• Lorsque le soleil s'est levé sur Idyllia, ce matin, Artémus était loin d'imaginer que son maître, le dragonnier sire Kendrick, l'abandonnerait avec sa monture chez un marchand de dragons ! Là, Artémus rencontre Iselle, une jeune fille effrontée qui semble communiquer avec le vieil animal. Elle prétend que sa faiblesse ne guérira pas, et qu'il doit retourner à la Vallée des Dragons pour une retraite bien méritée ! Mais la Vallée des Dragons est un mythe, n'est-ce pas ? Entraîné malgré lui, Artémus va suivre la bouillonnante Iselle dans une aventure épique à dos de dragon jusqu'aux confins du royaume.Mais attention aux pirates de l'air ! et aux monstres dans la forêt ! et aux géants de fer... Bref ! Le voyage ne sera pas de tout repos !Entrez dans la légende, entrez à Dragonland !

  • Dans quel encrier tremper ma plume pour dessiner la Commune ? Celui-ci, où se déversa l'encre rouge d'une révolte tragique, l'encre noire d'une nuit tendue sur l'agonie des morts enterrés sans linceul ? Celui-là, empli de vase pestilentielle ? Quelle représentation donner de cette révolution apothéotique d'il y a 150 ans ? Des traits griffés, parfois mal, mais alors pourquoi ? Des dessins tendres ou violents ? Des sillons creusés sans esquisses préalables ? Des semblances de vérités arrachées, fracassées, criées, insensées ? Des stigmates aux boursouflures vaniteuses ? Des caricatures tressant des trognes en chapelets d'ordures ? Dessiner la Commune est une analyse critique, autocritique, à la première personne, de la fonction de l'image dans l'appréhension de l'Histoire.

    /> Éloi Valat, peintre et dessinateur né à Lyon en 1952, est l'auteur de quatre albums consacrés à la Commune, Le journal de la Commune, La Semaine sanglante, Louises, les femmes de la Commune et L'enterrement de Jules Vallès, ainsi que d'une édition illustrée du roman Sébastien Roch d'Octave Mirbeau, tous parus aux éditions Bleu autour entre 2007 et 2019.

  • Je vends une vie mâle, excellente et noble, une vie libre. Qui l'achètera ? (I, 7)

  • Bienvenue dans les joyeux banquets et dans les aimables cercles littéraires des Grecs et des Romains ! Les Anciens, de joyeux drilles ? Eux, les dignes, les sérieux, les vénérables fondateurs de notre philosophie, de notre politique, de notre littérature, ont pourtant un aspect très moderne : leur aptitude à faire rire le lecteur en créant avec lui une connivence amusée, tout particulièrement en usant de cette forme de comique subtil que nous appelons l'humour. L'humour est présent partout : bien sûr dans les comédies qui s'élèvent souvent au-dessus de la farce, mais aussi dans des genres moins attendus comme l'épopée ou l'histoire. Mais c'est surtout à l'occasion de dialogues, d'échanges épistolaires, de récits, que chacun laisse libre cours à sa fantaisie, en cherchant à faire rire ou sourire un interlocuteur qui sait apprécier les jeux de mots, l'impertinence du point de vue, les imaginations plaisantes. Alors, à votre tour de sourire avec la centaine de textes courts et piquants rassemblés ici.

  • En s'inspirant des dessins d'André Rouveyre, Golberg écrit un véritable traité d'esthétique de portée générale. Sa Morale retrace une sorte de généalogie intellectuelle de la ligne qui annonce les recherches formelles du cubisme. Golberg réclame un langage visuel nouveau et défend la simplification des formes. De ce processus d'abstraction avant l'heure, il souhaite un renouvellement de l'art. Résolument moderne, sa pensée dialogue volontiers avec la tradition, poursuivant un raisonnement dialectique qui fait tout l'intérêt de son ouvrage. Et les artistes ne s'y sont pas trompés, tant ils sont nombreux, Picasso en tête, à se réclamer de cette pensée. Précurseur et inspirateur, Golberg aborde là la déformation par simplification, le rire, la géométrie, la spiritualité même de la ligne.

