• Les "champs scientifiques" sont, selon Pierre Bourdieu, le lieu de l'affrontement nécessaire entre deux formes de pouvoir correspondant à deux espèces de "capital scientifique" : un capital que l'on peut qualifier de social, et un capital spécifique qui repose presque exclusivement sur la reconnaissance par les pairs. La sociologie de la science peut aider à dépasser ces contradictions et à fonder en ce domaine les principes concrets d'une "realpolitik de la raison".



  • Les théories scientifiques sont-elles une affaire d'opinion ? A-t-on vu des politiques donner leur avis sur la théorie atomique, la théorie de la dérive des continents, la théorie des cordes ? Alors, quel problème pose donc la théorie de l'évolution ?



    Dans cet ouvrage, l'auteur examine les stratégies des discours pseudo-scientifiques de divers courants créationnistes qui sollicitent la communauté scientifique pour qu'elle participe à une « quête de sens ». Il met au coeur de ce problème la question des critères de scientificité et place l'enjeu sur l'enseignement des sciences. En effet, contrairement à ce que prétendent les créationnismes qui se présentent comme victimes du dogmatisme, le combat des scientifiques n'engage pas des théories ou des faits mais témoigne de leur attachement au respect des méthodes scientifiques.



    L'une des actions majeures des scientifiques revient alors à expliciter pour le public la nature de leur contrat méthodologique. Il en va, pour le futur, de ce qu'on enseignera comme « science » à l'école publique.


  • L'auteur analyse l'évolution des idées depuis le début du XXe siècle, où l'on se préoccupait de protéger la nature, jusqu'à nos jours, où il est question de gérer la biodiversité. La réflexion s'ouvre sur l'évolution

    qui en résulte dans la pratique du métier de chercheur.



  • Si par hasard... vous découvriez sur Internet la photographie d'un objet que vous pensiez perdu pour toujours. Un objet anodin en apparence mais auquel sont attachés des souvenirs inoubliables, des émotions puissantes, des secrets...

    Alors que Julien pénètre dans les entrepôts de la ville de Paris et cherche un cadenas accroché autrefois sur le Pont des Arts, son regard est attiré par d'autres cadenas, des cadenas étranges ornés de dessins. Sans vraiment réfléchir, il les vole et décide de remonter le fil de leur histoire.
    Le lendemain, malgré les avertissements de Marine, sa meilleure amie, il publie un premier cliché sur Internet, n'imaginant pas un instant les mystères que recèlent les symboles

    /> De Paris en Eure-et-Loir puis de la Vendée en Angleterre et de Normandie en Australie, Julien entraîne Marine au coeur d'un périple palpitant.

    Avec cette idée magistrale orchestrée en variations, Ludovic Lecomte dessine un roman d'une intelligence émouvante !

  • « Vulgariser ? Je n'ai pas de temps à perdre avec ça ! » Voilà l'un des arguments fréquemment avancés par les chercheurs ou doctorants, parfois peu enthousiastes à l'idée de se lancer dans des actions de dialogue ou de partage vers le grand public.
    En choisissant de traiter une à une ces idées reçues que l'on entend parfois dans les laboratoires, l'auteur propose d'observer la vulgarisation scientifique sous l'angle de ceux qui y sont plutôt réticents et de se pencher, plus sérieusement, sur les questions qui gravitent autour des rapports entre sciences et société. Quels en sont les enjeux ? À quels publics s'adresse-t-on quand on fait de la médiation scientifique ? Est-ce que cela peut avoir un intérêt pour la recherche ? Quels sont les outils de cette communication vers le grand public ?
    Agrémenté de conseils pratiques et illustré de témoignages, l'ouvrage propose un panorama complet de la médiation scientifique, tout en faisant quelques clins d'oeil à des projets qui « décollent » et des gens qui « décoiffent ».

