais, de l'étang de Thau à l'Enfer de Dante, arrivée brutale de l'oncle Henri, le dernier des pourris, la pire des raclures. À ses côtés, Mô, dilué dans le désespoir comme on se perd dans un brouillard façon Zyklon B, s'aventure à l'aveugle dans les neuf cercles fantasmagoriques peuplés de damnés nazis et de diables cornus. Comment ne pas le suivre dans cet Enfer tatoué de croix gammées quand on sait qu'il va faire la lumière sur la part d'ombre qui l'agite depuis son enfance ? Lancé dans ce cauchemar comme un chien dans un jeu de quilles, dans l'obscurité et la douleur, Mô découvre qu'il n'y a pas de limites à l'horreur.

  • Lorsqu'en 1990, Mike Godwin, un jeune avocat de l'État de New York, formula, sur l'un des premiers réseaux sociaux de l'époque, la proposition qui allait très vite devenir la loi portant son nom, personne n'imaginait que celle-ci deviendrait un jour aussi célèbre que les plus grandes lois physiques. C'était une loi d'une simplicité élémentaire. Elle se formulait comme suit : « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Hitler se rapproche de 1. » Dans les échanges se déroulant sur Internet, se livrer à une telle comparaison signifie désormais aussitôt recevoir des autres participants ce que l'on appelle un « Point Godwin » - la médaille de la honte de l'internaute. Mais ce qui peut n'apparaître que comme un simple tic de geek n'est-il que cela ? N'y a-t-il pas dans l'obsession pour le nazisme, l'hitlérisme et l'Holocauste, telle qu'elle se manifeste sous son visage le plus pop à travers le Point Godwin, l'une des plus embarrassantes vérités de notre temps ? Telle est du moins la thèse de François De Smet : notre obsession pour le souvenir de la Shoah et la limite qu'elle pose désormais à la liberté d'expression ne sont rien d'autre que le signe de notre incapacité contemporaine à admettre et à comprendre le mal. Passant avec une virtuosité confondante des Bienveillantes de Benjamin Littell à la rhétorique du tweet, de Hannah Arendt à Lost Highway, ou des expériences de Milgram à Belle du Seigneur, le livre de François De Smet offre ainsi le portrait grinçant d'une époque aliénée à elle-même, à son histoire et à ses futurs possibles.

  • Il s'agit d'un ouvrage consacré à Fritz Lang (1890-1976), l'un des plus grands cinéastes du XXe siècle, actif en Allemagne puis en Amérique. Il a réalisé, entre autres, Metropolis et M le Maudit, ainsi qu'un grand nombre de films hollywoodiens dont Furie, La Femme au portrait, Le Secret derrière la porte ou Les Contrebandiers de Moonfleet. La vie et les films de Lang sont évoqués à partir de trois angles privilégiés : les relations de Lang avec les femmes et son obsession « biblique » pour la chute de l'homme et le meurtre d'Abel par Caïn ; les rapports de Lang et de son oeuvre avec la politique contemporaine, d'abord dans l'Allemagne de Weimar et lors de l'arrivée de Hitler au pouvoir, puis à Hollywood, où il affiche son identité de Juif viennois et son engagement antinazi ; enfin, le statut artistique de Lang, ses rapports avec Murnau, Eisenstein et les surréalistes, sa longue rivalité avec Hitchcock, les débats qui ont agité la critique sur l'importance relative de son oeuvre allemande et de son oeuvre américaine, son influence sur les cinéastes de la Nouvelle Vague.
    Le livre, soigneusement documenté, accorde une large place aux anecdotes de la vie de Lang, son exil d'Allemagne, ses démêlés avec Goebbels et le FBI. Il s'appuie principalement sur des analyses détaillées d'un petit nombre de films considérés comme les plus importants et les plus personnels.

  • 5 f. - 6 h. - Durée : 1h50
    En 1939, la vie n'est déjà pas simple pour Raoul, humble cafetier de Normandie, car il doit faire face à des difficultés financières soigneusement orchestrées par son ennemi d'enfance, le terrible Ernest Ratin, tout en résistant à la nymphomanie exacerbée de Clémence, épouse de ce dernier. Il doit aussi composer avec les caractères complètement opposés de ses deux filles, Odile et Jeanine, les joutes verbales qui opposent le curé, l'institutrice et la postière du village, et le bégaiement insupportable de Firmin, amoureux transi et maladroit d'Odile. Mais alors, à partir de juin 40, les choses s'aggravent sur un rythme exponentiel. Jugez plutôt : Ratin devient le chef de la Gestapo locale alors que l'institutrice prend le maquis, Clémence se déchaîne et Firmin est fou de jalousie car les filles cachent un parachutiste britannique en mission auprès d'un mystérieux colonel Betty que personne ne connaît.

  • « La vie de douleur et de terreur les rattrapait. Là où ils l'attendaient le moins. Le pays de la cuisine, des arts et de la beauté, égaré par une crise morale où la vérité ne compte plus, où les amis se fanent comme les feuilles, où les rêves meurent comme les roses, où les illusions s'évaporent comme les nuages sous le souffle de la barbarie qui se réchauffe au soleil de l'intelligence dévoyée. » 1938. La famille de Daniel Ryba, encore enfant, quitte Varsovie pour Paris, suivant son père, commerçant en fourrures. Hélas, le nazisme rattrape bientôt la France... Trente années de souvenirs et de cauchemars, d'espoirs et de désillusions : l'auteur fouille sa mémoire, celle de sa famille, celle de la communauté juive, celle de la France. Ménageant distance et émotion, l'auteur livre un témoignage indispensable.