    En 1932, Gide se souvient encore de Mecislas Golberg (1868-1907), le qualifiant d'"étrange bohème d'aspect famélique, une sorte d'illuminé de grande intelligence, d'un don littéraire indéniable". Un être énigmatique dont le visage fut sculpté par Zadkine et Bourdelle. Poète et critique d'art, Golberg fut aussi une figure singulière de l'anarchie et l'ami de Guillaume Apollinaire, Henri Matisse, Max Jacob, Henri-Pierre Roché, Auguste Rodin, Pablo Picasso, Henri Matisse ou encore Jules Romain.

  • James Miranda Barry fut médecin militaire, chirurgien avant-gardiste, inspecteur général des hôpitaux de Sa Majesté et... l'un des plus grands imposteurs de tous les temps.

    Au moment de sa mort en 1865, au terme d'une carrière de plus de quarante ans au sein de l'armée britannique, James Miranda Barry n'a pas eu droit aux honneurs dus à son rang. Les autorités militaires ont plutôt jugé bon de l'enterrer à la sauvette, dans un coin reculé d'un cimetière quelconque. Car le scandale qui éclata à sa mort était d'une telle ampleur, qu'il devint la principale raison pour laquelle Barry passerait à l'histoire, reléguant dans l'ombre presque tout ce que le médecin avait mis tant d'efforts et d'années à accomplir.
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    Dans chacune des colonies où on l'avait posté, James Barry avait fait tout en son pouvoir pour améliorer les conditions de vie et les soins de ses patients. Il avait forgé sa réputation sur une pratique nouvelle et moderne de la médecine, par sa spécialisation dans les domaines de la chirurgie, des maladies tropicales, de l'obstétrique, du traitement de la lèpre et des maladies vénériennes. Sur trois continents, Barry a imposé des nouvelles conditions sanitaires, des méthodes révolutionnaires de quarantaine, des diètes alimentaires, ainsi que des traitements efficaces contre les plus terribles maladies connues à l'époque. Sans contredit, les réformes de James Barry ont sauvé des milliers de vies à travers le monde.

    Mais pourquoi a-t-on profané ainsi la mémoire d'un brillant médecin, dont les accomplissements n'avaient d'égal que la controverse dont Barry aura été l'auteur presque tout au long de sa vie? Sylvie Ouellette retrace ici la vie et la carrière d'un être humain hors de l'ordinaire, qui n'était absolument pas ce que ses contemporains auraient pu croire.

  • Les Borgia

    Thomas Gunzig

    Et si, un jour, par accident, on voyait enfin nos familles telles qu'elles sont : de toutes petites cages peuplées de monstres terrifiants. L'ironie voudrait sans doute que ces familles, on continue à les aimer. Par-dessus tout. Les Borgias est une comédie contemporaine qui raconte cette histoire presque drôle. Une histoire de quête de la famille idéale...

  • Les historiens vivent, travaillent et pensent dans la cité. Un mois après le massacre de la rédaction de Charlie, des historiens se réunissent à l'École Normale de la rue d'Ulm, pour penser ensemble comment depuis le XVIe siècle le rire a été une puissante arme politique, utilisée sous diverses formes, de la dérision subtile au rire féroce, en passant par la franche moquerie de l'adversaire. Il est un marqueur d'intelligence, de culture et s'inscrit durant les périodes de violence tel un processus de civilisation, forme de continuation d'une lutte sans effusion de sang... jusqu'à ce que les censeurs et les ignorants tentent de l'interdire ou le tuent, réellement, avant qu'il ne reparaisse, toujours... Tenter d'expliquer les rapports conflictuels entre l'invention du rire et la construction de la politique depuis Machiavel et Rabelais permettrait ainsi d'éclairer les ruptures actuelles d'un monde globalisé où la question du rire politique repose tout simplement celle de la liberté d'expression et de conscience, au coeur d'une cité républicaine meurtrie et à repenser.