  • Dans l'exercice de leur métier, les chercheurs veulent repousser les frontières de la connaissance, explorer des régions jusque-là inconnues dans leur discipline. Pour cela, ils sont capables de développer des routines très complexes, des procédures très rigoureuses. Ils inventent des dispositifs d'expérimentation qui tournent à la perfection. Ils se démènent pour obtenir les précieux financements qui leur permettront de continuer leurs programmes. Ils siègent dans des conseils, donnent des cours, encadrent des thésards, communiquent dans les médias. Par passion pour la recherche, ils sont aussi capables de se mettre en danger, intellectuellement et même physiquement, de prendre des risques calculés pour démontrer une hypothèse, résoudre une équation ou un problème, prouver l'existence d'une particule ou d'une étoile ou déchiffrer un génome... ils arpentent les quatre coins du globe, fréquentent les grands fauves comme les redoutables bactéries, se laissent couler dans les abysses océanes ou s'élèvent dans la stratosphère, ou encore, avec un eurêka au bord des lèvres, s'immergent dans des calculs et des réflexions sans fin. Ce sont des savanturiers. Non, leur vie n'est pas toujours de tout repos. À l'occasion de l'Année Louvain de l'aventure scientifique (2016-2017), ce livre donne un aperçu de quelques-unes de leurs échappées. L'aventure est au coin de la science!

  • L'interprétation, parce qu'elle ressemble à des croyances, a été écartée de la science moderne, en tout cas négligée, au profit de la déduction et la généralisation. Pourtant l'histoire des sciences nous montre son rôle permanent tant dans les sciences humaines que de la nature. C'est elle qui relance la fécondité dans les moments de compréhension difficile. Le positivisme, qui reste une référence majeure dans les pratiques actuelles, est responsable de cette situation. Il cherche les commandements auxquels se soumet la nature. Cependant, après la période de conquête, nos inquiétudes sur l'environnement appellent une science plus ouverte, plus compréhensive des éventualités. Nicolas Bouleau montre que le coeur du problème est d'utiliser dans la science les matériaux interprétatifs que sont les craintes. Prolongeant et concrétisant les idées de Jonas, il décrit le travail d'élaboration de craintes désintéressées par une enquête sur un être supposé, comme par exemple l'agent de transmission de la maladie de la vache folle. L'ouvrage porte plus largement sur la façon de penser l'éventuel dans les relations des humains avec leur contexte.

  • Léo Coutellec propose dans cet ouvrage de construire un espace de réflexion critique sur ce qu'il nomme la science impliquée. Nom d'une science qui prend acte de sa responsabilité, attentive aux conséquences, une science qui ouvre la possibilité d'un questionnement sur ses finalités, qui ne revendique plus sa neutralité axiologique pour affirmer son objectivité, la science impliquée vise au partage des savoirs et des pouvoirs liés à ces savoirs. Pour l'auteur, l'enjeu est de doter la science d'un nouveau principe démocratique qui permettrait, non pas de la sortir de la tourmente sociétale dans laquelle elle semble être prise, mais de la penser au pluriel dans la profondeur de son implication radicale au réel. Sa réflexion épistémologique sur les sciences rejoint celle de l'éthique.Issu d'une conférence donnée à l'occasion du 20e anniversaire du groupe Sciences en questions, ce petit ouvrage renouvelle les réflexions épistémologiques et philosophiques au sein de la démarche scientifique et notre façon de penser la responsabilité dans les sciences.

  • Ce livre a pour vocation d'aider les chercheurs à construire leur projet, le conduire, le finaliser.


    La conduite d'un projet - étude, mémoire, thèse - pose des problèmes particuliers lorsque le chercheur se place dans le cadre de recherches qualitatives.
    L'ouvrage utilise largement des terrains d'analyse qui ont été mobilisés par les auteurs eux-mêmes ou bien par leurs étudiants. Les étudiants de DEA, de DESS, les doctorants, les professionnels qui font appel à des chercheurs et plus généralement tous ceux s'intéressent aux démarches qualitatives pour l'étude des organisations, y trouveront un guide d'accompagnement.


    Les auteurs : Florence Allard-Poesi (Maître de Conférences à l'Université Paris XII) ; Christiane Demers (Professeur aux HEC Montréal) ; Yvonne Giordano (Professeur à l'Université de Nice-Sophia Antipolis) ; Nicole Giroux (Professeur à l'Université de Montréal) ; Carole Groleau (Professeur à l'Université de Montréal) ; Véronique Perret (Maître de Conférences à l'Université de Cergy-Pontoise) ; Linda Rouleau (Professeur aux HEC Montréal).