  • Cet ouvrage retrace l'histoire de la danse moderne sous la République de Weimar, puis sous le nazisme.
    Laure Guilbert montre comment une avant-garde authentiquement progressiste s'est insérée dans les rouages de l'État hitlérien et a apporté sa pierre à l'édification du nazisme. Les nazis, qui avaient le culte du corps, firent en effet de la danse une véritable arme idéologique.
    Cet ouvrage, basé sur une documentation largement inédite, éclaire un pan méconnu de l'histoire du nazisme.

  • La deuxième guerre mondiale. Six ans pour les armées, de 1939 à 1945. Quatorze ans pour les civils. De l'avènement du nazisme en 1933, au Tour de France cycliste en 1947, symbole de  la liesse populaire retrouvée.  C'est précisément  toute l'enfance de l'auteur, ombrée par la croix gammée,  à Boulogne-Billancourt. Famille modeste,  occupation allemande, persécution des juifs, bombardements, restrictions alimentaires, scolarité perturbée,  séjours en zone libre, débarquement allié, péripéties de la Libération, présence américaine. Autant de vécus mêlant peurs et joies. Animé par un désir de transmission, Gilbert Garibal  nous raconte sa guerre puis  son après-guerre. Un ton original. Des scènes vivantes, écrites souvent à l'encre de l'humour. Derrière le pittoresque, se cache une brûlure gardée des années de feu. Il  a fait de  cet accroc à l'âme, une énergie  positive. Pour traverser sa vie. Et mieux saisir la psychologie des hommes.
    Au-delà du témoignage, voici un livre d'émotions, revisitées au présent. Au coeur d'une histoire familiale mouvementée.

  • Pour rendre service à son patron, le policier Jacky Kerlan enquête sur une association afin de vérifier qu'elle ne dissimule pas une secte. En apparence, elle est inoffensive. Mais en réalité, elle sert de couverture à des terroristes d'extrême droite qui vont réussir à prendre le pouvoir en France grâce à leur parfaite connaissance de la Constitution de la Ve République.
    Une fois à la tête de l'Etat, les terroristes mettent en place leur politique du mal avec une seule idée en tête : étendre le IVe Reich au reste de la planète.
    Des agents de la DGSE et des francs-maçons s'unissent pour combattre la tyrannie sanguinaire du chancelier avant qu'il ne soit trop tard.

  • Eugène Klein eut un destin hors du commun , une vie aux multiples facettes qu'il nous présente ici entrelacées dans un témoignage riche et inédit. Eugène Klein vécut sa jeunesse en Hongrie dans un dénuement cruel. Durant la Première Guerre mondiale, il fut enrôlé dans l'armée austro-hongroise et servit en particulier dans les Carpates où les conditions de vie étaient terribles. Le bonheur, il le connut en France dans l'entre-deux-guerres. Son aptitude pour le sport - il pratique la course à pied - lui a permis de s'y installer avec de fonder une famille. Parce qu'ils étaient juifs, Eugène et les siens connurent les persécutions nazies, ils furent arrêtés à Paris le 1er mai 1943.

  • Le témoignage de Michel (Mietek) Pachter est exceptionnel à plus d'un titre. Écrit juste après la guerre, il restitue avec précision son expérience de trois univers de la Shoah en Pologne : le ghetto, le camp d'extermination et le camp de travail forcé. Le récit de Mietek - qui n'avait que 16 ans au début de la guerre - est né de la nécessité de coucher sur le papier les terribles événements qu'il venait de traverser : la mort des siens et de son peuple, les souffrances physiques et morales, la lutte quotidienne pour sa survie et celle de son frère aîné, Vilek, avec qui il a enduré ces épreuves. Dans ce texte dense, Michel Pachter détaille, avec discernement et probité, la réalité, l'évolution et la diversité des persécutions et des moyens d'extermination des Juifs employés par les nazis. Il expose également les formes de résistances et de solidarités que ses camarades et lui ont pu déployer pour survivre au sadisme de leurs tortionnaires et à la déshumanisation à l'oeuvre au sein du système concentrationnaire. En consignant cette chronique de l'horreur, Michel Pachter a tenu la promesse faite à ceux qui n'ont pas survécu : celle de témoigner devant le monde pour que nul n'ignore le sort des millions d'hommes, de femmes et d'enfants assassinés par les nazis parce qu'ils étaient nés Juifs.

  • À la fin du XIXe siècle, Théodore Herzl donne un sens précis à une idéologie et un mouvement politique naissants, le sionisme. Cette doctrine a pour objectif de reconstituer une nation juive formant un corps politique pour créer un Etat souverain. Cet ouvrage retrace l'histoire du sionisme depuis sa création jusqu'à ses évolutions contemporaines au sein d'Israël. Il présente les différents courants du sionisme, en analyse les mythes et interroge l'avenir.

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