  • Janvier 2015. Il y a eu la mort de dessinateurs. Il y a eu des millions de Franais soutenant Charlie. Il y a eu aussi les chanes de tlvision amricaines et la BBC qui ont flout la couverture du nouveau Charlie ainsi que des meutes au Niger et au Pakistan... De quoi s'interroger sur ce qu'est la libert d'expression aujourd'hui. Ce principe, n sous les Lumires, est devenu au fil des ans et des amendements de plus en plus illisible. L'irruption d'Internet et des rseaux sociaux n'a rien arrang : nous ne savons plus quelles sont les limites, nous ignorons nos droits et nos devoirs. Voil pourquoi il est urgent de rappeler comment la libert d'expression s'accommode des caricatures, des religions ou du racisme. La libert sans expression ? n'est ni un livre de droit, ni un pamphlet, ni un cours de morale. C'est un prcis citoyen, illustr d'exemples, destin tous ceux qui ont march le 11 janvier et qui veulent mieux comprendre cette formidable libert mise en danger. Pour mieux la dfendre.


  • Devenir, trace et mouvement, quelques mots-clés qui incarnent les idées essentielles de la théorie de l'art, telle que Paul Klee l'enseigna au Bauhaus de 1921 à 1931. Le devenir inclut l'idée d'un art comme processus, qui vise non pas la forme fin

  • La parodie, qui consiste en une imitation caricaturale d'une oeuvre ou d'une personne, est présente dans la bande dessinée dès les débuts de celle-ci. Elle acquiert néanmoins rapidement un deuxième degré en devenant une parodie de genre quand, notamment, la série Lucky Luke parodie l'épopée western. Elle franchit un troisième degré, au cours des années 1970, quand la bande dessinée se met à se moquer d'elle-même, évoluant en une parodie de bande dessinée de genre ou parodie formelle. La bande dessinée se réfère alors à elle-même, au risque de devenir moins lisible par le grand public, mais contribue ainsi à sa légitimation en tant qu'art. Pierre Huard étudie ce jeu hypertextuel grâce à une analyse exhaustive appuyée sur la sémiotique visuelle et la critique artistique des oeuvres. Il montre les liens entre un corpus de dix bandes dessinées franco-belges, publiées entre 1952 et 1994 et jugées exemplaires par la critique spécialisée, et un ensemble d'autres oeuvres dont les traits sont imités ou déformés. Il propose par ailleurs une grille d'analyse très détaillée sur les caractéristiques narratives et visuelles de la bande dessinée, un apport considérable à ce domaine pour lequel l'analyse se fait encore trop rare. Tout comme son objet d'étude, donc, Pierre Huard contribue à sa façon, dans cet ouvrage, à la légitimation du neuvième art.

  • Hôtel schizo

    Vincent Sonoli

    Vincent, quadragénaire habitué de l'expatriation, se voit proposer un poste dans un hôtel des Caraïbes. Offre attractive, bord de mer et soleil, il ne lui en faut pas plus pour sauter dans l'avion. Pourtant, lorsqu'il rencontre ses collègues, c'est la douche froide : une véritable bande d'amateurs lui fait face. Alors que chaque jour voit son lot d'aberrations, de contradictions et de situations dignes des meilleures parodies comiques, l'hôtel frôle la banqueroute. Pour sauver l'établissement, chacun doit retrousser ses manches. Témoignage satirique, Hôtel Schizo est une mise en abyme de l'organisation humaine à l'échelle d'un petit hôtel caribéen. Avec cette galerie de personnages caricaturaux, l'auteur dénonce une réalité difficile en mêlant humour et objectivité professionnelle.

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