  • Secrets

    Gérard-Jean Muller

    Un secret est un savoir qui se trouve caché, parfois inaccessible. Il est synonyme de mystère, et s´entoure d'une aura souvent irrationnelle. Le secret peut être de famille, militaire ou d'État qui se mêle parfois aux secrets amoureux et d´autres encore, plus anodins. Le secret s´identifie parfois à une cabale, une entente secrète. Que dire du pouvoir scientifique qui use de ces termes dès lors que l´on porte atteinte à sa volonté de domination... Le secret s´implique dans l'imaginaire, la connaissance et l'initiation. Mais le plus grand des secrets est celui auquel on n´aura pas pensé, pour n´avoir pu seulement l´imaginer. Il cache la connaissance de la cause première, de la nature de la matière et celle de notre essence. Pourquoi nous serait-il interdit d´accéder à la vérité ? Le mot secret désignait autrefois un compartiment caché dans un meuble ou une boîte...

  • Depuis vingt siècles, les exégètes, historiens et écrivains chrétiens ou laïcs s'interrogent sur la véritable histoire de celui qui, par son message, a enflammé l'humanité et lui a apporté un message de salut. Mais qui était l'homme Jésus, cet envoyé prophétique ? Qui était Jean de Gamala, le révolutionnaire en lutte contre Rome ? Pourquoi nous dit-on à un endroit que le messie des juifs fut lapidé et à un autre endroit qu'il fut crucifié ? Y aurait-il eu deux messies ? Dans cette optique, J. Bosmorin relit les historiens de cette époque. Voyant notamment dans les évangiles et les autres textes canoniques de l'Église non pas des documents historiques mais des récits initiatiques, il replace les événements de ce temps dans leur contexte historique et compose un ouvrage iconoclaste... Fin du IIIe siècle. Constantin, alors général en Palestine, veut en savoir plus sur cette religion nouvelle qui conquiert l'empire romain... Pour cela, il mandate et réunit des hommes qui pourront le renseigner. Une recherche que relate J. Bosmorin dans ce texte à la frontière du roman et de l'essai, de l'enquête et de l'ouvrage historique, qui questionne plus particulièrement la figure christique. À la lecture de cet opus, le lecteur ne manquera pas alors de s'apercevoir que l'histoire a été bien plus complexe que celle mentionnée par les Écritures, qu'à la faveur de complexes mécanismes des figures ont pu s'amalgamer... ou encore que les premiers temps de l'Église étaient moins ceux de l'unité que du morcellement... Aussi l'auteur compose-t-il une nouvelle fois un texte érudit qui éclaire d'une lumière nouvelle notre connaissance du christianisme.

  • « Finalement, j'étais heureux d'être ici, dans cette contrée qui me correspondait si bien par ses paysages et son aura mystique, ténébreuse et doucement sauvage. Il me semblait être un euphémisme de dire que j'étais content d'être avec Marie et la simple

  • Je m'appelle Michael Artner. Je coulais des jours paisibles dans le nord-est des États-Unis avec mon fils, David, et ma seconde femme, Sandra, enceinte de notre premier enfant. C'était une existence douce et sans surprise dans une banlieue aisée : une vie banale mais qui me plaisait.

  • Cet ouvrage rassemble une sélection de contributions issues du premier séminaire international consacré aux méthodes de recherche dans le domaine des didactiques, organisé par les laboratoires DIDIREM et THEODILE et par l'IUFM du Nord/Pas-de-Calais. Leurs auteurs, appartenant à plusieurs pays différents, représentent diverses didactiques : disciplines scientifiques et techniques, français, histoire, mathématiques, STAPS... Ces contributions sont regroupées autour de trois axes de questionnement : celui des intérêts et des problèmes liés aux comparaisons et aux croisements des méthodes de recueil et de traitement des données ; celui de la détermination des indicateurs pertinents et des significations qu'on peut leur accorder ; celui des modalités possibles des techniques de retraitement des données, tels que scripts, chronologies ou synopsis. L'ensemble de ces textes est présenté par Marie-Jeanne Perrin-Glorian et Yves Reuter, ce dernier proposant dans la contribution inaugurale un programme de recherches possibles pour définir et questionner les méthodes de recherche en didactiques, pour justifier aussi les intérêts d'un tel chantier de travail. En effet, en raison des enjeux épistémologiques attachés aux problèmes abordés, qu'ils concernent la définition même des didactiques en tant que disciplines de recherche ou la validité des résultats produits, le séminaire mis en place est appelé à se reproduire régulièrement. Cet ouvrage constitue, en conséquence, le premier d'une série à venir.

  • Ce nouveau livre de Pierre N'DA permet une immersion rafraîchissante et bienfaisante dans les méthodes de recherche, d'analyse des textes et de rédaction scientifique. Ainsi, le masterant, le doctorant, le jeune chercheur a désormais, à sa portée, un guide pour compléter sa formation méthodologique et sa compétence heuristique. Il peut s'assumer lui-même et, avec lucidité, se détourner des voies sinueuses, fastidieuses et sans issue d'une recherche à tâtons, au hasard, et d'une herméneutique confuse ou fantaisiste, la conséquence du manque de méthode réelle. Cet ouvrage d'initiation aux méthodes s'avère un outil de travail efficace et performant. Son principal mérite est de mettre fin à la perte inutile de temps et d'énergie, à l'errance méthodologique, aux explorations aléatoires et improductives et aux extrapolations inopportunes et inopérantes. Avec ce livre, le chercheur, bien au fait des méthodes, peut les exploiter à bon escient et les appliquer, de façon pertinente. Il a toute latitude pour choisir sereinement sa voie, la ou les méthodes les plus appropriées pour sa recherche et en particulier pour son sujet et son cas d'espèce.

  • Deux mois se sont écoulés depuis le depart de Xavier et la vie de Mégan a repris son cours, enfin ... presque normalement. Mais voilà, hasard du calendrier ou pas, un vendredi 13 va encore tout bouleverser. Sera-t-elle prête à l'accepter ? Saura-t-elle prête à le suivre et s'aventurer à nouveau dans un tourbillon d'émotions ? Venez découvrir l'épilogue de ce diptyque troublant où jamais rien ne se passe comme l'on s'y attend vraiment.


  • Récit inédit !

    Jo Marie Rose est presque prête pour le printemps à la Villa Rose ! Grâce à l'aide de Mark Taylor, elle espère avoir une belle roseraie juste à temps pour la journée portes ouvertes qu'elle souhaite organiser. Mais c'est très angoissée qu'elle se rend compte que Rover, son chien, a disparu ! Et alors qu'elle a besoin d'une épaule sur laquelle s'appuyer, Mark décide de la laisser seule. Perturbée par l'attitude de son ami et inquiète pour la sécurité de son chien, Jo Marie va se mettre à la recherche de Rover dans tout Cedar Cove.
    À l'autre bout de la ville, deux jeunes gens apprennent à mieux se connaître...

  • Le travail crée et transforme le monde social. Son incarnation la moins prévisible et la plus admirée, l´invention artistique et scientifique, semble défier l´analyse causale et les régularités statistiques. Bien plus que l´exploration des processus conscients et infraconscients de l´inventivité individuelle, c´est l´écologie sociale du travail créateur qui donne prise à l´analyse sociologique. Celle que propose Pierre-Michel Menger distingue trois caractéristiques essentielles : une différenciation illimitée des productions, des mécanismes de concurrence exploitant l´incertitude de la réussite et une concentration disproportionnée des gains et des réputations.

  • L'économie se fonde de plus en plus l'immatériel, et l'innovation est au coeur de toutes les préoccupations. Chacun s'accorde pour dire que l'effort de recherche est une solution sans alternative pour la France et pour l'Europe confrontées à la concurrence et au dynamisme économique des pays émergents qui les dépossèdent de plus en plus de l'aspect manufacturier de la production. La recherche est créatrice des emplois de demain, entend-t-on dire souvent, et elle débouche sur des produits nouveaux, des médicaments plus efficaces, des services plus performants,... qui augmentent le bien-être social. Or, la valorisation de la recherche passe par le droit et ses outils (contrats, structures, collaborations,...). Le droit intervient aussi dans la définition du statut du chercheur, dans la garantie de la liberté de la recherche et dans la détermination de ses limites. Il fournit les éléments qui permettent de répartir les résultats entre employeurs et salariés. C'est aussi le droit qui propose, notamment au nom du principe de précaution, les moyens pour encadrer les pratiques des laboratoires. Car si les avancées de a recherche ouvrent souvent des perspectives merveilleuses, elles suscitent aussi beaucoup d'inquiétudes (OGM, nanotechnologies, manipulations génétiques sur l'humain,...). Cet ouvrage, qui reprend les travaux du colloque organisé par l'IFR juridique de l'Université de Toulouse 1 Capitole, aborde l'ensemble de ces questions

  • Trois points de vue complémentaires sont mis à contribution pour cerner ce document familier et mal connu qui joue un rôle si important dans la vie des universitaires : le rapport de soutenance de thèse. C. Dardy a considéré cet écrit d'un point de vue socio-anthropologique, le situant dans cet ensemble plus vaste qu'est la fabrication et la soutenance de la thèse ; D. Maingueneau s'est intéressé au texte comme genre, comme dispositif socio-discursif, mettant l'accent sur les positions de subjectivité impliquées par une telle énonciation et son caractère de discours "rapporté" ; D. Ducard s'est focalisé sur la constitution sémiotique de l'image du thésard et sur deux processus linguistiques qui lui ont paru exemplaires : les opérations de "centrage" de la notion de "thèse" (qu'en est-il d'une "bonne thèse", d'une "vraie thèse" ?) et le mouvement concessif, qui structure l'ensemble de cette énonciation. Ainsi le rapport de soutenance de thèse apparaît à la fois comme activité inscrite dans un ensemble d'autres, liée à l'institution du savoir et aux procédures d'évaluation, comme dispositif spécifique d'énonciation, comme configuration sémiotique sous-tendue par des représentations subjectives et collectives et comme agencement de formes textuelles significatives.

  • Comment mettre en doute nos certitudes, comment suspendre notre jugement lorsqu'on fait de l'histoire institutionnelle, économique et financière ? Que sait-on, que peut-on savoir, compte tenu de nos traditions et coutumes de travail, de notre capacité de réflexion, mais aussi de l'état des archives, du niveau actuel de notre savoir, de la force de nos convictions et de notre foi aveuglante en la toute puissance explicative d'une science historique qui serait source de vérité ? Que pourrait-on savoir, si l'on osait mettre en doute nos connaissances et nos certitudes, si l'on arrêtait de se prendre pour des « producteurs de logique », des « logiciens du système », si l'on admettait que toutes nos explications ne sont jamais que des approches plus ou moins probables d'une réalité passée qui restera toujours inaccessible ? Et puis, enfin, que ne veut-on pas savoir, qu'est-ce qui nous dérange dans l'approche du passé ? Quelques historiens éminents des institutions, de l'économie et des finances ont accepté de réfléchir à ces questions, soit aux méthodes de travail de cette forme particulière de l'histoire, et d'élaborer une sorte de bilan de ses enjeux intellectuels.

  • Penser et agir en agronome

    Quae

    Michel Sebillotte a été une personnalité marquante du monde agronomique au cours des dernières décennies. Pédagogue brillant à la pensée intarissable, leader charismatique et visionnaire, il a contribué à refonder les bases de l´agronomie, et a ouvert des perspectives de grande portée pour la recherche agronomique et le développement agricole. Dans tous les domaines où il a oeuvré, il a laissé un apport conceptuel et méthodologique majeur, et fondé des communautés de travail à la fois durables et fécondes. Cet ouvrage rassemble les contributions de plusieurs dizaines d´auteurs qui ont été ses élèves, collègues et amis. Il est composé de textes d´analyse sur les apports de M. Sebillotte à l´enseignement et à la recherche en agronomie, au développement agricole, à la prospective, au développement régional, et plus globalement aux orientations stratégiques de la recherche agronomique ; ainsi que de témoignages et points de vue plus particuliers, et parfois plus personnels. Ainsi rassemblés, ces textes permettent de mesurer l´étendue et la richesse de la vie et de l´oeuvre de M. Sebillotte. Au-delà de l´hommage à une personnalité marquante et attachante, ils apportent un éclairage inédit sur cinquante années d´évolution de la discipline agronomie, de la recherche agronomique et du développement agricole en France. Cet ouvrage s´adresse non seulement aux personnes qui ont eu la chance de côtoyer M. Sebillotte à un moment de leur parcours, mais aussi à un vaste public d´enseignants et chercheurs en sciences agronomiques, d´ingénieurs et responsables du développement agricole, et plus généralement de lecteurs intéressés par l´histoire récente de l´agronomie et de l´agriculture.

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